Yegg n°78 mars 2019
Yegg n°78 mars 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°78 de mars 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Yegg Magazine

  • Format : (170 x 240) mm

  • Nombre de pages : 34

  • Taille du fichier PDF : 13,0 Mo

  • Dans ce numéro : mixer les genres.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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CÉLIAN RAMIS F"
Celle qui Ne pas rester dans un style. Ne pas s’enfermer dans une case. Ne pas rester sur ces acquis. C’est un leitmotiv constant chez elle qui en deviendrait presque psychanalytique. « J’aime prendre des risques. C’est peut-être ma zone de confort finalement de sortir de ma zone de confort… », rigole Maclarnaque. Rennaise de cœur, elle vit actuellement entre la capitale bretonne et Nantes, où elle suit une formation autour du monde du spectacle  : « Je me renseigne, pour ensuite pouvoir épauler les jeunes. » Au départ, elle visait plutôt le monde de la communication et du marketing. Pas l’événementiel. « Je me voyais plutôt du côté organisation que prestataire. » Et pourtant, c’est dans le milieu du Djing qu’elle évolue actuellement. Un milieu dans lequel elle est entrée par la porte de la danse hip hop  : « J’en faisais en loisirs mais un couac à la hanche m’a fait arrêter. Avant de danser, j’allais déjà dans les battles. J’ai mis du temps à m’y mettre… » En parallèle, elle aime chercher des musiques, farfouiller dans les bacs pour dénicher des vinyles et mélanger les styles. Inspirée par les sons rap US et le bling bling, elle aime jouer et croiser ça avec du broken beat (style anglais des années 90 proposant une musique électro avec une forte influence jazz), en passant par de la house. Sans jamais dénigrer les musiques expérimentales. « Dans les battles, tu as une musique par catégorie. Moi, j’aime casser les codes, sortir de ma zone de confort, tout en respectant la danse, le danseur et le mouvement. », explique Mac qui a appris par elle-même le métier  : « Quand j’ai commencé, j’ai passé des coups de fil à des personnes qui avaient du matériel et puis je mettais de côté aussi pour pouvoir en acheter. Ma première platine, elle n’était pas faite pour le scratch, elle n’a pas duré deux jours… » Elle tâtonne, elle apprend. Elle prépare un set de 2h, joue pour la première fois dans un squat à Rennes puis dans des bars puis dans des événements, comme par exemple La Boum des Boumboxeurs, à l’Antipode le 27 février dernier dans le cadre du festival Urbaines. Pour elle, « si on arrive avec un concept, on arrive à s’imposer. Aujourd’hui, on a aime sortir de sa zone de confort beaucoup d’alternatives aux platines, on n’a plus forcément besoin d’apprendre le calage avec les vinyles, c’est plus simple si on veut. » Mais pas question pour elle de s’endormir sur ses lauriers, elle a besoin de progresser au niveau de la technique, en demandant conseils à des ami-e-s DJs, en faisant des sessions et en se confrontant au regard et aux oreilles des gens  : « C’est de la communication en fait. Avec ma musique, je parle avec les gens. S’ils réagissent, c’est que la communication est bonne. » Loin des cases et des étiquettes, Maclarnaque ne définit pas du tout sa musique hormis son socle constitué de hip hop, de rap, de funk et de groove. Une fois qu’elle a posé ces jalons-là, elle peut à nouveau sortir de sa zone de confort. En se lançant dans un projet artistique avec la chanteuse électro soul Audrey Lopes, intitulé Afrodite (qui sort un EP digital le 9 mars), dans lequel elle crée « les compositions rythmiques, fait les percussions et appuie sur des boutons. » Ou en proposant un nouvel habillage sonore à quatre courts-métrages d’animation dans le cadre du ciné-concert « world – électro » Escales, présenté le 11 février au Tambour de Rennes à l’occasion du festival Travelling et à (re)découvrir le 28 avril au TNB dans le cadre du festival du Film d’animation. « J’ai vu plus de 500 films entre 30 secondes et 13 minutes. J’ai regardé sans écouter les bandes originales pour pouvoir avoir mon propre avis. La priorité, c’est le film. La musique doit être au service du film. Mais sinon, je n’avais aucune limite. Ça va de la musique classique qui vire au disco, au rap des nuages sur Cloudy, avec des sonorités jazz qui finissent en samba sur Whale. Je suis sortie de ma zone de confort ! En fait, je me suis replacée en tant qu’enfant, assez dispersée et j’ai pensé aux enfants qui sont un peu comme ça. Maintenant, on va continuer d’explorer Escales avec une petite scénographie et des nouveaux samples. », décortique Mac, persuadée qu’on a « plusieurs vies et qu’on peut faire plein de choses à fond ! Être DJ et tenir un camion de junk food. Faire du macramé et être champion de pétanque… » Tout est possible pour Maclarnaque. Suffit de sortir de sa zone de confort ! I MARINE COMBE Mars 2019/yeggmag.fr/03



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