Vibration Clandestine n°33 nov/déc 2014
Vibration Clandestine n°33 nov/déc 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°33 de nov/déc 2014

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Vibration Clandestine Édition

  • Format : (170 x 240) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 5,6 Mo

  • Dans ce numéro : Aubenas reçoit pour la 16ème fois les Rencontres Cinéma d'Europe.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Nice Girl Eddie Mix, vidéos et humour sale Bon, on a essayé de vous faire une présentation chic www.facebook.com/AfterworksByNiceGirlEddie diskopunkwanda@gmail.com et sympa de Nice Girl Eddie, c’est mort. Non pas que Photo  : Gilles Garrigos cette artiste ne nous inspire pas, bien au contraire, merci d’ailleurs à l’équipe de la Tannerie de nous l’avoir présentée, mais cette touche à tout excitée du bocal est un peu dûre à cerner, voyez plutôt ce qu’elle nous a résumé lors de notre première rencontre  : "Je suis Nice Girl Eddie recrachée des enfers en 2009 sans autre motif que celui d’empêcher les gens de mauvais goût de faire tourner leurs disques pourraves en sa présence. Traite les participants lors de blindtest d’incultes notoires, mêmes les gagnants. Nice Girl Eddie est une pourriture équitable, Infographiste, Journaliste, Chanteuse punk. Déteste les navets, montage vidéo, mix, DJ sélecteur". Qu’est-ce que vous voulez que l’on fasse avec ça ? ! ? ! Le pire, et là on touche le fond, c’est qu’elle nous a avoué n’avoir jamais vu un seul épisode de Game of Thrones !!! Après une très belle présentation réalisée par nos soins, ne nous remercie pas, nous ne faisons que notre humble besogne, peux-tu nous parler un peu de toi ? En lisant ta présentation, je me suis dit que j’avais l’air bien atteinte. Ça m’a fait plaisir ! Tu réalises des montages vidéos très addictifs, quelles sont tes sources d’inspiration ? Nous avons parfois l’impression de flirter entre la 4 ème dimension et la Compagnie Créole dans la tête de Chuck Norris ! Je n’ai pas d’influences particulières, même si j’aime les univers surréalistes. J’ai commencé à faire des montages il y a quelques années en apprenant sur le tas, je prélevais des vidéos sur Youtube et assemblais tout ça au feeling, autour d’un thème. J’ai un humour assez absurde et ça se ressent sans doute dans mes montages, un peu monthy python sur les bords, surréalisme là encore...et des vidéos de danses, imparables et inévitables quand tu passes des disques. La subjectivité de l’image me fascine. Le choix d’une musique ou d’un fond sonore sur une vidéo peut totalement en transformer le propos. Tu organises des afterworks quelque peu décalés à la SMAC la Tannerie, quel est l’esprit de ces rendez-vous à la communication un peu loufoque ? Le principe est simple  : c’est un apéro mensuel de 19h à 22h, auquel j’assigne une thématique débile qui conditionne ma playlist (des morceaux évoquant le thème) et le montage 24 vidéo projeté en continu. J’anime aussi un blindtest durant lequel j’ai l’habitude de traiter tout le monde de gros nazes, je joue un peu la morue acariâtre, ça fait marrer les gens, et ils reviennent. Public de masos quoi... En parallèle tu travailles sur d’autres projets très intéressants comme en 2013 pour une Résonance à la biennale d’Art Contemporain, peux-tu nous en dire plus sur ces réalisations ? Ça se passait dans un cloître du monastère royal de Brou, en lien avec des expositions et événements culturels sur la thématique du rêve. Le montage vidéo à base d’extraits de films oniriques et surréalistes a été projeté sur une façade du cloître pendant le mix, sur le rêve lui aussi. Le magnétisme du lieu, sa beauté, son acoustique et tout cela en extérieur et de nuit, c’était complètement surnaturel. Parmi tes innombrables projets il y a aussi Disköpunk Motherfuckers qui te fait passer dans de nombreuses salles de la région, peux-tu nous parler de cette mission punk ? Ce projet-là se joue en duo avec Mister Ping. Toujours sur fond de projection des montages vidéo, on mixe punk, post-punk, electroclash et bon vieux disco qui tâche pour emmerder les érudits. C’est encore plus stimulant de mixer à deux  : on se surprend, on se piège, on se pique des morceaux, c’est la guerre, le sang gicle sur la piste et on se roule des pelles pour se réconcilier.
Photo  : émilie Blaser Moriarty Sortie du nouvel album Epitaph à l’occasion de la préparation de la tournée pour la sortie de leur nouvel album nous avons franchi les portes d’un monde... Il y a quelques temps à peine, le 26 septembre pour être exact, Moriarty a présenté quelques morceaux de son nouvel album, Epitaph, lors d’une nova session (la radio). Ces titres, notamment Diamonds never dies, nous ramène d’un battement d’aile dans l’univers folk du groupe franco-américain. Epitaph, prévu pour début 2015, sera donc leur quatrième album studio (Fugitives, étant un album de reprises arrangées). L’identité reste inchangée, la voix inimitable de Rosemary glisse et ondule sur la musique du groupe, un son caractéristique et bien à eux qui nous rassure et nous transporte à travers cette musique folk tintée de blues, calme et douce qui caractérise Moriarty. Véritable créateur d’une ambiance où l’envie soudaine de se jeter au fond de son vieux fauteuil Club en cuir défraîchi est plus forte que tout. Envie de laisser passer le temps, le regard dans le vide au travers d’une vielle fenêtre. Grâce à ce concert de dernière minute dans les studios de Radio Nova, les spectateurs ont servi de testeur, la scène de labo, afin de changer, de modifier, d’arranger Epitaph. Après Gee Whiz, Missing Room, ce dernier opus ne décevra pas les inconditionnels de la formation. On remarquera néanmoins une petite tendance plus blues et une rythmique plus prononcée, qui dénote une légère évolution de l’ensemble. Le quatrième album sera invariablement accompagné d’une tournée qui débutera le 2 décembre. Elle passera inévitablement par notre région Rhône- Alpes à l’occasion de quatre dates. Le 15 janvier au Château Rouge d’Annemasse (74), le 16 à La Belle électrique à Grenoble (38), le 17 au Toboggan à Décines (69) et le 21 au théâtre de Villefranche sur Saône (69). Epitaph saura amener le public dans les salles de concerts qui seront investies par Moriarty, mais nous sommes en droit de nous demander si le groupe, porté par l’engouement populaire pour le genre musical, ne devra pas innover, se réinventer afin de ne pas s’endormir sur quelque chose qui a fonctionné et qui fonctionne encore, mais pour combien de temps ? www.moriartyland.net 25



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