Travail n°71 avril 2011
Travail n°71 avril 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°71 de avril 2011

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Bureau international du Travail

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 4,6 Mo

  • Dans ce numéro : le parlement mondial du travail a 100 ans.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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50 | Avril 2011, n o 71 | Nouvelles La Journée internationale de la femme fête son centenaire L’année 2011 marque le centenaire de la Journée internationale de la femme. A l’OIT, les célébrations avaient pour thème « Après la crise, les femmes au cœur de la reprise ! » M. Crozet/BIT Cette année, l’OIT a célébré la Journée internationale de la femme par un débat de haut niveau réunissant M me Carmen Bravo Sueskun, Secrétaire confédérale des femmes pour la Confédération syndicale des commissions ouvrières (CCOO) en Espagne ; M. Olusegun Oshinowo, Directeur général de l’Association consultative des employeurs du Nigéria ; M me Anja Wyden, Chancelière d’Etat du canton de Genève pour la Suisse ; et M. Juan Somavia, Directeur général du BIT. La discussion du panel s’est appuyée sur le document de référence préparé par le BIT pour la Journée internationale de la femme : Après la crise, les femmes au cœur de la reprise ! Selon les données du BIT, l’impact de la dernière crise économique sur l’emploi continue de se faire sentir pour les hommes comme pour les femmes dans de nombreux pays. Alors que le taux de chômage mondial des hommes se situait à 6 pour cent en 2010, il était de 6,5 pour cent pour les femmes. Le document recommande que les nouvelles mesures de reprise s’orientent vers des solutions novatrices pour créer des emplois décents afin de garantir aux femmes – comme aux hommes – un accès égal à une meilleure éducation et à une formation débouchant sur un emploi. Les femmes devraient, comme le préconise la Commission de la condition de la femme des Nations Unies, avoir les mêmes chances que les hommes de faire carrière dans les sciences et la technologie, avec l’émergence de nouveaux métiers et la reprise d’anciens emplois. Dans les économies développées, les tendances de la participation au marché du travail font ressortir la différence d’impact de la crise selon les sexes : ainsi, le taux de participation des hommes a reculé de 69 pour cent en 2007 à 68,4 pour cent en 2009, alors que celui des femmes augmentait de 52,7 pour cent à 53,1 pour cent au cours de la même période. L’impact relativement plus fort sur l’emploi masculin est principalement dû au fait que les secteurs qui ont été les plus touchés par la crise, comme le bâtiment et les services financiers, se caractérisent par une forte proportion de main-
Avril 2011, n o 71 | Nouvelles | 51 M. Crozet/BIT L’OIT célèbre la Journée internationale de la femme 2011. Panel de discussion avec (de gauche à droite) : M me Carmen Bravo Sueskun, Secrétaire confédérale des femmes pour la Confédération syndicale des commissions ouvrières (CCOO), Espagne ; M. Juan Somavia, Directeur général du BIT ; M me Jane Hodges, Directrice, Bureau pour l’égalité entre hommes et femmes du BIT ; M me Anja Wyden, Chancelière d’Etat du canton de Genève, Suisse ; et M. Olusegun Oshinowo, Directeur général de l’Association consultative des employeurs du Nigéria d’œuvre masculine. Le taux global d’emploi des hommes dépasse néanmoins celui des femmes. Plus de femmes dans « l’emploi vulnérable » Globalement, le nombre de travailleurs pauvres s’est accru de 40 millions par rapport aux prévisions d’avant la crise – et la ventilation par sexe pour la catégorie « emplois vulnérables » montre que, en 2009, 48,9 pour cent d’hommes et 51,8 pour cent de femmes ont dû faire face à l’énorme défi de la précarité alors qu’ils avaient la charge d’une famille ou travaillaient pour leur propre compte. Selon le document du BIT, il existe une nette ségrégation à l’encontre des femmes dans des secteurs qui se caractérisent généralement par une faible rémunération, de longues heures de travail et des arrangements de travail souvent informels. Le document relève également que certaines mesures d’austérité peuvent affecter de manière négative la situation financière des femmes, en particulier des femmes les plus vulnérables. Ces mesures concernent par exemple des coupes dans les emplois du secteur public et dans le financement des organisations caritatives, alors que davantage de femmes que d’hommes travaillent dans ces secteurs, et des coupes dans la protection sociale comme les allocations familiales et les garderies d’enfants, qui affectent les mères célibataires et les femmes à bas revenus. Les gouvernements qui avaient déjà mis en place des régimes de protection sociale avant la crise ont été mieux à même de faire face à ses retombées négatives. L’impact de la crise sur les ménages a été atténué et la chute de la consommation amortie. Les systèmes de sécurité sociale ne répondent pas seulement aux besoins sociaux, ils sont une nécessité économique. La reprise économique montre plus que jamais que la sécurité sociale est l’un des facteurs de la croissance plutôt qu’une charge pour la société. Les mesures de reprise ont bénéficié aux femmes Plusieurs gouvernements ont instauré des mesures de relance qui ont bénéficié aux femmes. Parmi les mesures les plus populaires, celles qui facilitent l’accès des femmes et des filles à l’éducation, à la formation, aux sciences et à la technologie, qui pourraient renforcer l’égalité des chances pour les femmes et leur accès au plein emploi et au travail décent. Le document cite de nombreuses autres mesures : la requalification, la formation, l’assurance chômage, les allocations de chômage et les mesures destinées aux femmes qui travaillent ; les initiatives pour inciter les femmes à reprendre le travail après leur congé de maternité et pour encourager les hommes à prendre un congé de paternité ; ou encore des services de garde d’enfant plus accessibles, des programmes de transferts sociaux pour les ménages pauvres ; la reconversion des chômeurs à de nouveaux métiers qui brisent les stéréotypes de genre ; le maintien ou l’augmentation du salaire minimum parce que les femmes sont moins payées que les hommes en raison de l’écart salarial entre les sexes. « L’égalité entre hommes et femmes et l’émancipation économique des femmes sont des conditions essentielles pour parvenir à un développement efficace et durable et promouvoir une économie dynamique. Il est important de reconnaître la valeur de la contribution des femmes à la reprise économique des pays et, pour cela, elles doivent participer au dialogue social et aux processus de décision. Les politiques de relance ont besoin de renforcer leur composante sexospécifique pour atténuer et prévenir les divers effets sur les femmes et les hommes à l’avenir », avait déclaré Jane Hodges, Directrice du Bureau pour l’égalité entre hommes et femmes du BIT, avant l’événement.• Pour plus de détails, veuillez consulter http://www.ilo.org/gender/Events/langfr/docName WCMS_151774/index.htm



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