Pêche Magazine n°2 mar/avr 2015
Pêche Magazine n°2 mar/avr 2015
  • Prix facial : 4,90 €

  • Parution : n°2 de mar/avr 2015

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 58,0 Mo

  • Dans ce numéro : ouverture du Brochet !

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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DOSSIER Poissons d’eau douce En automne, une fois l’équinoxe passé, les nuits deviennent plus longues que les jours et les températures sont en chute. Progressivement, les eaux se refroidissent et sous l’action mécanique des vents, les couches d’eau s’uniformisent. Le brochet, à ce moment, suit cette variation de température et remonte des profondeurs en se rapprochant des rives pour vivre normalement fin octobre à une profondeur inférieure à 5m. L’hiver approchant, le besoin de se nourrir est grand. Le brochet chasse et devient vulnérable pour le pêcheur. En hiver, les eaux refroidissent plus vite en surface qu’en profondeur. Tous les poissons sont en recherche de quelques degrés en plus. C’est en s’enfonçant dans les profondeurs du lac qu’ils les trouvent et passeront l’hiver. C’est là également que le brochet se tient. Devenu avare de ses mouvements, il connaît une activité très ralentie. EN RÉSUMÉ, NOUS LE RECHERCHERONS  : Au printemps  : proche des rives. En été  : dans la thermocline. En automne  : aux abords des tombants. En hiver  : dans les fosses. Comment le traquer en lac ? En lac, c’est en bateau que nous le recherchons. En Irlande, nous utilisons un schilling boat de 5,50 m muni d’un 6 ch. Ces bateaux en polyester sont sécurisants et ont une glisse exceptionnelle pour une faible motorisation. Aux Pays-Bas, nous utilisons un bateau suédois de 4 m adapté à la pêche du brochet et équipé d’un 10 ch. Ce bateau sécurisant et solide offre l’avantage de pêcher les petits et grands canaux ainsi que les grandes ballastières dont la pêche est une pêche de lac. A la traîne Pour réussir à la traîne, il est nécessaire d’avoir une bonne connaissance des poissons, de la tenue du brochet ainsi que des appâts ou leurres à utiliser en fonction du moment. Il ne suffit pas de canoter en tirant une ligne pour réussir. Toutes nos parties de pêche en lac débutent par une traîne à une ligne simple et ceci en suivant les cassures de fond. Le but essentiel étant de localiser 38 les brochets et de juger de leur agressivité. Ils peuvent se trouver soit à postes fixes (nous les appelons aussi postes saisonniers car ils en changeront au fil de la saison) ou momentanément sur des postes de chasse fréquentés à différents moments de la journée. Ce sont ces postes qui nous intéressent car nous y reviendrons au moment fort de la journée. La traîne au poisson mort Si la température de l’eau est inférieure à dix degrés, nous pratiquons une traîne lente de 2 à 3 nœuds aux appâts naturels. Les appâts utilisés sont des gardons, des rotengles ou des hybrides de 15 à 20 cm montés sur des montures spinner pike ou à hélice que nous plombons devant ou sur l’axe de la monture. Pour atteindre la bonne profondeur de pêche, le poids de ces montures peut aller jusque 30 g. Les yeux sur l’échosondeur, barre franche en main et canne en main droite, la traîne est lancée à tribord distance 20 m pour ma partenaire et à bâbord 12 m pour moi. Ce qui nous permet de pêcher à des profondeurs différentes. Durant toute la traîne cela pouvant durer plus de dix heures, nous manions nos appâts par de petites tirées horizontales tandis que notre bateau suit une trajectoire sinusoïdale, ce qui permet de couvrir un maximum de terrain en donnant à l’appât l’impression d’un poisson blessé. La traîne ou la traque devient dynamique. L’attaque sera brutale. La traîne au poisson nageur Lorsque les eaux se réchauffent et dépassent les 12°, c’est à la traîne au poisson nageur que nous les traquons. Pour cela, nous utilisons des leurres ayant une nage parfaite et un profil proche du poisson fourrage. Parmi ceux-ci, nous recommandons de chez Rapala  : Le Jointed en 13 cm. Le X-rap Jointed Shad en 13 cm. Le Salwater Silver en 13 cm. Le Super Shad Rap en 14 cm. Le Magnum Flottant en 14 cm. Le Jointed Clackin’Rap en 14 cm. Il reste à associer la bonne teinte à ces modèles. Après des années de pêche, nous avons remarqué que certaines teintes revenaient quel que soit le modèle utilisé  : le vert, le bleu et l’orange. L’explication, nous l’avons trouvée dans la propagation de la lumière à travers l’eau. Monsieur Jan Olsson, un maître en matière de pêche, nous en parle dans son magnifique ouvrage « La pêche à la traîne » dont nous recommandons la lecture. Voici ce qu’il nous dit  : « l’eau absorbe les ondes lumineuses jusqu’à une certaine profondeur. Les rayons du soleil atteignent au maximum 200 mètres de profondeur. Le rouge, le violet et l’orange sont les premières couleurs à disparaître lorsqu’on s’enfonce, le rouge n’étant plus perçu dans certaines eaux dès 3 ou 4 mètres de profondeur, même par grand soleil. Le bleu, le vert et le vert fluo-
rescent pénètrent à une profondeur environ 10 fois supérieure à celle du rouge, en eaux claires et aux heures les plus lumineuses… » Merci pour cette explication ! Le brochet perçoit le vert et le bleu de façon vive. Certainement agressé et énervé par les flashs de ces couleurs, il les attaque par agressivité de façon violente. La traîne au leurre souple Lorsque les conditions de pêche sont réunies pour la recherche d’un grand brochet en lac profond, c’est aux gros leurres souples que nous le traquons. Nous utilisons à cette fin les leurres Sandra en 23 cm de chez Delalande. Ces leurres sont à la fois figuratifs et vibrants. Ils se terminent par une longue queue fine, courbée et large. Celle-ci est percée de trous. Le but de cette conception est de générer à faible vitesse de puissantes vibrations auxquelles le brochet réagit. Nous les utilisons sur de grosses têtes plombées allant de 25 à 60 grammes, armées d’un hameçon simple 7/0. Nous doublons cet armement par un triple n°2/0 fixé en dessous du ventre. Le choix de la couleur a également son importance. Nous en avons sélectionné quatre  : Le blanc nacré dos noir  : pour les eaux limpides. Le blanc nacré dos bleu  : pour les eaux limpides par temps ensoleillé. Le blanc nacré tête rouge  : pour un effet provoquant par temps gris ou orageux. Le jaune fluo tête rouge  : par temps sombre ou eaux teintées. Nous les traînons lentement en les maniant par de amples tirées et aussi parfois en marquant de légères accélérations. Ce mode de pêche est une traque au gros brochet. La traîne au Bull Dawg C’est la firme américaine Muskie qui a inventé et mis au point ce leurre souple particulièrement prenant. Sa nage naturelle ainsi que son positionnement dans l’eau nous ont séduits. C’est aux Pays-Bas et en suite en Irlande que nous avons testé cet étonnant leurre souple. Aujourd’hui, il fait partie de nos leurres de base. Nous l’utilisons au printemps et en été lorsque les brochets sont en action le long des roselières. A vitesse lente, nous les traînons en les maniant par de amples tirées. Les attaques peuvent être franches ou délicates marquées par de simples tenues. PARMI LES COULEURS PRÉSENTÉES PAR LA FIRME RAPALA, NOUS UTILISONS  : La couleur P  : c’est la meilleure, à utiliser en premier. La couleur B  : à utiliser par temps ensoleillé et nuageux. La couleur FT  : à utiliser par temps venteux et gris. La couleur S ou RFSH  : à utiliser par eau claire et peu profonde. La couleur RH  : à utiliser par temps venteux, ensoleillé et nuages gris à noirs. La couleur TR  : à utiliser dans des eaux tourbeuses. La couleur HH  : à utiliser lorsque le brochet est engourdi. Notre vitesse de traîne est réglée par la vibration du poisson nageur. C’est pourquoi, nous traînons toujours les mêmes poissons nageurs en faisant varier les teintes et les distances de traîne. Nous traînons le plus silencieusement possible. La traîne à la cuiller ondulante Lorsque rien ne va, nous nous calons dans le bateau et traînons nos cuillers ondulantes en prospectant patiemment de l’extérieur vers l’intérieur des fosses. Nous utilisons à cette fin des cuillers ondulantes de deux types, les cuillers oblongues et ondulées pour les profondeurs et les grandes palettes larges et bombées pour le reste. Ces cuillers sont sélectionnées suivant quatre critères  : dimensions, poids, effet planant et teintes holographiques. « Les dimensions pour les grandes palettes sont proches de celles du poisson fourrage recherché par le brochet, à savoir 140 mm de long par 40 mm de large. Pour les autres, elles sont de 110 mm de long par 25 mm de large. » Le poids de ces ondulantes varient de 40 à 120 g suivant les profondeurs à prospecter. L’effet planant de la cuiller doit être existant. Une bonne cuiller ondulante repart vers l’arrière au relâché. Le choix des teintes holographiques permet de choisir la cuiller en fonction de la luminosité. Pour prospecter les fosses, nous utilisons des cuillers ondulantes oblongues très pénétrantes dans l’eau. Le poids ne dépasse pas les cinquante grammes. Ces cuillers sont armées d’un triple 2/0 garnies d’un twist rouge. Après les avoir laissées descendre sur le fond, nous les remontons d’un mètre. Lentement, nous les traînons en relevant et baissant obliquement nos cannes. L’attaque est violente. Pour les bordures de fosse, nous utilisons les larges palettes dont les poids varient de 50 g à 100 g. Ces cuillers sont également fortement armées et prolongées par un gros twist rouge. Nous traînons lentement à dix mètres maximum du bateau et manions nos cuillers par de larges tirées suivies de relâchés. C’est une pêche qui demande de la patience et de la concentration. Au manié ou à la cuiller La première difficulté de la pêche au mort manié est de savoir situer les brochets. Nous l’avons dit, il y a deux types de brochets. Ceux positionnés à postes fixes et les autres venant chasser en groupe à certains moments de la journée sur des postes précis. C’est la traîne qui nous renseigne ces endroits. Ces postes sont des plages riches en petits poissons, des plateaux peu profonds ou des tombants de fosse. C’est là que nous venons les attendre et les pêcher. La seconde difficulté est le positionnement du bateau. Pour cela, nous nous positionnons toujours face à la place à prospecter, loin d’elle et vent dans le dos. Nous ancrons et laissons dériver lentement le bateau. A vingt mètres du poste, nous pêchons en utilisant des poissons de plus ou moins 15 cm de long montés sur des montures à plombage intérieur allant jusque 12 grammes maximum, ceci dépendant du vent et des vagues. L’action de pêche est simple. Après avoir lancé à une quinzaine de mètres du bateau, nous ramenons lentement en faisant planer notre poisson. Si les brochets sont sur le poste, les attaques sont immédiates. Nous utilisons également, lorsque les brochets sont mordeurs, des cuillers non lestées que nous plombons en tête. Nous utilisons nos créations mais les cuillers  : Aglia Marabout ou Giant Marabout de chez Mepps font également parfaitement l’affaire. Ces grosses cuillers peuvent être maniées lentement comme au mort manié. Elles sont très efficaces et le choix 39



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