Travail n°71 avril 2011
Travail n°71 avril 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°71 de avril 2011

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Bureau international du Travail

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 4,6 Mo

  • Dans ce numéro : le parlement mondial du travail a 100 ans.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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22 | Avril 2011, n o 71 | Reportage photo L’inspecteur du travail recueille la signature d’un coupeur de canne analphabète. par la suite les mauvais traitements qu’ils ont subis. Les principaux organes qui aident les victimes du travail forcé à remplir leur dossier de plainte sont la Commission pastorale de la Terre, représentée par des prêtres et des missionnaires actifs au sein des paroisses locales, la police fédérale, les syndicats de travailleurs ruraux et les coopératives de travailleurs. Des inspections surprises pour libérer des travailleurs entretenue, parce qu’ils doivent payer pour le transport vers la ferme et acheter tout le reste (vêtements, nourriture, médicaments et même les outils de travail) dans la boutique de la propriété, à des prix bien supérieurs à ceux du marché. On interdit aux travailleurs de quitter la ferme et ils sont régulièrement menacés pour décourager toute tentative en ce sens. Les équipes du GEFM ont entrepris des inspections surprises des propriétés afin d’infliger des amendes et de libérer les travailleurs quand des irrégularités comme de graves formes d’exploitation, de travail forcé ou de travail des enfants sont mises à jour. Voici quelques-uns des abus que les équipes recherchent : endettement ; présence de gardes armés ; preuves de mauvais traitements ou de conditions de travail dégradantes, généralement associées avec un manque d’hygiène dans les quartiers réservés aux travailleurs ; manque de sécurité au travail ; très faibles rémunérations ; et horaires de travail excessifs. Les travailleurs contractent habituellement une première dette auprès de leur employeur lors de l’embauche. La dette est ensuite artificiellement Travailleurs découverts en situation d’esclavage rencontrant un groupe d’inspecteurs du GEFM après leur intervention réussie contre le travail forcé.
Avril 2011, n o 71 | En couverture | 23 L’action du GEFM ne se limite pas à soustraire les travailleurs à l’esclavage moderne. Elle comprend aussi le paiement de la rémunération du travail des travailleurs libérés en tenant compte des « infractions sociales », ainsi que le paiement des prestations de chômage. Ici, les inspecteurs du travail du GEFM déterminent les salaires dus à un travailleur qu’ils ont trouvé en situation d’esclavage après la rupture de son contrat de travail. Après que les inspecteurs ont reçu la rémunération appropriée de l’employeur (en fonction des violations commises), une carte de travail temporaire est délivrée, permettant aux travailleurs de percevoir une indemnité chômage équivalant au salaire minimum pendant les cinq mois suivants, en conformité avec la législation. Travailleur ayant subi le travail forcé, avec ses nouvelles cartes de travail et de sécurité sociale qui lui permettent de se sentir un citoyen à part entière de son pays. Le propriétaire d’une entreprise où le GEFM a trouvé des travailleurs en situation d’esclavage signe un document établissant les amendes fixées par les inspecteurs du travail. Si la situation découverte dans une propriété est particulièrement grave et que le propriétaire refuse de payer les amendes ou fait obstacle au travail du GEFM, le ministère du Travail peut demander que les comptes bancaires des membres de l’exploitation agricole inspectée soient gelés et peut procéder à l’arrestation des personnes impliquées. Les activités du Groupe spécial d’inspection mobile ont favorisé d’importants changements de comportement parmi les propriétaires terriens, y compris dans leurs relations avec le personnel. La présence du GEFM a permis d’informer les victimes du travail forcé de leurs droits et les propriétaires de leurs obligations. Cela a contribué à améliorer les conditions de travail et à atténuer le climat d’impunité et d’argent facile que l’on trouve dans certaines régions du Brésil.•



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