Pêche Magazine n°2 mar/avr 2015
Pêche Magazine n°2 mar/avr 2015
  • Prix facial : 4,90 €

  • Parution : n°2 de mar/avr 2015

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 58,0 Mo

  • Dans ce numéro : ouverture du Brochet !

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 40 - 41  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
40 41
DOSSIER Poissons d’eau douce des teintes est suffisant. Nous utilisons également pour leur efficacité les cuillers ondulantes. Celles-ci sont effilées, légères et longues de douze centimètres. Nous les manions canne relevée en variant la vitesse de récupération. Au poisson mort en dérive Que ce soit au flotteur dérivant ou à la tirette, ces techniques se pratiquent en bateau. Les cannes utilisées ont une longueur de 3,60 mètres, une action semiparabolique ainsi qu’une puissance de 60- 80 grammes. Elles sont équipées de moulins débrayables garnis de tresse vingt et un centièmes. Dérive au flotteur Nous utilisons suivant la force du vent des flotteurs coulissants en mousse de 7 g et 10 g que nous plombons à 4 g et 7 g. Lestés ainsi, le mouvement des vagues anime déjà nos appâts. Une première façon de monter la ligne est classique. Après avoir enfilé le flotteur, le plomb, la perle en caoutchouc et fixé l’émerillon agrafe, nous attachons un câble de soixante centimètres en métal line de puissance vingt kilos. Pour donner au poisson mort une nage encore plus naturelle, ce câble est armé de deux triples n°2 montés en série à une distance de six centimètres l’un de l’autre. Les appâts utilisés sont des gardons de quinze centimètres. Avec une aiguille à enfiler, nous faisons passer le métal line à travers les branchies et la bouche. Les hameçons sont fixés alors sur l’un des flancs du poisson. La profondeur de pêche est donnée par l’échosondage qui renseigne celle du poisson fourrage, généralement 3 m à 5m. La technique de pêche est simple. Après avoir placé le bateau de travers dans le vent, nous laissons dériver et lançons nos lignes face au vent. A partir de quinze mètres, nous commençons à récupérer nos appâts par de faibles tirées entrecoupées d’arrêts bien marqués. Une fois proche du bateau, nous faisons dandiner nos poissons morts en marquant également des temps d’arrêt. Il est fréquent qu’un brochet suive l’appât ou soit venu se poster en vue de l’attaquer. Si nous n’avons pas d’attaque, nous récupérons et relançons. L’attaque n’est pas brutale. Le brochet vient prendre le poisson en perdition. Une fois en bouche, il marque un temps d’arrêt. Moulin ouvert, nous le laissons partir quelques mètres et 40 le ferrons énergiquement. Piqué dans la gueule, il pourra être remis à l’eau sans grand dommage. C’est ça l’art de la pêche propre ! Une deuxième façon de monter notre ligne est peu classique. Elle est destinée à des brochets difficiles posés sur le fond. Celle-ci se différencie de la première par le plombage que nous glissons à l’intérieur du poisson. La ligne se compose d’un flotteur, d’une agrafe, d’un câble en métal line de puissance vingt kilos sur lequel nous enfilons une olive allongée de 4 à 7 grammes et terminons par un triple n°1. Les appâts utilisés sont des gardons de 12 à 15 centimètres. Le câble est passé au moyen d’une aiguille à enfiler par la gueule et ressort à la queue. L’olive est glissée à l’intérieur du poisson et le triple dans la gueule. Monté de la sorte, le poisson repique toujours vers le fond. L’action de pêche est simple. Elle consiste à dandiner par de amples tirées le poisson au-dessus du fond. A l’attaque, nous rendons la main et ferrons. Cette méthode est inspirée de la tirette irlandaise. Tirette irlandaise Lorsque le vent est fort, les bordures des lacs s’enrichissent de sédiments et de nourriture recherchée par les gardons qui en profitent pour se nourrir. Cette concentration momentanée de poissons blancs attire les brochets. Afin d’être proche d’un de ces poissons se nourrissant sur le fond, le pêcheur irlandais enfile un gardon par la gueule en glissant à l’intérieur de celuici une olive allongée, le triple étant glissé dans la gueule. Monté de la sorte, il le lance vers le large et laisse dériver le flotteur vers le bord. Poussé par le vent, le tressautement du flotteur anime le poisson mort qui devient prenant. Tirette au-dessus du fond C’est une méthode discrète et efficace destinée aux brochets devenus peu actifs et posés sur le fond. La ligne se compose d’un émerillon pater noster, d’un plombolive de 10 à 15 grammes fixé à un des œillets de l’émerillon, d’un câble de 60 cm en métal line se terminant par une monture JPK armée de deux triples n°2. Cette monture décolle le poisson mort du fond et permet une animation lente. Les poissons morts utilisés sont des gardons de 15 cm. Nous plaçons le bateau face au vent et lançons devant nous. L’action consiste à faire glisser l’appât sur le fond en marquant des temps d’arrêt. Nous prospectons ainsi les fosses du lac. L’attaque est généralement discrète et se gère comme la précédente. Pêche du brochet au jerk Cette pêche nous est venue des Etats-Unis et est fortement pratiquée en Suède ainsi qu’aux Pays-Bas. C’est actuellement la pêche moderne du brochet. Pour la pratiquer, on utilise des jerks. Ce sont des gros poissons nageurs sans bavette lestés dans la partie ventrale. Ces leurres émettent de fortes vibrations et se récupèrent lentement. Ils vont de 50 à 100 g et sollicitent
fortement le matériel. C’est pourquoi, nous utilisons des cannes de casting de puissance 50-100 g munies de très solides moulins à tambours tournant garnis de tresse 24/100e. L’utilisation d’une tresse plus fine est à déconseiller car elle s’usera rapidement et cassera. A défaut de ce matériel, il est possible d’utiliser des cannes plus courtes destinées au spinning mais il faut savoir que celles-ci seront fortement sollicitées et s’abîmeront. A défaut des leurres « Buster Jerk », les jerks que nous utilisons sont des Glidin’Rat de chez Rapala, des Deviator Jerk Bait de chez Savagear ainsi que des Rapper 128 de chez Spro. Le montage de la ligne est particulier car celle-ci se termine par un bas de ligne rigide en 100/e en fluorocarbone d’une longueur de 30 cm. Le but de celui-ci est d’éviter que les hameçons viennent s’emmêler sur la ligne lors du maniement. Ce bas de ligne peut également être en acier mais pour son manque de discrétion, nous ne les utilisons pas. L’action de pêche est très sportive et demande de l’entraînement. Elle consiste à faire glisser le leurre en donnant des coups de scion. Une fois à l’eau, le jerk se positionne verticalement et coule. En