Maxi Basket n°38 décembre 2011
Maxi Basket n°38 décembre 2011
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°38 de décembre 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Tomar Presse

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 15,2 Mo

  • Dans ce numéro : 9 jours avec Tony Parker.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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P.Allée-H.Bellenger/FFBB 70 maxi-basket T out le monde sait la difficulté d’un promu à rester dans l’élite. Lyon ne veut pas rater le coche. En dehors de ses fragilités sportives, le club a toutes les cartes en main pour se faire une place en Ligue. La ville de Lyon cherche depuis longtemps à développer le sport et ses équipes pro. En 2002, la mairie sollicite Sernin Marichal, actuel président du LBF, pour emmener la nouvelle union entre les clubs lyonnais du FCL et de l’ALGM « le plus haut possible. » Six ans plus tard, un projet d’envergure est en marche avec une nouvelle salle dédiée au basket féminin, et nouveau staff. Olivier Ribotta est contacté. « Je voulais piloter un projet ambitieux, novateur. On a eu le coup de foudre entre le président et moi, une vraie aventure humaine », explique le GM. Lyon monte en Ligue avec une saison d’avance sur le projet initial, et doit, plus rapidement que prévu, intégrer les obligations du haut niveau. Avec un énorme travail de structuration, l’expérience de chacun est la bienvenue. « Au début de saison, il y a eu des petits soucis d’organisation, des choses qui paraissaient logiques pour moi, j’ai soulevé quelques problèmes pour aider », explique Audrey Sauret, capitaine de l’équipe. « Cette année on apprend », confirme le président. En passant de la Nationale 2 à l’Élite en quelques années, le budget a dû suivre le rythme. Les partenaires et les collectivités ont épousé le projet en augmentant leur participation. Le budget du LBF s’élève cette saison à 1.200.000 € (environ 600.000 des collectivités et 600.000 des privés). Et pour pérenniser son développement économique, le LBF a aussi créé sa Société Anonyme Sportive Professionnelle, la seule de la Ligue avec Bourges. Pourtant, pour Sernin Marichal, être dans une grande ville n’est pas un plus significatif. Le LBF partage la ville, aides, public et médias avec l’omniprésent Olympique Lyonnais, le populaire LOU Rugby et les masculins de l’ASVEL. « Il y a beaucoup de sports à Lyon et il faut partager. C’est plus facile de ramener 280.000 à Bourges parce qu’il n’y a que ça ! » Cette saison, le président salue l’effort particulier des collectivités pour l’accompagner dans son projet (une aide passant de 200.000 à 580.000 euros), mais s’inquiète de l’avenir. « Aujourd’hui, on crée. Mais dans quelques années, on n’aura plus 50/50. On aura 30/70, il faudra aller chercher les 70 de sponsors. Je suis allé à Vilnius il n’y a pas longtemps, parce que je pense qu’il y a peut-être des choses à aller chercher. On n’attend pas que ça nous tombe tout cuit dans la bouche. » Capter l’attention Deux clubs au plus haut niveau du basket français, l’un féminin et l’autre masculin, cohabitent donc pour la première fois à Lyon. C’est assez rare dans la cartographie du basket français pour être souligné. « C’est lié à une• Ci-dessus, la Caennaise Julie Legoupil a participé à la montée en puissance du club.• Ce jour-là Pierre Bressant était heureux : il avait gagné le Trophée Coupe de France 2009 à Bercy. Eli
« Il faut faire un effort supplémentaire parce que c’est du féminin. » Sernin Marichal capacité économique », explique le président de la Ligue, Thierry Balestrière. « Jouer sur la mixité, c’est compliqué. » Selon lui, il faut surtout profiter de « la volonté politique des collectivités de promouvoir le sport féminin. Si vous êtes au bon moment au bon endroit, avec un projet de sport féminin, ça peut aider. » Le président du LBF croit en ce projet, fier de ses filles. « Elles sont élégantes et elles sont aussi attachantes. » Les valeurs humaines sont essentielles pour le club. « Nous avons de la convivialité, de l’amitié, du partage. » Mais il sait que cela ne suffit pourtant pas. « Ce n’est pas normal, mais il faut faire un effort supplémentaire parce que c’est du féminin... » Cet effort passe par une valorisation des richesses du club : ses filles. Dans l’avenue qui longe la salle Mado Bonnet, on comprend tout de suite que l’antre est dédié au sport féminin avec les posters géants des joueuses sur la façade principale. Le LBF se démarque pour capter l’attention à travers sa communication et son marketing. Lyon a bénéficié de deux éclairages nationaux avec un reportage sur M6 et sur leMonde.fr l’année dernière. Le sujet principal : la tenue des filles, inédite en France. Les robes ont créé en Ligue 2 un véritable buzz. « Ils ont cherché à développer un secteur que finalement peu de clubs ont cherché à développer : le côté féminin. Ça me plaît, ça n’a pas toujours été mis en valeur dans le basket », explique › › › REPORTAGE• maxi-basket 71 PIERRE BRESSANT, HEAD COACH L’ancien joueur pro a brillamment rempli sa mission en rejoignant l’Élite. Mais le travail continue. « pour aller en Pro, il nous fallait tout de suite un coach avec une approche professionnelle des choses, capable d’aller le plus haut possible avec nous », explique Olivier Ribotta. Ce coach sera Pierre Bressant, ancien entraîneur du GM. D’origine américaine (son accent le trahira toujours !), Pierre est devenu une figure locale. L’ancien international est l’un des meilleurs passeurs de l’histoire du basket français, détenteur du record de passes décisives sur un match (28). Finissant sa carrière de joueur à Jet Lyon, il entraîne à Bron puis devient assistant coach à l’ASVEL à partir de la saison 2003-04. Il rejoint le LBF à l’été 2008. Dès la saison 2008-09, il fait monter l’équipe en Nationale 1 avec 37 victoires pour autant de rencontres et le Trophée Coupe de France. Puis tout s’enchaîne jusqu’à cette montée en Ligue acquise l’année dernière. « Le niveau n’est plus le même, il faut en faire plus », explique cet acharné du travail. « Il est très exigent avec lui-même et avec les autres », explique le GM, « mais la réussite ne passe que par le travail. Il passe 12 heures par jour à la salle en ce moment et il voudrait que tout le monde fasse pareil, mais ce n’est pas si évident que ça ! » L’entraîneur à « l’approche sportive un peu particulière et au caractère un peu atypique », garde toute la confiance du GM pour redresser la barre en championnat. « Il faut gagner les matches, psychologiquement, on est atteint, avec tout ce travail non récompensé, il va falloir aller chercher la victoire car dans cette Ligue, n’importe qui peut battre n’importe qui. » Le 20 novembre, la victoire face à Mondeville (67-56) a redonné un large sourire au coach. lC.P. Jean-François Mollière



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