Question Psycho n°18 nov-déc 09/jan 2010
Question Psycho n°18 nov-déc 09/jan 2010
  • Prix facial : 4,90 €

  • Parution : n°18 de nov-déc 09/jan 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 43,4 Mo

  • Dans ce numéro : devenir autonome et croire en soi...

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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l'utilité. li se meut comme une goutte perdue dans une mer emplie d'injustice et de tyrannie. Cet homme n'éprouve pas de plaisir dans ce monde qui représente pour lui une prison terrible. Le Coran dit à ce propos  : « Et quiconque esquive Mon rappel, alors, oui, à lui la vie à l'étroit » (Coran XX, 124) C'est la foi qui élimine l'état de gêne dans lequel nous vivons et qui élargit les horizons de notre vision de la vie.• L'ouverture L:homme croyant voit le monde éclairé par lumière de son Seigneur. Aussi la lumière brille-t-elle au plus profond de lui ainsi que de son âme. et celle-ci s'ouvre+ elle à la vérité. contrairement à l'homme dépouillé de foi qui voit le monde vide. banal. obscur, insensible et imperceptible et qui vit par conséquent enfermé su r luimême et dans le pessimisme.• L'espoir L:homme croyant ne perd pas l'espoir de voir aboutir ses bonnes oeuvres, tandis que l'homme matérialiste considère que l'univers ne juge pas entre les justices et les injustices, qu'il ne distingue pas ceux qui suivent le chemin de la justice et de la droiture de ceux qui sont engagés sur la voie de l'injustice et de la déviation. Pour lui, le résultat d'un travail. d'une action, est lié à la quantité d'efforts déployés ; ce qui n'est pas le cas du croyant. lequel ne croit pas à la neutralité du monde entre ces deux alternatives et pense au contraire que l'appareil de la création se range du côté de ceux qui marchent dans le sentier du bien. du vrai et de la justice• La tranquillité L:homme est naturellement porté à rechercher le bonheur. S'il l'obtient. il saute de joie. Mais si un avenir sombre et de privations se dessine devant lui, il tremble de peur et éprouve de l'inquiétude et des troubles. Deux facteurs suscitent le bonheur de l'homme : l'effort et la persévérance. la quiétude des circonstances du milieu. Dans l'optique de la foi religieuse. l'homme et le monde sont les deux parties d'une transaction. Cette façon de voir suscite chez l'homme la confiance dans 16 « La providence souveraine n'est autre chose que l'acte par lequel Dieu veut fournir aux anges et aux hommes les moyens nécessaires ou utiles pour parvenir à leur fin. » (Saint François de Sales, Traité de l'amour de Dieu, Il, 3) le monde. efface l'inquiétude et le trouble engendrés par son ignorance et l'attitude du monde à son égard, et les transforme en paix et tranquillité La jouissance des plaisirs moraux L:homme éprouve deux sortes de plaisirs  : • Des plaisirs déclenchés par le contact de l'un des sens de l'homme avec le monde extérieur. tel que le plaisir de la vue par !'oeil. de l'ouïe par l'oreille, du goût par la bouche. du tact par le toucher.• Des plaisirs ayant trait à l'âme et au for intérieur et n'émanant pas d'un contact avec le monde extérieur, tels que le plaisi r que procurent un service rendu, une action de bienfaisance. l'amour et le respect, le succès obtenu par soi-même ou par un proche... Ce sont là des plaisirs qui ne proviennent pas d'un sens quelconque et ne dépendent pas d'un facteur matériel extérieur direct. Les plaisirs moraux sont plus profonds et plus enracinés que les plaisirs matériels. Le plaisir d'adorer Dieu et de communiquer avec Lui fait partie de cette sorte de plaisirs qu'éprouve l'homme spirituel et croyant. Les serviteurs spirituels et croyants qui doublent leur adoration de soumission, de méditation et d'affection obtiennent. par cette adoration, les plus grands plaisirs. li y a dans la foi une douceur inégalable. Les plaisirs spirituels, tels que le plaisir d'apprendre la science. de faire œuvre de bienfaisance, de rendre service, de réussir. croissent et se multiplient lorsqu'ils émanent d'un sentiment religieux qui vise à obtenir la satisfaction de Dieu. L'esprit de résistance La vie des êtres humains comprend. outre la joie. les plaisirs et les succès. des difficultés. des douleurs, des échecs et des malheurs. Beaucoup des manifestations de l'amertume de la vie peuvent être évitées si l'on parvient à consentir plus d'efforts, plus de peines. Monique, 45 ans. nous éclaire de son témoignage  : « J'ai toujours eu une vie facile, avec de l'amour, de l'argent. Je la vivais de façon très égoïste jusqu'à ce que je découvre mon cancer du sein. C'est en affrontant la maladie que je me suis tournée vers Dieu et qu'il m'a éclairée. Non seulement la foi m'a permis d'apprendre à me battre. à résister. à croire en la vie et donc à guérir, mais en plus, elle m'a ouvert les yeux sur le vrai sens de la vie et le besoin de se tourner vers les autres. Depuis que je suis en rémission. j'ai créé une association d'aide aux femmes atteintes du cancer du sein.) 'ai enfin compris la chance que j'ai. » L:homme est évidement porté à affronter l'aspect amer de la nature et à le transformer en douceur ; mais certaines manifestations de cette amertume ne peuvent être évitées ni éliminées - telle que la vieillesse - car l'individu est condamné, qu'il le veuille ou non. à s'acheminer vers la vieillesse. Sa vie se rétrécit progressivement et les signes de la vieillesse inexorablement s'y dessinent. De même, l'idée de mourir. d'abandonner la vie. de tout laisser aux autres, attriste l'homme.
