Vibration Clandestine n°19 jan/fév 2012
Vibration Clandestine n°19 jan/fév 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°19 de jan/fév 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Vibration Clandestine Édition

  • Format : (175 x 245) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 14,9 Mo

  • Dans ce numéro : le Baron de Vezeline.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Art Kunst Arte p.souchaud@artension.fr - 06 76 47 52 96 Hypnagogique 10 Andy Variole Andy Variole, oui, Variole ! Tel est le nom que Pierre Souchaud utilise comme pseudonyme pour signer ses collages, dessins et autres illustrations un tantinet satiriques. Humoriste noir que certains qualifieront de tordu, ses personnages le sont tout autant. Déformés, malaxés, découpés, retrouvez hommes et femmes sur les papiers d’Andy Variole volontairement mal traités. Finalement peut-être une façon d’imager le reflet des victimes de la société actuelle, nous… Pierre Souchaud qui anime ce certain Andy Variole est également le créateur du magazine Artension. 28 ans déjà, le magazine n’a pas pris une ride pour autant. Interview d’Andy Variole par Vibration Clandestine Pierre, pouvez-vous nous parler un peu d’Andy Variole ? Mes petits dessins sont nés comme ça, comme les cheveux dans le potage par une sorte de génération spontanée, par hasard autant que nécessité. Ils sont inutiles en soi, et ne sont porteurs d’aucun message, mais je les ai signés Andy Variole pour qu’ils servent de contre poison à l’esthétique de merde warholienne : celle des célébrités colorisées, celle des traders cocaïnés, celle du cynisme financiarisé, celle du pervers vérolé, celle du subversif subventionné, celle du beauf branchouillé, celle de l’inepte fonctionnarisé, celle du kitsch marchandisé, celle du marketing forcené, celle du néant actionnarisé, celle de l’art déshumanisé… Car au pays merveilleux du sapier-pompeur, les humains restent modestement anonymes et ne cherchent pas leur quart d’heure de célébrité pour rien. Ils n’en sont pas moins capables d’accomplir des exploits personnels extraordinaires. Pourquoi toutes ces illustrations et collages avec pour toile de fond la dérision poussée à son plus haut point ? Pour répondre à cette question, je cite mon ami Christian Noorbergen : « Souchaud-Variole s’assoit sur l’humour, trop gentil, supérieur, rassurant, élégant, bien élevé. Trop lié aux performances de l’intellect. Son art du genre premier balance sa brutalité et son archaïsme à la gueule des nantis de la culture et des professionnels de la dérision distinguée ou vulgaire ». Beaucoup de vos créations ne datent pas d’hier, pourquoi avoir attendu si longtemps pour les dévoiler ? C’était un travail très personnel et que je n’osais pas montrer, car je me disais « il faut vraiment être complètement taré pour faire ça, et puis c’est peut-être contagieux… ». Mais bon, je l’ai fait quand même, sans y attacher grande importance… J’avais en effet oublié pendant une dizaine d’années à quel endroit j’avais bien pu ranger la boîte des dessins. Vous dites avoir été inspiré par un film d’animation de Walerian Borowscyk, qui s’appelait le Théâtre de Mr et Mme Kabal. Qu’est-ce qui vous inspire dans ce film d’animation ? C’est le côté polonais qui m’a plu. Les Polonais sont tous un peu barjots (ils ont eu des graphistes-affichistes géniaux). D’ailleurs Père Ubu, n’était-il pas roi de Pologne ? Vous avez appelé cet univers, qui regroupe plusieurs centaines d’illustrations "Au pays merveilleux du sapier-pompeur", pouvez-vous nous parler du choix de ce titre ? Le mec qui était en train de se traire ses propres mamelles, je l’avais titré paysan… Mais c’était un peu redondant et j’ai pensé que sapier-pompeur, c’était plus drôle et ouvert. Les titres, c’est difficile à donner. Car les dessins fonctionnent en eux-mêmes, ils sont ouverts à toutes les significations. Or en y mettant un titre, on risque d’en obturer le sens, de le réduire. Un bon titre doit ouvrir encore plus. Andy Variole a-t-il d’autres projets ? Andy Variole n’a aucun projet. No futur, no passé, no présent. « a dirin, a pens’pas, a existe pas » comme disait Raymond Queneau. Interview complète sur www.vibrationclandestine rubrique Interviews



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