Question Psycho n°18 nov-déc 09/jan 2010
Question Psycho n°18 nov-déc 09/jan 2010
  • Prix facial : 4,90 €

  • Parution : n°18 de nov-déc 09/jan 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 43,4 Mo

  • Dans ce numéro : devenir autonome et croire en soi...

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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« Mon animal  : ami, iouet ou enfant ? » Le meilleur ami de l'homme L'animal de compagnie s'affiche de plus en plus comme un membre à part entière de la famille. Un tandem indissociable qui se nourrit de relations quasi fraternelles. Compagnon de jeux, guide, gardien, présence discrète et caressante, on lui voue un amour inconditionnel et souvent exclusif. Qu'il comble une solitude ou constitue une compagnie équilibrante pour les enfants, il ne cesse de prendre de la place dans nos vies et devient une présence indispensable dans grand nombre de foyers franç ais  : un bonheur sans doute partagé. Petite enquête sur le « meilleur ami de l'homme ». P hénomène des sociétés riches, les animaux domestiques sont peu à peu devenus des animaux de simple compagnie, n'ayant pour utilité que de fabriquer du lien social et de créer une relation affective. Tenant une place particulière dans les familles, l'animal domestique rassure, favorise la communication avec l'extérieur, permet l'expression d'une sensibilité et rompt avec la solitude. Aux animaux domestiques (chats, chiens. hamsters, perruches, poissons rouges...) s'ajoutent des animaux sauvages souvent exotiques (perroquets, reptiles. mygales..) Certains d'entre 52 Pourquoi possédez-vous un animal domestique ? Pour l'amour des animaux Pour avoir de la compagnie Pour le plaisir de s'en occuper Parce que j'en ai toujours eu un Pour le bien-être personnel Par fierté Pour les enfants eux sont dangereux. Beaucoup d'espèces sont protégées par des conventions internationales. Certaines peuvent causer des dégâts importants dans la nature quand elles sont abandonnées. Une évolution des relations Domestique hier, l'animal gardait les troupeaux, tirait les charrues, chassait les nuisibles ou fi nissait à la casserole. De simple compagnie aujourd'hui, l'animal n'a pour toute utilité que celle de fabriquer du lien social et de compenser les manques affectifs. Bref, de remettre de l'humain dans une société urbaine. Sans oublier, à la marge, l'animal 69% 72,4% 48,3% 42,6% 48,6% 47,6% 35,4% 36,9% 36% 33,4% 33,1% 26,2% 25,6% 26,2% Source FACCO/SOFRES 2006. « accessoire de mode », signe distinctif de snobisme  : il y eut les huskies. Il y a désormais les reptiles, lézards et furets. Dans ce contexte, se soucier du bien-être de ces animaux n'est pas sans paradoxes, notamment en ra ison des difficultés à cerner le statut de l'an imal. sa place auprès des hommes et sa réalité physiologique. A trop les aimer, bon nombre de maîtres dérapent vers l'anthropomorphisme et occasionnent chez l'animal des troubles comportementaux, voire des perturbations physiologiques. Inversement. à trop les banaliser, des propriétaires peu réfléchis gadgétisent l'animal  : ravalé au rang de simple objet, il est facilement abandonné. L'animal, un être sensible Une attention portée à l'animal qui ne doit pas, toutefois, tourner à l'anthropomorphisme. Non, les chiens et chats ne sont pas des copies de l'humain... D'ailleurs, la législation ne les confond pas  : l'homme est sujet de d roit, pas l'animal. Un simple « objet » de droit. alors ? Pas tout à fait. rectifie P.Desnoyers. « Pour moi, la loi du 6 janvier 1999 fait une distinction entre les animaux et les objets. Lanimal est considéré comme un être sensible et cela lui donne juridiquement un statut. D'ailleurs,
l'Union Européenne reconnaît, en 1997, que l'animal est bien un être sensible, alors qu'il entrait jusque-là dans les mêmes cat.égories qu'un produit ou une machine agricole, voire comme un bien immeuble, qu'on transmet aux héritiers au même titre que les murs... Reste à traduire concrètement cette notion floue qu'est son « bien-être))La meilleure définition, c'est la prise en compte et le respect de leur éthologie et de leur physiologie, pour se rapprocher le plus possible des besoins de l'espèce en question.) ) A mesure que le temps passe, la relation entre l'homme et l'animal a évolué pour donner ce que nous connaissons aujourd'hui, une société où les êtres à quatre pattes occupent une place considérable. Devenu un véritable phénomène de société, l'augmentation considérable du nombre d'animaux en France amène à nous poser une question ; pourquoi autant de Français manifestent-ils un tel intérêt envers les animaux de compagnie ? Plusieurs hypothèses répondant en partie à cette interrogation viennent à l'esprit dont le fait que l'animal de compagnie peut représenter une aide pour certaines personnes  : • Une solution pour les cas d'isolement et de dépression,• Un rôle dans le développement de l'enfant,• Un soutien pour la santé de l'homme et les thérapies,• Un objet de défoulement.. Les motivations des maîtres Qu'ils soient ou non possesseurs d'animaux de compagnie, les Français interrogés dans une étude FACCO/SOFRES considèrent que les animaux sont une source de bien-être, de réconfort et qu'ils favorisent les liens sociaux  : • 87% déclarent que lorsqu'on a un animal. on se sent moins seul,• 83% estiment que les animaux donnent du bien-être à leurs maîtres,• 56% que la possession encourage à parler aux autres. Le rôle que les animaux familiers jouent auprès des enfants leur parait primordial  : • 74% pensent qu'il est bon pour le développement d'un enfant d'avoir un animal près de lui,• 74% qu'avoir un animal apprend aux enfants les différentes étapes de la vie,• 69% que les animaux sont de parfaits compagnons pour jouer avec les enfants.t..:influence positive de l'animal de com ­ pagnie sur la santé de leurs maîtres est aujourd'hui universel lement reconnue:• 69% des personnes interrogées pensent qu'avec un chien, on reste en bonne santé,• 59% que la présence d'un animal améliore la santé générale de son maître,• 60% que cette présence peut aider à garder toute sa mémoire,• 50% que l'on est moins stressé quand on a un animal. Un rôle essentiel pour l'homme Selon le site de l'AFIRAC,t..:Association Française d'information et de Recherche sur !'Animal de Compagnie, la complicité qui unit l'espèce humaine aux chiens et aux chats est une vieille histoire. Depuis des milliers d'années, la domestication a suivi des itinéraires différents. Partenaires de notre vie quotidienne, les animaux de compagnie ont inscrit leur existence dans une grande proximité avec les JEAN-LUC VUILLEMENOT, spécialiste de l'animal de compagnie Quelle place dans la société ? " En France, un foyer sur deux possède au moins un animal de compagnie. Ce lien unit les personnes entre elles, toutes générations confondues, dépassant les clivages politiques et sociaux. Nos compagnons révèlent nos émotions ou créent chez nous des émotions durables et dévoilent par là même l'état de notre société. Mais d'un simple "objet affectif" l'animal peut être aussi un formidable médiateur des relations entre les individus et contribuer au bien -être et à la qualité de vie de chacun d'entre nous. Il est donc intéressant de se poser la question de la place, du rôle et du statut de l'animal de compagnie dans notre société.,, 53



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