Yegg n°60 jui/aoû 2017
Yegg n°60 jui/aoû 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°60 de jui/aoû 2017

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Yegg Magazine

  • Format : (170 x 240) mm

  • Nombre de pages : 30

  • Taille du fichier PDF : 15,5 Mo

  • Dans ce numéro : réinventons nos déchets.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Au-delà de la fameuse obsolescence programmée, notre rapport aux objets a incroyablement changé en quelques dizaines d’années. Parmi les responsables figurent la baisse des coûts de fabrication – alliée à une perte de qualité – et l’accélération de la société de consommation, nous menant à passer d’un objet à un autre, sans attachement particulier mais avec une soif certaine de posséder les derniers modèles. Mais cette création des besoins de l’ère du high-tech, des objets connectés et des produits jetables à Juillet-Août 2017/yeggmag.fr/14 CÉLIAN RAMIS bas prix s’avère clairement incompatible avec l’urgence réelle à entretenir notre planète. Heureusement, le secteur de l’Économie Sociale et Solidaire prend de l’ampleur et ne se contente pas simplement de pointer ces dérèglements. Il propose également des alternatives, basées sur la réduction des déchets, le réemploi et la réutilisation. Tout cela dans un esprit d’entraide, de lien social et de partage des compétences. Ça sonne un peu comme l’histoire de David contre Goliath. Le côté biblique en moins. La puissance capitaliste contre l’humble Économie
Sociale et Solidaire. La société consumériste contre le système bidouille. Mais le propos – bien caricatural - n’est pas là et penser que le bras de fer est la seule solution serait une erreur. Car on sait la difficulté à faire évoluer les mentalités engluées depuis plusieurs décennies dans un schéma de consommation accrue. Les meubles en kit, les tarifs préférentiels, les appareils électroménagers destinés à claquer aussi rapidement qu’ils ont été fabriqués, le marketing féroce des objets connectés… Aujourd’hui, tout va vite et tout se jette. Résultat  : on perd petit à petit la valeur des produits que l’on consomme. Si le tableau paraît bien noir, c’est parce que les conséquences peuvent s’avérer dramatiques. Pour l’environnement tout d’abord qui se voit vider de ses ressources naturelles et peine à prendre en charge tous les déchets amassés par habitant-e. Et pour les humains ensuite qui s’éloignent au fur et à mesure de la notion de solidarité et de partage des connaissances. DES LOIS ET DES PLANS Depuis 2009 notamment (des plans de prévention sont mis en place avant cette date), des lois existent dans le cadre d’une volonté politique de réduction des déchets. De là découle l’élaboration de plans locaux de prévention de la production de déchets par les collectivités en charge de la collecte ou du traitement obligatoire depuis le 1er janvier 2012 (loi du 12 juillet 2010), comme l’indique l’Ademe, l’Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Énergie. Les années suivantes vont également être ponctuées d’engagements gouvernementaux, renforcés par la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte. Evidemment, le cadre législatif n’est rien sans les volontés et les militant-e-s de ce changement des comportements. Concrètement, le focus « On projette la récupération de 250 tonnes de déchets par an sur la métropole rennaise. C’est un pronostic établir par rapport aux déchèteries et aux autres ressourceries. » programme national de prévention des déchets 2014-2020, établi par le ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, prévoyant la mise en place progressive de 54 actions concrètes, réparties en 13 axes stratégiques. Parmi eux, la partie qui nous intéresse particulièrement  : le réemploi, la réparation et la réutilisation. « Environ 10 millions de tonnes de déchets correspondant à des catégories produits susceptibles de faire l’objet d’un réemploi ou d’une réutilisation ont été générés en 2011. Le réemploi et la réutilisation en évitent 825 000 tonnes (données 2011). On peut donc estimer qu’en France en 2011, environ une tonne sur dix arrivant en fin de vie est réemployée ou réutilisée », précise le rapport qui mentionne dans un tableau de quantification des biens réemployés en 2011 que 171 000 tonnes sont réemployées ou réutilisées grâce aux acteurs/trices de l’ESS et 654 000 tonnes grâce à l’occasion (reventes, dépôts-vente, vide-greniers, sites internet de mise en relation, journaux de petites annonces). Les données datant d’il y a 6 ans, on peut espérer que les chiffres affichés aient connu une augmentation favorable à la pérennité des structures de l’ESS mais aussi au changement des mentalités visant à prévenir de la réduction des déchets. Sans surprise, Rennes participe à cette émulation et voit croitre les porteuses/teurs de projets souhaitant atteindre ces objectifs ambitieux et nécessaires à notre futur. FAIRE DON DES DÉCHETS RÉEMPLOYABLES Preuve en est avec le lancement dans la capitale bretonne de la ressourcerie La Belle Déchette, fondée par Priscilla Zamord et Julie Orhant en décembre 2015. L’an dernier, les deux mois de résidence effectués à l’Hôtel Pasteur, entre septembre et octobre 2016, leur per- Juillet-Août 2017/yeggmag.fr/15



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