La foi religieuse suscite chez l'homme l'esprit de résistance et transforme l'amertume en plaisir. L:homme croyant sait que toute chose dans ce monde a un compte à rendre et que Dieu panse toute « blessure » que subit l'homme, si l'attitude de celui-ci devant cette « blessure) > est digne. La vieillesse. aux yeux du croyant. n'est pas un prélude de la fin de l'existence de l'homme. Aussi celui-ci remplit-il son temps libre par la culture et le plaisir d'invoquer Dieu. De là proviennent. pour le croyant. les délices et les beautés de l'étape de la vieillesse. Celle-ci pourrait même être. chez les pieux. plus agréable que l'étape de la jeunesse Le croyant regarde la mort d'une façon différente de celle de l'incroyant. car il ne la considère pas comme un anéantissement ou une annihilation. mais comme le transfert d'une vie éphémère et mortelle vers une vie durable et éternelle. d'un monde petit vers un monde plus grand. d'une vie de travail et de plantation vers une vie de récolte et de cueillette. Pour cela. en vue d'effacer l'inquiétude de la mort. le croyant œuvre en suivant une voie fructueuse et constructive ou. selon l'expression rel igieuse. une voie de « la bonne action ». Les psychologues sont unanimes à reconnaître que la plupart des maladies psychologiques émanant des tourments spirituels et des calvaires de la vie sévissent parmi les incroyants. Les croyants. par contre. sont immunisés contre ces maladies proportionnellement à la force de leur foi. Les effets sociaux L:homme. ainsi que certains êtres vivants. est naturellement sociable.t.:individu ne peut à lui seul satisfaire ses propres besoins. La vie ne peut se maintenir normalement que sous forme d'une « société » dans laquelle les devoirs et les droits sont répartis entre les individus. Ce qui. dans cette vie sociale. différencie l'homme des autres êtres vivants sociables. c'est que ces derniers ont un penchant instinctif et naturel à une vie organisée dans laquelle les tâches et les devoirs de chaque individu sont instinctivement impartis et ne peuvent faire l'objet de contestation ou de révolte. alors que l'homme est un être libre, ayant la possibilité de choisir. et doté du libre arbitre. Il accomplit librement ses actes en tant que « devoir) > et « mission) ). En d'autres termes. les autres êtres vivants ont des besoins sociaux instinctifs. tandis que l'homme a des besoins sociaux qui ne sont pas soumis à l'instinct. La vie sociale saine est celle dans laquelle les individus respectent les lois. les règlements et les droits mutuels ; vénèrent la justice ; se traitent les uns et les autres amicalement ; aiment et détestent pour les autres ce qu'ils aiment et détestent pour eux-mêmes ; ont confiance les uns et les autres - confiance qui découle des qualités qu'ils possèdent - ; éprouvent tous un sentiment de responsabilité sociale ; observent tous. en public et en privé. une attitude de cra inte (de Dieu) ; se rendent A LIRE 1 Aidt­•.k Dieu a}lll " Quand Dieu nous aide... " service mutuellement ; se soulèvent tous contre la tyrannie et l'injustice ; s'opposent aux corrupteurs et aux injustes ; respectent les valeurs morales ; vivent soudés. solidaires et unis.comme un seu l corps. Là apparaît le rôle de la foi rel igieuse en tant que facteur inégalable de respect du bon droit, de vénération de la justice, de rapprochement de la piété et de la chasteté au plus profond de l'homme. de soutien des valeurs morales. de développement du courage face à l'injustice. de solidarité. de cohésion et d'union. A travers tous ses effets bénéfiques sur l'homme et sur sa vie. il est clair que la foi est un puissant moteur au quotidien ; mais un moteur qui a besoin de carburant et qu'il faut donc alimenter par le dialogue. la prière et l'action au service des autres. A chacun de vivre sa foi comme il l'entend. à condition de s'en servir dans le respect des convictions d'autrui.• Ce livre concerne notre présent  : dans une situation critique, l'angoisse, la maladie, l'infortune, beaucoup d'entre nous se tournent vers Dieu. Ou vers des intermédiaires jugés plus accessibles, des intercesseurs  : Marie, les Saints, les Anges. Ce retour au surnaturel, né avec la conscience humaine, est profondément enraciné dans notre passé. Demander de l'aide au Ciel fait partie de l'histoire des hommes. Le monothéisme lui a donné des formes spécifiques. Mais comment bénéficier des recours divins ? Suivant les époques et les pays, les rites se sont multipliés. Le Christianisme a mis le merveilleux à portée d'espérance. Les cierges brûlent devant les statues, les mains touchent la pierre où le divin s'est inscrit, les pèlerinages se poursuivent durant des heures ou des jours vers les sanctuaires. De telles manifestations toujours très vivaces peuvent être perçues comme une tentative d'acclimater le réel, de donner un sens à l'absurde. Mais faut-il n'y voir que cela ? Hélène Renard montre que les miracles sont toujours actuels et qu'aux demandes formulées, Dieu souvent donne une réponse. Dédiée à celui qui y croit comme celui qui n'y croit pas. "L.:aide de Dieu  : Dieu, les Saints, les Anges " de Hélène Renard, Editions Oxus. 17



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