Yegg n°60 jui/aoû 2017
Yegg n°60 jui/aoû 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°60 de jui/aoû 2017

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Yegg Magazine

  • Format : (170 x 240) mm

  • Nombre de pages : 30

  • Taille du fichier PDF : 15,5 Mo

  • Dans ce numéro : réinventons nos déchets.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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YEGG... culture bref bref 0000000000000 chiffre du mois 0000000000000 ET LE PLANCTON Du 9 septembre au 19 octobre, le Volume de Vernsur-Seiche explorera le rituel social complexe de la fête, à travers sa biennale d’art contemporain, portée par l’atelier artistique mutualisé, Vivarium. Comme en 2015, c’est Isabelle Henrion qui sera la commissaire de l’exposition Et le pancton, qui regroupe 8 artistes, dont 4 femmes  : Aurélie Ferruel & Florentine Guedon, Anaïs Hay et Johanna Rocard. 3ème En juin est paru le 3e ouvrage signé Sandra Le Guen à destination de la jeunesse. La couleur du vélo est son premier roman et il est top !.. « IO chiffre du mois 0000000000000 0000000000000 bref yegg aime l’art et la nature. bref PJ HARVEY/LA ROUTE à l'affiche à l'affiche DU ROCK #ÉTÉ Saint-Malo/18-08-2017. contactez-nous via redaction@yeggmag.fr.. LE BONUS DE L’ÉTÉ Bonus #6, le festival du Théâtre de Poche à Hédé, se déroulera du 24 au 27 août. Parmi les propositions jeune public (la programmation va au-delà de cette catégorie) que l’on vous recommande  : Bang ! de l’association Onno qui se veut comme un rituel chorégraphique joyeux pour conjurer la peur que le spectacle explore et Moi, canard d’Enora Boëlle, plus intime et introspectif. Les deux spectacles sont à voir les 26 et 27 août. L’ÉQUIPE DE YEGG VOUS SOUHAITE DE PASSER UN BEL ÉTÉ
culture r nz ONn-ounnnL INSPIRATION RIOT GRRRLS ! De Buenos Aires à Rennes, en passant par Olympia et Washington DC, le Jardin Moderne proposait fin juin un tour d’horizon, non exhaustif, dans le féminisme underground et DIY, des années 90 à aujourd’hui. Plus de 20 ans en arrière, les médias mainstream dézinguaient le mouvement Riot Grrrls. Pourtant, les musiciennes féministes de l’underground étatsunien – particulièrement Olympia et Washington DC – ont révolutionné le paysage musical punk et porté des revendications encore d’actualité en 2017. Bikini Kill (qui comptabilise dans ses rangs Kathleen Hanna et Toby Vail), Bratmobile ou encore Heavens To Betsy font entendre leurs voix et dénoncent des pratiques qu’elles trouvent inacceptables. « Les féministes s’emparent de la scène underground et produisent des choses qui n’ont encore jamais été entendues, même si le terrain a déjà été tâté par L7 », précise, le 28 juin dernier au Jardin Moderne, Manon Labry, docteure en civilisation nord-américaine et auteure de Riot Grrrls, chronique d’une révolution punk féministe (avril 2016, éd. La découverte). L7, qui abordait déjà le plaisir féminin et la masturbation, n’a pas souhaité prendre part au mouvement, mais « elles l’ont influencé, ont collaboré et ont aidé à tourner. Elles étaient ‘’collègues de lutte». Les Riot Grrrls ont continué sur la lancée, en ajoutant la question des violences faites aux femmes, des viols, des incestes. », soulignet-elle. Entre 1990 et 1995 – période sur laquelle elle focalise son récit – les groupes émergent, tout comme les fanzines féministes, comme Jigsaw ou Riot Grrrls. On prône alors l’esprit DIY, l’émancipation (sans jalousie entre meufs) mais aussi le retour aux idéaux premiers du punk  : « Les scènes masculines sont majoritaires et les comportements machos sont pléthores. « Girls to the front » (réclamer que les femmes accèdent aux devants des scènes) est une stratégie que Bikini Kill explique lors des concerts et sur des tracts, pour que l’espace ne soit pas dominé par des hommes. » Le mouvement est inspirant et contagieux. Disparu de sa forme originelle, il a fait des émules et a poursuivi son chemin en souterrain. À l’instar des artistes radicales dont les dessins, manifestes et photos ont été regroupées au Jardin Moderne jusqu’au 31 juillet dans l’exposition Desde Buenos Aires, Contra Ataque Femininja Mutante mais aussi du groupe punk féministe Nanda Devi (trio rennais) qui jouait le 28 juin, après la conférence, et portrait fièrement l’inscription « No, no, no » (titre d’une chanson) sur leurs t-shirt  : « Parce que c’est important de se positionner en tant que meufs et de savoir dire non ! » I MARINE COMBE Juillet-Août 2017/yeggmag.fr/25 CÉLIAN RAMIS



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