Maxi Basket n°43 mai 2012
Maxi Basket n°43 mai 2012
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°43 de mai 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Tomar Presse

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 17,2 Mo

  • Dans ce numéro : Ian Mahinmi et Rodrigue Beaubois... la French Connection de Dallas.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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76 MAXI-BASKET CÔTÉ COUR Repères Née le 15 mai 1988 à Reims Française• Taille : 1,88 m• Poste : 4• Clubs : Centre Fédéral Toulouse (N2) (2002-03), Centre Fédéral Paris (N1) (2003-06), Bourges (2006-12).• Palmarès : Championne d’Europe (2009), médaillée de bronze à l’Euro (2011), championne de France (2008, 2009, 2011), médaillée de bronze au Mondial Espoirs (2007), à l’Euro Espoirs (2007), à l’Euro Juniors (2005). MVP espoir de la LFB en 2008.• Stats 11-12 : 11,7 pts à 48,3%, 3,7 rbds et 1,6 pds en 31 min et 25 matches. Reims Ma ville, mes origines. Mes parents, des oncles, sont toujours là-bas. Mon père a joué un peu et là, il entraîne comme mes oncles. J’ai commencé à jouer au basket au Reims Université Club et ensuite je suis allée à Saint- Jacques. J’en suis partie à l’âge de 13 ans aussi j’ai des souvenirs d’enfance. Centre Fédéral Lequel ? Lorsqu’on m’a annoncé la nouvelle que j’allais à Toulouse je me suis mise à pleurer. Je me disais « mince !, je vais quitter toutes mes copines, je vais aller à Toulouse, c’est super loin. » En fait j’ai passé là-bas de très bons moments, au départ surtout humainement, et à prendre conscience que j’aimerais peut-être faire du basket mon métier. On était très bien encadrées et c’est super de partager sa passion avec d’autres filles, d’être au centre de Toulouse avec d’autres sportifs, des footballeurs, des rugbymen et rugbywomen, des golfeurs, des nageurs, j’ai d’ailleurs connu là-bas Coralie Balmy. Je suis rentrée en 4 e et j’ai passé trois ans à Toulouse et deux à Paris. Équipes de France jeunes Je dois avoir deux médailles de bronze (NDLR : trois en fait, au Mondial Espoirs’07, Euro Espoirs’07 et Euro Juniors’05) mais j’ai gardé un souvenir mitigé. On avait de bonnes équipes, on était généralement dans les favoris et ça ne se passait jamais très bien, on perdait souvent en quart de finale, le match qu’il ne faut pas perdre et ça gâche la compétition. Troisième au Mondial des 21 ans et moins (avec Sandrine Gruda et Isabelle Yacoubou), c’était vraiment bien quand on voit que devant nous c’était les Américaines et les Australiennes, qui étaient vraiment au-dessus. Poste 4 à 1,88m On m’avait souvent dit que ça serait compliqué pour moi, que j’étais trop petite. Alors au départ je me disais « ça ne sert à rien, je ne vais jamais m’en sortir, toutes les filles vont être trop grandes, je ne vais jamais pouvoir shooter au panier… » J’ai compris après qu’il fallait se sortir de ses défauts, entre guillemets, et d’en faire des qualités, utiliser ma vitesse, et puis si je ne peux pas shooter en dessous, écarter un peu plus. C’est ce que j’essaye de faire. J’avais pensé un moment à jouer en 3 mais à l’INSEP on m’a formée en 4. Ça ne sert à rien de regarder en arrière mais bien sûr par moments c’est compliqué quand on joue contre des équipes russes où la moyenne de taille, ça doit être 1,88m, ma taille ! En plus j’ai des petits bras, Jennifer Digbeu doit me mettre deux ou trois phalanges quand on est bras tendus, avec Marielle Amant pareil. Je suis petite et en plus j’ai des petits segments ! (rires) Le titre de champion d’Europe’09 Un trop beau souvenir. Je repense au poster que j’avais des anciennes championnes d’Europe dans ma chambre. Je rêvais, je me disais « c’est vraiment fort ce qu’elles ont fait. » Quand j’ai vu ma tête sur le poster, génial. J’ai mis notre poster dans ma chambre à côté de celui de 2001, l’un au-dessus de l’autre. Comme quoi il ne faut pas s’interdire de rêver… Ton Mondial’10 Un bon souvenir. C’était un peu compliqué avec les blessées, on s’est tourné vers moi, j’étais l’option numéro une. Mon but c’était de ne pas décevoir, pallier au maximum l’absence de Sandrine (Gruda), jouer sans complexe. Je pense que je ne m’en suis pas trop mal sortie (11,9 pts et 5,1 rbds). Bien sûr j’aurais préféré que l’équipe fasse un meilleur résultat mais c’était globalement satisfaisant avec une équipe que l’on disait appauvrie. Le dribble (Rires) Qu’est-ce que je suis censé dire là-dessus ? Il faut que j’aie un peu plus la volonté de faire des attaques face au panier, de me dire que j’en suis capable. Le dribble, j’ai progressé, je me suis entraînée (rires), même si j’en n’ai pas un parfait à la Céline Dumerc. La vie à l’intérieur d’un groupe de basketteuses Je n’ai eu que des bonnes expériences avec mes équipes. Mais bien sûr, comme dans tous les groupes, il y a des moments de petites tensions où je peux plus voir la tête de l’autre (rires), « oh ! elle m’a fait ça ! », c’est normal. Nous les filles on est peut-être