Vibration Clandestine n°32 sep/oct 2014
Vibration Clandestine n°32 sep/oct 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°32 de sep/oct 2014

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Vibration Clandestine Édition

  • Format : (170 x 240) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 10,4 Mo

  • Dans ce numéro : interview de Juile Ferreux, coordinatrice à Bimbambook.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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16 muraliste contemporain
le mot de la fin Hopare Sphere La création libère, soyons cette cuisine musicale qui court sur les murs ! Les couleurs sont contrôlées et maîtrisées à la perfection, la finesse et la précision des traits, donnent réalisme et célérité aux graffs ainsi qu’aux portraits d’Alexandre Monteiro aka Hopare. Les émotions qu’il transpose dans ses créations sont palpables. Rencontre avec Hopare, celui qui voyage pour peindre et qui peint pour voyager. tu as choisi le cercle, la roue comme marque de fabrique, comme une signature. Quelle est sa symbolique ? La lettre O n’est pas une lettre facile à travailler à mon goût, je voulais donc la travailler avec une sorte de logo, un élément reconnaissable de tous sans forcément signer mes œuvres. J’ai donc travaillé autour du cercle que j’ai appelé Azulejos. Je me suis énormément inspiré des graphismes ethniques et des graphismes des azulejos et du tatouage. C’est pour cela que l’on retrouve le cercle tatoué sur la plupart de mes portraits. Les azulejos sont ornés de motifs géométriques ou de représentations figuratives. On les trouve aussi bien à l’intérieur de bâtiments qu’en revêtement extérieur de façade et c’est ce qui me plaisait là-dedans ! La plupart du temps, tu associes des visages à tes créations. Sortent-ils droit de ton imagination ? De qui t’inspires-tu ? J’aime beaucoup la photo et je m’inspire énormément du monde qui m’entoure, des gens que je croise dans la rue, dans le métro ou en soirée, de leur comportement et des émotions qu’ils dégagent. J’ai un style graphique très dynamique avec des lignes droites, des abstractions de lettres, et des couleurs vives… Pour adoucir le tout j’ai voulu intégrer des regards et des visages de femmes. La majorité des visages sont des personnes que je prends en photo durant mes voyages ou bien ce sont des photos que je demande à des gens que je connais. J’aime faire vivre des portraits dans la rue de personnes non connues qui méritent d’être vue et d’être là pour adoucir le quotidien d’autres personnes. [...] C’est aussi une passion pour la presse populaire qui m’a mis en contact avec tout un ensemble de travaux (gravures, estampes, dessins...) qui sont oubliés ou peu connus du public. Je ne peux pas supporter l’idée que ces images sont la propriété exclusive des collectionneurs, des bibliothèques bourgeoises ou archives du musée. Graff ou collage. Sur toile, sur bois ou sur les murs. Peinture, bombe ou stylo. Est-ce qu’un médium ou une technique te correspond plus qu’un autre ? Le collage me permet de poser des œuvres à des endroits où je ne pourrais jamais accéder, je me sers de ce support pour sa rapidité à y poser un portrait à un endroit précis comme le centre Georges Pompidou, le Louvre etc... Ce n’est pas seulement à propos de l’adaptation ou de l’interprétation picturale. Il est tout d’abord mis en place selon le lieu, le mobilier, la lumière du lieu… Je pense que c’est très important de coller uniquement des peintures originales réalisées (sur papier) dans la rue. Les gens semblent être préoccupés par le fait que cette quantité de travail est vouée à l’effacement. Je ne suis pas seulement un colleur, je viens du graffiti, ceux qui me connaissent, savent d’où je viens et je persiste à dire que je suis un graffiti artiste ou plus ouvertement un muraliste contemporain. Le mur est mon support de prédilection. Dernièrement tu étais à Hong Kong pour exposer tes toiles. Nous avons remarqué une légèreté plus accentuée que sur les graffs. Pourquoi cette différence ? Je ne trouve pas d’intérêt à travailler de la même façon dans la rue qu’en atelier. En atelier je peux travailler sur différents médias et avec un grand nombre de matériaux, je peux expérimenter de nouvelles choses. Sur toile je me concentre sur le visage, la femme, l’homme, sa posture, l’émotion que la personne peut dégager ! Pas besoin de trop en rajouter à mon goût, il faut que cette toile transpire d’émotion et de vie. J’aime la pureté et la rareté des œuvres. Quels sont tes projets en cours ? Je travaille actuellement sur la cover d’un très grand groupe de Métal aux États-Unis, j’espère que ce projet sera très prochainement visible. Je suis également programmé pour un mur à Bogotá en Colombie, puis à TallinnEstonie. À partir de Septembre je serais enfermé en atelier pour préparer mon solo show à Paris début 2015 ! hopare@hotmail.fr www.hopare.com 17



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