Maxi Basket n°43 mai 2012
Maxi Basket n°43 mai 2012
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°43 de mai 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Tomar Presse

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 17,2 Mo

  • Dans ce numéro : Ian Mahinmi et Rodrigue Beaubois... la French Connection de Dallas.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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68 MAXI-BASKET « LÉO EST UN GRAND IMPOSTEUR. DERRIÈRE SON AIR DE GENTIL GARÇON... » EVAN FOURNIER Pascal ALLEE/HOT SPORTS Vous souvenez-vous de votre première rencontre ? Léo Westermann : Mais bien sûr ! (Il sourit) Evan Fournier : Oui mon grand ! (Il rit) LW : Je vais commencer à raconter. Alors c’était un match en benjamins… EF : (Il coupe) On les a d’ailleurs torchés, je tiens à le signaler ! LW : Je n’avais quasiment pas joué, peut-être cinq minutes, parce que l’arbitre m’avait sifflé cinq fautes donc voilà… C’était marrant parce qu’à l’échauffement, moi je ne connaissais pas cette équipe, je ne connaissais pas Evan, donc je ne l’avais pas spécialement remarqué. Mais par contre dans le match il nous avait tués... (Il marque une pause) Il avait une choucroute sur la tête ! Celle que l’on peut voir dans la vidéo « C’est quoi ton sport ? » avec Boris Diaw (visible sur Internet) ? LW : Exactement ! Cette coupe-là, avec ses And 1 beiges, façon Timberland… EF : C’est justement une technique d’approche ça ! C’est pour tromper l’adversaire. Il y a eu d’autres affrontements avant de devenir coéquipiers à l’INSEP ? EF : Oui. Il y a notamment eu le TIZ, le tournoi inter-zones, où Léo a joué 40 minutes, ce qui est formellement interdit, il faut le signaler ça ! LW : (Il rit) On avait un blessé ! C’était Vincent Pourchot, et on a eu une dérogation. EF : Non mais il faut expliquer qu’au TIZ, tu es censé faire jouer tout le monde à peu près le même nombre de minutes pour que chacun puisse s’exprimer. En l’occurrence Vincent Pourchot était blessé chez eux, et bien sûr quand tu as un poste 5, grand de 2,20m, tu mets ton meneur pour le remplacer c’est logique ! LW : Attends, j’ai joué quel poste ce match-là ? J’ai joué poste 5. EF : Ouais, d’accord, d’accord… Enfin on a perdu le match parce que Léo a joué 40 minutes. Il y avait Rudy Gobert qui défendait sur lui, sauf qu’à l’époque Rudy faisait 1,80m. Léo, tu aurais pu devenir pivot ? LW : (Il réfléchit) En fait, en équipe de France, je me souviens d’un match contre la Géorgie en moins de 16 ans, Evan et moi on était poste 4 et poste 5 (match gagné 69-47 à l’Euro U16 de 2008, avec 6 points, 6 rebonds, 3 passes de Founier et 5 points, 2 rebonds de Westermann). EF : Ensemble sur le terrain ! LW : Ouais ensemble, on avait gagné. EF : Avec d’ailleurs deux paniers de relation intérieur-intérieur quand même. Étiez-vous déjà proches avant le Centre Fédéral ? EF : Sincèrement, on n’était pas potes. On se connaissait mais Léo ce n’était pas mon grand ami. Je suis arrivé à l’INSEP avec cinq gars d’Île-de-France, c’étaient eux mes potes. LW : Avant ça on s’était vu trois-quatre fois, sur différents matches, on se disait bonjour, c’est tout. C’est à partir de l’INSEP qu’on a commencé à se connaître. Est-ce qu’une rivalité a pu vous séparer au début ? EF : Non, pas du tout. Quand tu rentres à l’INSEP, tu sais que tu es amené à jouer ensemble, à faire des matches, à faire le championnat d’Europe avec les mecs que tu rencontres, ça serait stupide qu’il y ait une rivalité. Du moins s’il y a rivalité, c’est une bonne rivalité, pour se pousser mutuellement vers le haut, mais à aucun moment ce n’était méchant. LW : C’est ça, s’il y a une rivalité, c’est une rivalité saine, c’est pour progresser. C’est à l’entraînement pour gagner chaque petit match, des choses comme ça. Aujourd’hui on est en contact presque tous les jours, on se parle très, très souvent. Donc quand l’un fait un bon match, que quelque chose arrive de bien à l’autre on est super content. On se soutient mutuellement. Qu’est-ce qui vous a rapproché ? Pas forcément sur le terrain, mais dans la personne en ellemême. EF : (Instinctivement) Sincèrement, je pense qu’on a appris à se connaître sur le terrain. Parce que, par rapport aux autres de notre génération – enfin c’est ce que je pense – on a vite compris qu’on pouvait être très fort ensemble et qu’on avait à peu près le même point de vue sur le terrain. C’est d’abord ça qui nous a rapproché. LW : C’est vrai que quand on est arrivé à l’INSEP, on n’avait pas vraiment les mêmes délires. EF : En même temps, les mecs de l’Est (Léo est alsacien,ndlr), ils sont un peu différents de nous ! LW : C’est ce que j’allais dire, mais à l’inverse : lui c’est le gars qui n’a jamais rien vu à part Paris ! (Ils éclatent de rire) Non mais les mecs de Paris, ils croient qu’ils sont seuls au monde. Dès qu’on faisait des déplacements, ils trouvaient incroyable qu’il y ait des McDo dans les autres villes, ou... EF : (Il coupe) Ah non, non, non ! Ne confonds pas Mourad Benkloua (aujourd’hui espoir à Roanne) qui n’était