moulinant, il prend une nage sinusoïdale. En donnant un premier coup de scion vers le bas, il fait un écart. Un second coup le fait glisser dans l’autre sens. A partir de là, nous moulinons quelques tours et poursuivons ainsi de suite en faisant nager notre leurre suivant notre propre désir. La prospection de la zone de pêche se fait en éventail de la droite vers la gauche. Si celle-ci est profonde, elle se fera à plusieurs étages d’eau, premier passage en dessous de la surface, deuxième passage deux mètres plus bas. Cette pêche est une traque au gros brochet par excellence qui demande de la patience ainsi qu’une parfaite connaissance de la tenue du brochet. QUESTIONS/RÉPONSES SUR LE BROCHET. Plutôt que de faire de grandes théories, jouons à Vrai ou Faux. Vous allez voir qu'une grande partie de la réputation du brochet est partiellement ou même complètement erronée. C'est une brute toujours prête à attaquer ce qui passe à sa portée. FAUX, en dehors de ses périodes d'activité alimentaire, c'est un gros paresseux qui cohabite avec ses proies sans aucune agressivité. C'est un solitaire qui ne tolère pas la présence d'un autre brochet sur son territoire. FAUX, il se peut qu'ils aient par moment des comportements territoriaux, mais les brochets cohabitent très bien, et peuvent même se concentrer dans certains secteurs. Ce n'est pas la règle, mais il n'est pas exceptionnel de trouver 3 ou 4 brochets dans le même poste d'affût. En revanche, on n'a jamais observé de comportements de groupe, autrement dit c'est probablement chacun pour soi. Quand on prend un brochet dans un poste, il y a de fortes chances pour qu'un autre le remplace. VRAI, il y a des postes à brochets comme il y a des coins à champignons (c'est d'ailleurs vrai pour la plupart des carnassiers). Toutefois, il y a des postes saisonniers qui ne sont occupés qu'à certaines périodes. Dans les plans d'eau sans postes marqués, les brochets sont plus mobiles et difficiles à localiser. Ce n'est pas un poisson d'eau profonde comme le sandre. FAUX, le brochet suit les vifs à n'importe quelle profondeur. J'en ai pris des dizaines par plus de 15 mètres de fond, notamment en hiver. Il est toutefois exact que, quand il a le choix, le brochet se tient généralement moins en profondeur que d'autres espèces, percidés notamment. Il passe tout son temps camouflé dans la végétation ou contre un obstacle. FAUX, bien sûr le brochet aime se camoufler, mais il passe beaucoup de temps à « patrouiller » sur son territoire (souvent en longeant la rive), et dans les lacs profonds, les gros brochets peuvent vivre en « pleine eau ». Dans un plan d'eau, tous les brochets se mettent à mordre en même temps. Très souvent VRAI, sauf que le « tous » est de trop, car les gros chassent beaucoup moins souvent. Les raisons de ce synchronisme ne sont pas connues, je pense qu'il s'agit en grande partie d'une question de luminosité. Il n'attaque que des proies vivantes et se désintéresse des proies immobiles. FAUX, même s'il est vrai que la vue d'une proie nageant de façon désordonnée (signe de détresse) stimule son instinct de prédateur, le brochet est également charognard, particulièrement les gros. Il chasse surtout à vue. VRAI, le brochet aime la lumière. Il n'est pas très à l'aise dans les eaux troubles et se met très souvent en chasse aux moments de forte luminosité. Il attaque de bas en haut. VRAI, comme la plupart des poissons qui chassent à vue et à l'affût, le brochet est surtout intéressé par ce qui se passe au-dessus de lui. Ainsi ses proies se détachent mieux à contre-jour, et il bénéficie de l'effet de surprise. 41



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 1Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 2-3Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 4-5Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 6-7Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 8-9Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 10-11Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 12-13Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 14-15Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 16-17Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 18-19Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 20-21Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 22-23Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 24-25Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 26-27Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 28-29Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 30-31Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 32-33Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 34-35Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 36-37Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 38-39Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 40-41Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 42-43Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 44-45Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 46-47Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 48-49Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 50-51Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 52-53Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 54-55Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 56-57Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 58-59Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 60-61Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 62-63Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 64-65Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 66-67Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 68-69Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 70-71Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 72-73Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 74-75Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 76-77Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 78-79Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 80-81Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 82-83Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 84-85Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 86-87Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 88-89Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 90-91Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 92-93Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 94-95Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 96-97Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 98-99Pêche Magazine numéro 2 mar/avr 2015 Page 100