Yegg n°65 janvier 2018
Yegg n°65 janvier 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°65 de janvier 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Yegg Magazine

  • Format : (170 x 240) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 14,8 Mo

  • Dans ce numéro : libres de ne plus se cacher.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 26 - 27  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
26 27
YEGG... culture bref bref 0000000000000 chiffre du mois 0000000000000 NOTRE CANDIDE La compagnie 3ème Acte adapte la célèbre œuvre de Voltaire, Candide, les 15 et 16/01 à l’université Rennes 2 (salle Pina Bausch, Erève). Notre Candide, de Catherine Vigneau et Isabelle Bouvrain, fait revivre l’aventure du héros naïf, à travers les souvenirs d’adolescence de 4 trentenaires. Le texte interroge les choix de modèles de société auxquels nous sommes confrontés 19h30 Titiou Lecoq, auteure de Libérées  : le combat féministe se gagne devant le panier à linge sale, sera le 12/01 à la Librairie La Nuit des Temps à Rennes ULTRA MEGA VEGA Le 19/01, le Centre Culturel de Fougères accueille la sulfureuse Carmen Maria Vega. On l’avait aimée en 2014 au festival Mythos. On ne doute pas que son nouveau show, « Ultra Vega », sera tout aussi fou et déjanté, tant sa fougue et sa liberté n’ont de limites. Avec son dernier album, Santa Maria (avril 2017), la chanteuse française propose un voyage au cœur de toutes les facettes personnelles et intimes de son identité. « IO chiffre du mois 0000000000000 0000000000000 bref yegg aime le théâtre bref à l'affiche LES AMANTES - CIE KF à l'affiche Grand Logis, Bruz/Le 18-01-18 à 20h30 contactez-nous via redaction@yeggmag.fr... L’ÉQUIPE DE YEGG VOUS SOUHAITE DE NE PAS TENIR (TOUTES) VOS RÉSOLU- TIONS !...
culture LA GpitU A L 3 Raconter Aulbinor n’a pas de sens. Il faut vivre la création en direct. La vivre de l’intérieur. Pour se prendre la force, la noirceur et la brutalité de la proposition en pleine gueule. Jusqu’au lâcher prise. À la respiration. À l’apaisement. « Il y a beaucoup de violence dans la société, il y a en a toujours eu mais peut-être est-elle plus insinueuse aujourd’hui. J’habite à Paris, entre les attentats et les violences au quotidien, dans les rapports sociaux et humains, ça m’a fait me poser la question ‘Qu’est-ce que je fais avec ma violence et qu’est-ce que je fais pour l’apaiser ?’. », explique Camille Cau, chorégraphe de la compagnie Pourquoi, le chat ?. Elle va puiser dans des images et des sons de manifestations à travers le monde mais aussi d’archives de guerre, pour servir le propos et la gestuelle. Et les quatre danseuses se sont inspirées de leurs vécus personnels, également, en les livrant et les confrontant au sein de l’équipe. « Les violences faites aux femmes ne sont pas spécialement ressorties de ces échanges mais ce n’est pas un hasard que ce soit 4 femmes sur scène. J’avais l’intuition qu’il fallait que ce soit quatre femmes. Peut-être parce que j’en suis une et que je peux me représenter à travers elles. Je voulais ce rapport à comment les on LA TEMPÊTE AULBINOR « Aulbinor », c’est, pour la chorégraphe Camille Cau, l’expression des violences du quotidien et de l’apaisement que l’on trouve dans le collectif. C’est ainsi que s’intitule la nouvelle création de la compagnie Pourquoi, le chat ? qui en présentait un filage le 15 décembre, en conclusion d’une semaine de résidence au Garage de Rennes. femmes montrent la violence et trouvent un apaisement dans le collectif. », souligne la chorégraphe. Les interprètes ont pu alors éprouver l’histoire qu’elles racontent. Au départ, elles ne se connaissaient pas. Elles ont appris à se découvrir et à trouver leur place au sein du groupe, pour évoluer ensemble vers un esprit d’apaisement et de transmission. Pour Camille, il était important de pouvoir arriver à un état de bienveillance  : « Dans cette création, il y a de la tension musculaire, des gestes violents. Il fallait arriver à le faire sans se faire violence à soi. Ça a vraiment fait parti du travail de maintenir une bienveillance dans le corps et dans les rapports pour que la violence racontée ne soit pas au-delà du spectacle. » Aulbinor ne laisse pas indifférent-e en quittant la salle. Les questions et réflexions qui ornent cette partition chorégraphique poursuivent désormais leur chemin dans nos esprits et notre quotidien. « L’état n’est pas le même à la fin qu’au début. Mais je ne pouvais pas finir sur quelque chose de totalement libéré. Il faut être prêt-e à être réactif/ve, ouvrir les possibles. », conclut Camille Cau. Espérons que cela mette le feu aux poudres d’une prise de conscience urgente et impérative. I MARINE COMBE Janvier 2018/yeggmag.fr/27 CÉLIAN RAMIS



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :