Pêche Magazine n°2 mar/avr 2015
Pêche Magazine n°2 mar/avr 2015
  • Prix facial : 4,90 €

  • Parution : n°2 de mar/avr 2015

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 58,0 Mo

  • Dans ce numéro : ouverture du Brochet !

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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DOSSIER Poissons d’eau douce Au poisson mort manié L’important dans la pêche au poisson mort manié est l’équilibre de la monture. Il faut que celle-ci permette au poisson mort de planer car le brochet y est sensible et ceci aussi bien dans 50 cm d’eau qu’entre les branches d'un arbre noyé. Pour répondre à ces critères, nous fabriquons nos propres montures. Nous incluons deux petites olives longues de 1,5 g sur l’agrafe lors de la fabrication de celle-ci. Le lest étant réparti à l’intérieur du poisson, nous obtenons une nage planante. Cette monture armée d’un seul triple n°4 garni de laine rouge est reliée à un avançon de 20 cm. Après avoir glissé l’agrafe à l’intérieur du poisson, nous piquons le triple sur le flanc du poisson entre la nageoire dorsale et anale. Les poissons morts fraîchement tués sont des gardons, des rotangles d’une dizaine de centimètres ou de gros vairons lorsque le brochet chasse dans les alevins. 34 ACTION DE PÊCHE Lorsque notre poisson mort est proche du repère à brochet, canne oblique, nous le manions en surface par des tirées latérales marquées par de brefs arrêts. Ainsi le poisson descend en prospectant toute la hauteur de l’eau. Avant de toucher le fond, canne haute, nous le récupérons en maniant plus rapidement par des tirées latérales plus amples, ceci jusque dans nos bottes et répétons trois fois l’opération. Nous pêchons aussi bien vers l’amont que vers l’aval.. En été Au gros vif Nous n’utilisons plus cette méthode car c’est une pêche qui tue. Cependant, il faut reconnaître que la pêche du grand brochet au gros vif à cette période est productive. Elle s’effectuera sur les postes profonds auxquels il faut ajouter l’aval de toutes les arrivées d’eaux fraîches  : ruisseaux, ruisselets, sources. Les postes se situent le long des couloirs fréquentés par les gros poissons blancs, chevesnes, barbeaux, mulets, voire la truite que le brochet recherche. Le vif étant nerveux et relativement lourd, l’utilisation d’une canne puissante et souple s’avère indispensable. Celle-ci sera équipée d’un moulinet débrayable garni d’une tresse 21 centièmes. Parmi les vifs utilisables, le chevesne et le gros mulet constituent des vifs exceptionnels. Ils sont présents à l’état naturel dans la rivière et leur forme en fait des proies faciles. D’autre part, lochés par le dos, ces vifs sont très résistants. Seul inconvénient  : ils sont très nerveux et donc difficiles à maintenir sur un poste. Même, s’il ne possède pas les caractéristiques d’un bon vif, le carassin, poisson assez trapu de teinte brunâtre et absent de nos cours d’eau moyens à l’état naturel, n’en demeure pas moins un des meilleurs appâts. Son intense activité une fois au bout d’une ligne à brochet n’y est certainement pas étrangère. Il est toutefois préférable de choisir parmi le poisson fourrage de la rivière.
Action de pêche Muni d’un gros vif, nous nous plaçons en amont du poste à prospecter et le laissons dériver au gré du courant. Lorsque le vif arrive au niveau du poste, nous le bridons, en force si nécessaire. A cet égard, l’utilisation d’une forte plombée s’avère utile. A ce moment, le vif sera d’autant plus pêchant et attractif qu’il travaille lentement. Si nous prospectons à l’aide d’un carassin, nous contournons le poste avec notre ligne ou le lançons au-dessus du poste, largement en aval de celui-ci. Ensuite, nous récupérons très lentement en marquant des temps d’arrêt durant lesquels nous débridons. Profitant de cet instant, le carassin repique vers le fond. D’arrêt en arrêt, le poste à brochet est sondé. « L’attaque se traduit par un arrêt du flotteur. » Le brochet serre fermement le vif dans sa gueule et le tue par broyage et étouffement. En fonction de la grosseur du vif, cela peut durer plus de dix minutes. Durant cette période, le brochet se déplace lentement pour regagner la couche d’eau qu’il occupait. Nous donnons du fil, canne à l’horizontale. C’est un moment très délicat car à la moindre erreur, le brochet recrachera sa proie. De même, un ferrage trop précoce conduira à un décrochage en cours de lutte, le brochet n’ayant engamé sa proie que partiellement. Une fois la période critique passée, le brochet démarre vraiment  : c’est à ce moment que nous le ferrons. Généralement, Martin pêcheur le ferrage est suivi par un arrêt brutal du poisson, la ligne étant « clouée » sur place. Il s’agit alors de tirer lentement, mais en force, et le brochet ne tardera pas à redémarrer, engageant alors le combat. A la cuiller non lestée Lorsqu’en été la pêche devient difficile parce que le brochet connaît un ralentissement alimentaire en raison de la température élevée de l’eau, nous nous consacrons à la pêche à la cuiller tournante. Nous jouons à ce moment sur l’agressivité du brochet. Chacun sait qu’il existe deux types de cuillers. Les unes sont plombées sur l’axe de la cuiller avec l’inconvénient que ce plombn’est pas amovible. Elles sont très faciles à lancer mais très peu prenantes une fois à l’eau. Les autres ne sont pas plombées mais peuvent l’être en tête. C’est avec cette dernière que nous prenons le plus parce qu’une fois à l’eau, cette cuiller est très intéressante pour le brochet. Si celle-ci n’est pas plombée, lorsqu’elle est à l’eau, elle se balance tout en planant. Par contre, si elle est plombée en tête, elle plonge vers le fond en faisant travailler sa palette. Ces cuillers non lestées sont très faciles à mettre en action et ceci à récupération très lente. Ce sont de véritables cuillers à brochet. Beaucoup d’autres avantages peuvent être trouvés pour les cuillers non lestées. L’originalité de notre pêche à la cuiller non lestée est dans le montage de celle-ci par l’association en tandem leurre streamer. Ce duo est très pêchant par le fait que le streamer ajoute un effet très fluide à l'ensemble. Les brochets en raffolent et la poursuivent jusqu’à l’attaquer. Nous utilisons des palettes rondes pour les eaux calmes et les palettes longues ou tri faces pour les courants. En ce qui concerne le choix de la couleur des palettes, il sera classique  : argenté le matin, cuivré à noir par temps ensoleillé, doré le soir et par temps venteux fluo. La couleur du streamer sera dans des associations de teintes  : orange, jaune, bleu, blanc, noir et rouge. ACTION DE PÊCHE Dans cette pêche, nous nous appuyons sur l’agressivité du brochet et le provoquons. C’est pourquoi nous prospectons beaucoup de secteurs pouvant l’abriter. Discrètement, nous les peignons mètre par mètre et insistons. La pêche est simple. Après avoir lancé vers l’aval à une distance maximum de quinze mètres, canne haute, nous récupérons de façon linéaire. C’est notre poignet qui donnera vie à notre cuiller, ceci par un petit mouvement de bas en haut. De cette façon, la cuiller aura une nage proche de celle d’une anguille. L’attaque se donne en deux temps. Le brochet, intrigué par le mouvement du streamer, le suit et ensuite, lors de la fuite du leurre, il le cueille. 35



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