Yegg n°40 octobre 2015
Yegg n°40 octobre 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°40 de octobre 2015

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Yegg Magazine

  • Format : (170 x 240) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 14,4 Mo

  • Dans ce numéro : quelle place pour les femmes DJs ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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py Kaisernappy, interviewée dans la trentième émission Technosaurus, diffusée le 2 juillet dernier sur la radio nantaise Radio Prun. Octobre 2015/yeggmag.fr/18 focus CÉLIAN RAMIS L’ÉLECTRO SE DÉMOCRATISE À Rennes, la scène électro se développe énormément depuis ces cinq dernières années, bien qu’elle soit présente en terre bretonne depuis le début des années 90. Une tendance qui n’est pas propre à la ville mais due à une impulsion nationale. « Depuis deux, trois ans, l’Ubu, l’Antipode... Tout le monde s’y met ! Ça se démocratise. L’électro arrive même dans les festivals populaires et familiaux comme les Vieilles Charrues et Rock en Seine, qui touchent toutes les générations », analyse Katell. L’effervescence autour de ce style musical multiplie les initiatives et les créations de collectifs. Au 1988 Live Club, association qui coordonne toute la programmation de la discothèque Le Pym’s, c’est de cette façon que les soirées « elektro » se sont instaurées tous les vendredi
soirs. Si ce courant musical se démocratise autant, c’est grâce à l’arrivée des nouvelles technologies qui le rendent à portée de main et de clavier. « Avant, on apprenait à mixer et à caler en même temps les disques vinyles. Désormais, il faut seulement mettre les morceaux qui vont ensemble et qui ont une bonne rythmique. La technique est moins dure », développe Katell, qui mixe toujours avec uniquement des vinyles. À LA RECHERCHE DE FEMMES DJS Decilab, Pulse, Social Afterwork, Midweek... Toutes ces organisations rennaises « très très masculines », selon The Unlikely Boy, dessinent le paysage électro le plus visible de la ville. La solution pour le transformer ? « Lancer le mouvement », affirme Vanadis. Ces dernières années, de nouveaux noms féminins sont apparus sur les affiches. « Plus on y réfléchit, plus on se rend compte qu’il y a pas mal de nanas Djs ! », sourit Katell. « Pourvu que ça dure, que ce ne soit pas juste un effet de mode », espère Menthine. Si les femmes Djs restent moins visibles, ce serait à cause des réseaux des programmateurs, majoritairement masculins, avance Carole Lardoux, directrice artistique de la salle du Carré Sévigné, à Cesson-Sévigné  : « Je ne crois pas qu’il y ait d’actes volontaires de leur part de ne pas programmer de femmes. Parfois, ce sont des réseaux d’affinités et de sensibilité artistique. Il y a beaucoup de femmes qui créent, il faut juste y avoir accès. » Alors, les femmes Djs ont décidé de créer elles-mêmes leurs réseaux. En 2010, Mac l’Arnaque a crée « Girls do it better » avec deux autres Djettes, Dj TFlow et Fckn Mood. « Quand il y a des filles Djs, on fait une petite veille mais on ne veut pas créer un cercle de Djettes. Ce n’est pas parce que t’es une fille qu’on va faire des choses ensemble mais on focusI se serre les coudes, qu’on le veuille ou non », indique-t-elle. Depuis 2006, Miss Blue fait partie du collectif international Geishaz, qui met en relation uniquement des femmes qui mixent pour s’aider à trouver des dates  : « Aux États-Unis, c’est moins exceptionnel qu’une fille soit Dj. » S’AFFIRMER DANS UN MILIEU MASCULIN « La seule différence que je vois entre une femme et un homme Dj à Rennes, c’est que beaucoup de Djs hommes se manifestent à nous, là où une femme est plus réservée et ne va pas oser », remarque Gaétan Nael. Ce problème de confiance en soi et d’auto-censure est surtout dû à un comportement féminin, qui tend à se dévaloriser et se sentir illégitime. « Beaucoup de filles qui sont à fond dans le son me disent  : « Je ne saurai pas faire » », souligne Vanadis. Les stéréotypes de genre ont la vie dure  : « Il y a moins de filles qui jouent, je ne pense pas que cela vienne de l’extérieur. Les nanas ne s’y mettent pas trop car elles pensent que c’est réservé à la gent masculine, comme le bricolage ! », rigole Menthine. Il faut donc une volonté de fer pour s’affirmer dans un milieu majoritairement d’hommes. Et les femmes Djs de la capitale bretonne le savent. Or faut-il être nécessairement mettre de côté sa féminité ? Cette question a posé problème à Juliette, l’animatrice de l’émission nantaise Tech-



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