jamais sorti de Paris 19 e et moi s’il te plaît. LW : Vraiment, les mecs de Paris se croient tout permis, c’est fou ! EF : Ce qu’il faut dire, c’est qu’à l’INSEP on est arrivé à cinq de l’Île-de-France, et trois de l’Est, dont Vincent Pourchot, qui – et je dis ça en étant très honnête – ne connaissait rien ! (Léo éclate de rire) Quant à Mathis Keita, il ne savait pas ce qu’était le KFC. Léo, c’est vrai ou pas ? LW : Oui, oui. EF : Mathis disait : « Eh les gars, venez on va au fast food où il y a du poulet. » Bon, maintenant, tu vois ce qui nous a fait douter ? LW : J’avoue, j’avoue, c’est chaud. Vous aviez le basket comme même moteur. C’était la seule chose qui vous intéressait déjà à l’époque ? LW : Oui, à cette époque-là, c’était basket-basket. Enfin il y avait aussi le double projet : études-basket. EF : Gros double projet, GROS double projet ! (Ils rient) Qui était le moins attentif en cours ? LW : C’est simple, il y en a un qui a le bac, l’autre qui ne l’a pas. EF : Voilà, c’est ça. Mais si Léo et moi on a été si proches, c’est
L aussi parce qu’on s’est retrouvé en N1 très tôt, dès la première année. On était en chambre ensemble, on était les deux jeunes de l’équipe et on avait déjà des responsabilités donc je pense que ça nous a aidés aussi. Evan, tu nous as raconté dans un précédent numéro quelques bêtises que tu faisais avec tes potes à cette époque, les soirées improvisées à l’INSEP, etc. Tu n’avais pas mentionné Léo. EF : Alors il faut savoir que Léo est un grand imposteur. Un grand imposteur car derrière son air de gentil garçon, il était dans tous les coups ! LW : (Il éclate de rire) Arrête, arrête, ma mère va lire ça, elle va me taper sur les doigts. Il y a prescription… LW : Bon d’accord, c’est vrai que j’avais le chic pour être dans tous les coups mais ne jamais me faire remarquer. Je devais toujours me dénoncer pour faire genre le gars solidaire parce que personne ne me voyait. EF : Raconte l’ouverture de porte. LW : On fait une petite fête, il y a environ 20 personnes dans une petite chambre. La surveillante frappe et c’est moi qui ouvre la porte. EF : Et il lui dit : « Bonjour, est-ce que tu veux rentrer ? » C’est fou ! LW : Voilà, et le lendemain, Lucien Legrand convoque tout le monde à part moi. Donc cette allure de jeune garçon posé n’est qu’une façade ? EF : Tu peux être posé tout en étant déconneur, c’est juste que… De toute façon, cette année-là, on faisait les bêtises à 10, à 12. Tout le monde. LW : La deuxième année, c’était vraiment une année incroyable au niveau de l’ambiance, je pense qu’on ne verra plus jamais ça dans notre vie. C’était vraiment génial, tout le monde s’entendait super bien. On était jeunes, on était cons. En dehors du basket, vous aviez les mêmes passions ? LW : Evan ne sait rien faire d’autre en dehors du basket. Pascal ALLEE/HOT SPORTS EF : Non mais ça, ce sont des grandes balivernes parce que Monsieur Léo Westermann… LW : (Il coupe) Attends ! En sport, à part le basket, Evan, t’es nul à chier. EF : On faisait des foot à l’INSEP et le gars fait du 56, c’est normal qu’il mette des grosses bastos ! LW : Non je fais du 50. En tout cas, ping-pong, tous les sports qu’on a pratiqué, je n’ai jamais vu un gars aussi nul que toi. Aujourd’hui, plongés dans le monde pro, cette ambiance vous manque ? EF : Ouais, quand même… À l’INSEP, il y a certains aspects incroyables, au niveau de l’ambiance, être tout le temps avec tes potes, tout ça tu le regrettes. Donc moi personnellement, oui ça me manque mais on savait qu’on allait passer par là. LW : Moi ça me manque aussi, mais on en a profité. Après je pense qu’on a eu de la chance aussi. Evan, à sa sortie de l’INSEP, a été à Nanterre dans une équipe très jeune, et moi, là, à l’ASVEL, je suis aussi tombé dans une équipe très jeune avec une superbe ambiance. On a été mis dans le monde pro avec une bonne transition. EF : À Nanterre je ne me sentais pas tant pro que ça, parce que j’étais sur Paris, je voyais mes gars de temps en temps… LW : (Il coupe) Quoi ? De temps en temps ? Il fallait te réveiller ! EF : Quand même ! C’est vraiment quand j’ai quitté Paris que j’ai senti le changement. Parfois, vous ne vous dites pas que vous aimeriez être un jeune « lambda », qui va à la fac ? LW : Non, du tout. Si je pouvais jouer au basket tranquillement, sans médias, sans trucs autour, ça m’irait très bien aussi mais après ça va avec le monde professionnel. On s’y fait. EF : Je vis avec Laura, une ancienne basketteuse qui a été à l’INSEP et qui maintenant va à la fac, j’ai la chance de pouvoir comparer les deux et à aucun moment donné je ne regrette mon ancienne vie de personne dite lambda. LW : Pareil pour moi. Je vis avec ma copine, elle va à la fac. EF : On se rend vraiment compte qu’on est des privilégiés. Quel est votre plus beau souvenir ensemble ? LW : On a fait deuxième au championnat d’Europe (Euro U18 En LES GRANDS ENTRETIENS re, , ► de• MAXI-BASKET 69 « EN SPORT, À PART LE BASKET, EVAN, T’ES NUL À CHIER » LÉO WESTERMANN



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