Pêche Mag n°14 2015
Pêche Mag n°14 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°14 de 2015

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Fédération Nationale de la Pêche en France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 4,5 Mo

  • Dans ce numéro : la loi biodiversité, avancées et risques pour la politique de l'eau.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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René Lacaze a été récompensé pour sa carrière au dernier congrès du Club Halieutique Interdépartemental. nées ». Aujourd’hui cette revue relate l’actualité de la pêche associative sur 10 départements du sud de la France. En 2000, infatigable, il accepte de racheter les deux Gazettes, celle de la Chasse et celle de la Pêche, à Jean Saint-Josse, fondateur du parti Chasse Pêche Nature et Traditions. « J’ai eu une vie passionnante. Quand j’étais journaliste en presse régionale – la meilleure formation qui soit - j’ai rencontré de nombreuses personnalités telles que le Dalaï Lama, le Pape Jean-Paul II, le prince Albert de Monaco et sa mère la princesse Grace, le colonel Salvan qui a mené les troupes françaises de parachutistes sur Kolwezi au Zaïre. Avec la pêche, je me suis lié d’amitié avec des pêcheurs formidables. J’ai adoré ce que j’ai fait ! ». Quand on lui demande ses meilleurs souvenirs en tant que directeur de la Gazette, il ne sait que répondre. « Je me suis enflammé sur beaucoup de choses comme mon coup de gueule face aux réfractaires de la carte par Internet ! Je n’ai jamais hésité à dire ce que je pense », plaisante-t-il. Ce « fervent défenseur de la réciprocité » est fier d’avoir pris « dès le début » la vignette du Club Halieutique Interfédéral, en 1964. Finalement, leC.H.I., qui a rendu hommage à cette personnalité en lui offrant la médaille du Club et un trophée pour sa retraite lors du congrès qui se tenait en avril à Clermont-Ferrand. Un congrès où étaient présents la plupart de ses grands amis. « Je pêche depuis l’âge de 5 ans. J’ai vu l’évolution de la pêche associative. Elle est sur la bonne voie. La réciprocité, c’est un formidable outil de développement. Il faut faire néanmoins attention à l’émergence des pêches spécialisées et contenter tout le monde », souligne-t-il. René Lacaze est un homme entier, au grand cœur. Un passionné, à la voix chantante, qui aime la pêche de la truite dans le gave de Pau. Le gave des montagnes et des gorges profondes, accessible de ceux qui le connaissent, à pied uniquement. « J’aime pêcher au niveau de Gavarnie. C’est un site exceptionnel de beauté » (classé au patrimoine de l’Humanité), n’hésite-t-il pas à dire. A 65 ans il souhaite vivre pleinement son amour du terroir  : pêcher, chasser, cueillir des myrtilles et des champignons… « Je suis un gourmand et j’ai la chance d’avoir une femme qui cuisine merveilleusement bien ce que je lui ramène. » Tout est dit. René Lacaze est avant tout un épicurien, amoureux des bonnes choses, de la terre. Un homme qui sait croquer la vie à pleines dents. La Gazette de repreneurs en repreneurs… La Gazette Officielle de la Pêche a été créée en 1950 par Léo Sennegon, qui éditait cette revue sous le couvert d’une agence de presse. Il l’a revendue à Yves Benassi dans les années 1980. C’est Jacques Darrigrand, imprimeur de Biarritz, qui a repris la Gazette dans les années 1990. De 1992 à 1994, Bernard Breton, l’actuel secrétaire général de la FNPF, en était le rédacteur-en-chef. Puis finalement en 1995, M. Darrigrand a revendu à son tour la Gazette Officielle à Jean Saint-Josse, créateur du parti politique CPNT, avant lui-même de redonner le flambeau à René Lacaze en 2000. N°14 Édition 2015 Fédération Nationale de la Pêche en France I SOCIAL 45