un peu plus susceptibles que les garçons. Le corps qui fatigue Non, non, je ne le ressens pas, je suis encore jeune. Bon, il y a quand même des périodes où on est un peu plus fatiguée, ça m’est arrivé pendant la série de matches contre Rivas Madrid (en 8 e de finale de l’EuroLeague) où je me sentais crevée. Il faut trouver un moyen de récupérer et ce qui est bien ici c’est que dans notre vestiaire on a jacuzzi, sauna, on peut faire des bains d’eau froide, il y a Nono (Noëlle Matichard), la kiné, qui est là à plein temps pour nous masser, un docteur qui nous reçoit dès qu’on en a besoin, c’est génial. Au niveau d’un club ça peut faire la différence. Être une personnalité à Bourges On est parfois reconnu dans la ville, « c’est la joueuse du Bourges Basket, blablabla… » Mais ça n’arrive pas souvent non plus. C’est bien de savoir que des gens sont derrière nous, ont cette passion du club et du basket féminin. Ça fait chaud au cœur et on a envie de leur faire plaisir. L’obligation d’être numéro 1 en France Oui, c’est normal… Depuis que je suis arrivée à Bourges j’ai appris cette culture de la gagne. On a des obligations entre guillemets, un statut à tenir. Je connaissais le palmarès quand je suis arrivée ici et puis chaque année il y a le discours du président qui nous dit « je veux le titre de championne de France, la Coupe de France et une place au Final 4, ou au Final 8 de l’EuroLeague pour cette année. » Et quand on entend les supporters on sent qu’ils sont habitués à gagner. « Oui, on veut que ce soit comme l’année dernière, etc. » Et quand on arrive à Bourges on n’a pas envie de faire partie de l’équipe qui va faire couler ou du moins baisser le standing du club. Si bien que chaque joueuse qui arrive ici a envie de s’arracher sur le terrain pour faire perdurer ce statut. Quand je joue au Prado, je suis à la maison, personne ne va me piétiner chez moi, on ne va pas perdre. Et ça fait toujours plaisir d’entendre les adversaires qui disent « au Prado, on ne va jamais gagner, c’est mort. » On a envie que les gens continuent de dire ce type de petites phrases. L’EuroLeague Petite frustration car on avait la place de passer. On est tombé sur une équipe de Madrid qui n’était pas beaucoup plus forte que nous. Si on avait eu l’avantage sur elles et les matches à la maison ça aurait pu changer quelque chose. Là-bas à Madrid ce n’était pas une salle
très virulente mais ça aurait pu peser si on avait été à la maison. À la maison, on se sent plus fortes, on ne va pas se laisser dicter les règles sur notre terrain ! Jouer à l’étranger J’y pense car je veux me dire que dans ma carrière j’aurai testé autre chose. Où ? Je ne sais pas. Qui me voudra, où je voudrai aller aussi. Il faut que j’arrive à bien me connaître en tant que joueuse, avoir une maturité suffisante que je peux obtenir en restant pour l’instant en France dans de bonnes conditions, en connaissant les gens qui sont autour de moi. Et ensuite voir autre chose. Je n’ai pas envie de finir ma carrière en France. Je suis un peu ce qui se passe à l’étranger, par Facebook, mais je ne m’affole pas, je ne suis pas trop au courant de ce qui s’y fait financièrement. Quand je voudrai partir je m’intéresserai à la destination. Le Tournoi de Qualification Olympique à Ankara On verra. C’est un peu délicat d’en parler sur le plan personnel, je ne sais pas si je ferai partie de l’équipe ou pas. Sur le plan collectif, de l’équipe de France, j’espère que ça sera un succès avec une qualification pour les Jeux Olympiques. J’ai vu que le groupe France est capable de « J’AI MIS NOTRE POSTER DANS MA CHAMBRE À CÔTÉ DE CELUI DE 2001, L’UN AU-DESSUS DE L’AUTRE. COMME QUOI IL NE FAUT PAS S’INTERDIRE DE RÊVER… » gérer ce genre de moment, sans se mettre trop de pression tout en étant concentré. Quand je suis avec le groupe, je n’ai pas peur, je ne me fais pas de soucis. Participer à la cérémonie d’ouverture des J.O. de Londres Ça serait un rêve. Je me vois regarder ça à la télé, « whaou ! c’est magnifique. » On voit la délégation « France » qui passe et dans sa tête on se dit « j’aimerais bien y participer. » J’espère, je pense, qu’on sera présentes là-bas. Maintenant qui y sera ? On ne sait pas encore. BTS de Communication Je pense à l’après-basket. J’avais arrêté au bac, je voulais être kiné mais je me suis dit que ça serait un peu compliqué de faire ça par correspondance. Il faut que j’aie des gens autour de moi qui travaillent en même temps, pour discuter, m’aider à gérer mon temps, avoir l’impression de travailler. J’avais commencé par correspondance Informatique de Gestion. Le CNED m’avait envoyée tous les cours dans deux gros cartons et quand j’ai vu ça je me suis dit « ça ne va pas être possible ! » Je fais le BTS en trois ans. C’est ma deuxième première année. Je dois valider trois matières à la fin de l’année scolaire et l’année prochaine j’essayerai de boucler le truc. DU CÔTÉ DE CHEZ• MAXI-BASKET 77



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