Yegg n°56 mars 2017
Yegg n°56 mars 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°56 de mars 2017

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Yegg Magazine

  • Format : (170 x 240) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 25,8 Mo

  • Dans ce numéro : liberté de choisir !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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CÉLIAN RAMIS
Celle qui crée sa liberté Claire Belda est une fonceuse. Allier créativité et entreprenariat, elle en rêvait depuis longtemps. Elle l’a fait en 2011, alors âgée de 22 ans, en lançant sa marque Corailindigo. Elle a toujours aimé le dessin et les arts plastiques, a suivi pendant dix ans des cours aux Beaux-Arts d’Angers – sa ville natale – avant de suivre un cursus artistique en effectuant d’abord une licence d’arts plastiques, puis en intégrant une école de graphisme et d’illustration. « J’aime pouvoir toucher à tout, aussi bien au film d’animation qu’à la pâte à modeler, à la peinture et au dessin. », souligne-t-elle. Par dessus tout, elle aime pouvoir être créative sans cadre strict et imposé. Sentir qu’elle est libre. Qu’elle peut mettre de la couleur partout. « Étudiante, je m’achetais beaucoup d’objets de créateurs et je me disais que j’aimerais avoir mes dessins sur ces objets. Être entrepreneure me plaisait aussi. Pouvoir être plus que têtue parce que c’est moi qui prend les décisions ! Je me suis lancée comme autoentrepreneure et j’ai tout de suite fait un site. », se souvient Claire. Ses premiers produits sont des badges et des miroirs de poche, sur lesquelles elle peint. Toujours à l’aquarelle. Pour la légèreté, la fluidité et la nuance dans les couleurs. Depuis, elle a développé sa gamme de produits, toujours fabriqués en France, une règle fixée dès le début de l’aventure, par éthique et par simplicité. Sacs, trousses, coussins, étiquettes… Claire Belda fait fructifier son activité, en se diversifiant et en élargissant de plus en plus ses points de vente, en e-shop ou boutique physique, d’abord dans le Grand ouest, puis en France, et en Europe. Et en 2015, elle constate que les clientes, très majoritairement des femmes, demandent des étiquettes nominatives, des logos, en bref, des illustrations personnalisées. Parfois pour des mariages ou des baby showers aussi. « J’ai trouvé ça génial, ça me plait énormément l’idée de créer leur logo puis le décliner sur des étiquettes, des masking tape, de leur proposer un packaging et un suivi ! C’est 100% personnalisé. », s’enthousiasme-t-elle. Et la commande n’écrase en rien son côté créatif. Au contraire, elle part du postulat que les clientes la contactent pour son univers, coloré, fleuri et animalier. « J’aime faire ce que j’ai envie. Je prends évidemment en compte leurs informations. Je passe beaucoup de temps au téléphone avec elles. Mais j’essaye de suivre mes idées et j’ose faire ce que j’ai envie. Je fonce, c’est souvent ce qu’on me dit. Je suis têtue mais je ne vais pas droit dans le mur, je suis quand même réfléchie ! », rigole la créatrice. Pareil lorsqu’elle s’est lancée dans Corailindigo. Elle ne se souvient pas avoir eu des craintes ou des doutes  : « Je me suis mise des œillères je crois à ce moment-là. Mais je sortais de l’école, je n’avais pas de boulot en contrat et pas d’enfant. C’est plus simple qu’une reconversion qui survient plus tard dans une vie. Et puis j’étais très bien entourée, ça compte beaucoup ! » Sa mère est artiste-conteuse et son père, entrepreneur. Ils l’ont soutenue et encouragée. Aiguillée même pour qu’elle rencontre d’autres chefs d’entreprise. Mais le résultat, elle le doit à elle-même. « Je me suis battue pour que ça marche ! Les bénéfices arrivent au bout de 2/3 ans, ça ne vient pas d’un coup. Il faut tout mettre en place, instaurer une relation de confiance avec chaque interlocuteur/trice. », précise Claire qui, dès le départ, souhaitait travailler à domicile, malgré l’inconvénient de la potentielle solitude au fil de la journée. Régulièrement au téléphone ou en lien avec sa communauté sur les réseaux sociaux, elle avoue palier à ce problème, « même si ça manque un peu de voir du monde ». À l’avenir, elle aimerait pouvoir collaborer avec une stagiaire pour développer les tutos DIY – do it yourself - qu’elle poste d’ores et déjà sur Internet. « C’est compliqué de recevoir quelqu’un chez soi mais j’ai quand même un atelier. Ça me plairait d’avoir une stagiaire et de pouvoir lui apporter ce que moi je n’ai pas eu lorsque j’étais en stage à Paris. J’apportais le café… », sourit-elle, avec une légère moue. Pour l’instant, tout ce qu’elle retient et qu’elle partage avec celles, et ceux, qui souhaiteraient se lancer, sans trop oser  : « C’est un bonheur de faire ce que l’on aime ! » I MARINE COMBE Mars 2017/yeggmag.fr/03



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