Yegg n°33 février 2015
Yegg n°33 février 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°33 de février 2015

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Yegg Magazine

  • Format : (170 x 240) mm

  • Nombre de pages : 30

  • Taille du fichier PDF : 4,7 Mo

  • Dans ce numéro : le striptease, un art ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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@ CÉLIAN
Celle qui dissipe le brouillard C omprendre et faire comprendre. Un leitmotiv dans la vie d'Audrey Guiller. journaliste indépendante au sein du collectif Objectif Plume, qu'elle a fondé en 2005. Six professionnelles de l'info partagent un bureau, rue de la Monnaie, s'entraident et s'épaulent dans leurs travaux respectifs. Au départ, elle ne se rêvait pas pigiste, encore moins rennaise. Originaire de Nantes, elle déménage régulièrement durant sa jeunesse ; la menant à une époque redonnaise d urant laquelle elle ne pense qu'à se barrer'Elle reviendra dans la capitale bretonne - où elle y a étudié Hypokhâgne/Khâgne et Lettres modernes - après avoir travaillé 2 ans pour Ouest France à Angers, une fois d iplômée du Celsa (Paris) en journalisme et des stages plein le CV. Parmi lesquels figure la rédaction d'Okapi car depuis la 4e, je voulais travailler dans la presse jeunesse. Elle aime la curiosité des gamins, expliquer le fonctionnement des choses. " Je suis ultra curieuse, j'aime regarder les gens vivre, les comprendre.. confie-telle, fascinée. Depuis, la jeune femme de 3 € ans, mère d'une famille nombreuse et recomposée, nourrit son ambition de documentaires jeunesse, d'enquêtes et reportages pour d iverses publications, et écrit des bouquins. Dont Le viol, un crime presque ordinaire, en 201 1, fruit d'une investigation menée avec NolwennWeiler pendant un an : " On voulait parler de ce que l'on ne voit pas, à travers des chiffres et des témoignages. Pour que le brouillard se dissipe. Nous avons été tellement choquées.. On voulait le crier partout !. Plus tard, elle compile travail et études sur le genre à l'université Rennes 2 pour y obtenir un Dir ; lôme Universitaire et adhère à l'association féministe Questions d'égalité. Une démarche assumée " Je préfère écrire sur ce qui a du sens pour moi. J'ai mis du temps à me rendre compte que la problématique de l'égalité des sexes se mettait souvent sur mon chemin. Pour Audrey Guiller, cela ne veut pas dire poing levé et thécries engagées à tout va. Comme pour tous les sujets, on argumente, on étaye, on cherche à comprendre et faire comprendre. insiste-t-elle, sourire aux lèvres. Une règle qu'elle applique également dans les ateliers d'écriture qu'elle anime depuis 2012, à la prison des femmes de Rennes, dans le cadre de la revue Citad'elles réalisée par et pour les détenues. Elle y encadre les conférences de rédaction, gère la venue des intervenant-e-s et les accompagne si besoin dans la réalisation de leurs sujets. " En prison, il peut y avoir une sorte d'infantilisation. Là, elles choisissent leurs sujets, leurs angles, font les illustrations, les interviews et rédigent. Ça les aide dans leur autonomie. C'est passionnant. Elles vont bien au-delà de leurs histoires personnelles. " s'enthousiasme la journaliste. Et quand elle ne déverse pas son bouillonnement de curiosité en mots, et qu'elle ne se produit pas en concert comme batteure avec Nanda Devi, le groupe punk féminin de ses 20 ans, elle utilise le prisme de la photographie pour questionner son environnement. Un procédé qui donnera lieu à son dernier livre (Éditions de Juillet, 2014), Lost in Fukuoka. Durant 3 mois, dans le sud du Japon, elle s'arme de son Smartphone et capture ce qui l'interpelle : " J'étais frustrée là-bas de ne pas parler japonais, et peu parlent anglais. La culture est à l'opposé de la notre. Je ne suis pas photographe mais j'aime le cadrage, les ambiances... Je faisais des photos la semaine et Jean-Luc Azra, qui y vit depuis longtemps et signe les textes, les décodait. Après le Canada, le Cap Vert, la Californie et l'Inde, Audrey ne devrait pas tarder à s'envoler pour la Norvège. Son challenge : déconnecter ses antennes. Ça fait rire tout le monde ! J'ai un problème avec l'inactivité, j'ai peur de m'encrouter. Le voyage, ça permet d'tre bouleversée, de se retrouver perdue, de faire reset. Et écrire ensuite, ça sert à digérer "conclut-elle. 1 MAAJNE COMBE Février 2016/yeggmag.fr 103



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