1 46 ON EN PARLE… a a a ON EN PARLE… Quand les femmes retrouvent le chemin de la rivière Elles sont plus de 50 000 en France, soit environ 4% des effectifs globaux. Entre 2013 et 2014, le nombre de cartes Découverte Femme distribué a augmenté de 10%. Un record ! Les femmes à la pêche ? « Oui, bien sûr », disent-elles en cœur. « On voit de plus en plus de femmes au bord de l’eau, accompagnatrices ou pêcheuses », souligne Sabrina Robert, 33 ans. Un phénomène de mode ou une féminisation du loisir pêche en marche, nul ne peut le dire. Néanmoins, l’arrivée de jeunes femmes au bord de l’eau a suscité largement l’intérêt des médias halieutiques ces derniers mois. La pêche, un nouveau terrain à conquérir pour les françaises ? Peut-être. Les femmes sont globalement moins « sportives » que les hommes. Selon l’INSEE, 16% des femmes en France disent pratiquer une activité sportive contre 24% d’hommes. Pour 17% des françaises les « contraintes familiales » les en empêchent, contre seulement 9% des hommes. Avec l’arrivée des enfants, les femmes disposent de moins de temps libre que leur conjoint. Un homme possède 2h en moyenne de plus par jour de temps de loisir qu’une femme. Un état de fait qui pourrait expliquer, en partie, le faible pourcentage de femmes à la pêche. Mais quand elles pêchent, le font-elles de la même manière qu’un homme ? Pas sûr. « Pour moi une femme ne « pratique » pas la pêche comme un homme. Ce n’est pas une question de technique mais de façon de l’aborder. Nous sommes davantage dans le partage que dans le plaisir personnel. Je ne pêche jamais seule. Pour moi, c’est un moment de retrouvaille en famille », confie Sylvie Sinay, 49 ans et maman de « grands » enfants. Même constat pour Aline Figlerowicz, 33 ans, qui avoue « ne jamais aller à la pêche seule ». Et ce n’est pas une question de difficultés techniques particulières, mais d’envie. Tout comme Pauline Espinosa, jeune maman de 26 ans. « Je pêche quasiment toujours accompagnée par mon futur époux que j’ai initié à la pêche à la mouche et j’espère un jour être accompagné par ma fille », souligne-t-elle. Pratiquer un sport très masculin comme la pêche, c’est aussi un nouveau terrain d’affirmation pour une génération de femmes qui veulent être égales à leurs homologues masculins. « Je tenais absolument à monter mes lignes moimême. Quand j’étais petite, j’accompagnais mon père à la pêche. Je réussissais à le convaincre de me laisser pêcher un peu l’aprèsmidi. Avant c’était comme ça  : les hommes à la pêche et les femmes venaient pour le barbecue le midi », se souvient Aline. Alors quand elle a rencontré son compagnon, pêcheur, elle tenait absolument à être indépendante. « Je suis autant capable qu’un homme. Ça m’énervait qu’on monte les lignes pour moi. » Question de génération ? « Oui. Je croise beaucoup de femmes de mon âge qui accompagnent leur mari à la pêche mais qui ne pêchent pas ou très peu. Il y a une nette évolution avec les jeunes femmes, plus indépendantes à la pêche, qui trouvent là une façon de s’affirmer. La femme d’aujourd’hui s’ouvre également davantage sur des pratiques individuelles », analyse Sylvie Synay. Côté technique, pas question pour certaines de parler de différence homme-femme. « Je suis une femme. Mais quand je pêche il n’y a aucune différence entre un homme et moi », affirme Monique Solacroup, 65 ans, compétitrice en mer qui a découvert récemment la pêche en rivière. « En tant que femme, je vis ma passion comme un homme vit la sienne », affirme Sabrina. D’autres avouent que les hommes bénéficient d’une puissance musculaire indéniablement plus importante que les femmes. « Et on tente des choses que parfois ils n’osent pas », explique Aline. La pêche féminine gagne peu à peu du terrain  : depuis un an les femmes ont une association nationale, Fishing Pluri’elles, qui s’est fixée comme mission de les représenter… toutes.



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