Maxi Basket n°38 décembre 2011
Maxi Basket n°38 décembre 2011
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°38 de décembre 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Tomar Presse

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 15,2 Mo

  • Dans ce numéro : 9 jours avec Tony Parker.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Jean-François Mollière 56 MAXI-BASKET Steed Tchicamboud : « Quand Choulet a été écarté de Roanne, j’étais sur l’application Twitter de mon téléphone et bam ! Je l’ai su direct. » Le président Gilbert Mittelhaeuser, un soir de victoire David Noel, Alex Acker, Jamal Shuler, Tremmell Darden, Ben Woodside… La liste des Américains qui tweetent plus vite que leur ombre ne saurait être exhaustive ; ceux-là sont capables de poster un message à chaque heure de la journée – à se demander parfois quand ils dorment ! « Il ne faut pas oublier que nous sommes loin de notre famille », rappelle Taylor Rochestie (@Trochestie), le meneur US du Mans. « Je ne suis pas très accro à Facebook, je ne tiens pas tellement mon compte à jour mais Twitter, oui, c’est plus moi. » Tchicamboud et « L’amour est aveugle » En copiant le coéquipier américain, c’est ainsi que le basketteur français prolifère sur les réseaux sociaux. Dans certaines équipes comme l’ASVEL, Chalon et Le Mans, c’est quasiment la totalité de l’effectif que l’on peut retrouver sur Twitter. Deux catégories d’usagers se distinguent : les pros d’un côté, les amuseurs et geeks (accros) de l’autre. Tony Parker appartient évidemment à la première catégorie. Avec plus de 470.000 personnes abonnées à sa page Facebook et plus de 100.000 à son compte Twitter, @tp9network a rapidement compris combien la présence sur les réseaux sociaux était primordiale. « J’ai décidé de m’y intéresser pour communiquer avec mes fans et être encore plus proche d’eux. Des photos, des vidéos, des news… Plus tu leur donnes des choses et plus ils en veulent », expliquait-il lors d’une interview réalisée au Hub Forum (visible sur locita.com). Comme la majorité des stars NBA, il a fait de l’interactivité avec ses fans une priorité. « J’essaie toujours de répondre à mes fans. J’essaie de faire une fois par mois des tchats, pour pouvoir répondre à toutes leurs questions. On fait des jeux, on fait gagner des maillots, j’essaie d’être toujours interactif avec eux. La cible c’est plus les 12-18 ans. » Derrière Parker et le phénomène Johan Pétro (voir encadré), ou les NBA ers comme Boris Diaw (@theborisdiaw), les basketteurs français à l’utilisation des réseaux sociaux aussi réfléchie sont
rares. Certains écrivent parfois des messages sérieux, à l’instar de Charles Kahudi – « C’est pour tenir informer les supporters ou dire des trucs que je pense par rapport à des problèmes réels, des problèmes de société » – mais ils ne sont que la partie visible de l’iceberg. Les autres basketteurs se servent de Facebook ou Twitter comme de simples quidams, pour rigoler, se marrer, chambrer. Sans surprise, Ali Traoré (@bomaye12) est passé ceinture noire dans l’art du gazouillement hilarant (voir encadré). Une grande gueule dans la vie réelle devient ainsi… une grande gueule dans le monde virtuel. « Dès que j’ai une connerie à dire, je la mets sur Twitter », reconnaît sans peine Steed Tchicamboud. « Il n’y a pas très longtemps, je regardais une émission sur TF1, j’en parlais avec mes followers (suiveurs, personnes abonnées au compte d’une personne). C’était « L’amour est aveugle », j’écrivais des conneries là-dessus, je vannais les meufs de l’émission et des personnes me répondaient, on se marrait. » Une personne qui « suit » plusieurs basketteurs pourra ainsi assister en direct à des discussions entre joueurs. C’est Tchicamboud qui écrit que Rochestie est le meilleur meneur de Pro A, c’est Nicolas Batum (@nicolas88batum) qui lui répond « fais gaffe à ce que tu dis, tu as l’ASVEL vendredi » ; c’est Mbaye qui se demande ce qu’il doit faire de son pain aux raisins alors qu’il a une gastro et c’est Edwin Jackson (@edjacks) qui lui conseille « mange-le mec ». Batum est drogué, Albicy est un geek Attention, car au royaume de Twitter et Facebook, la plupart du temps, il est tacitement convenu que mieux vaut deux phrases inutiles plutôt qu’une réflexion pertinente. Les basketteurs n’échappent – malheureusement – pas à cette règle. Ils écrivent à propos de tout, et surtout de n’importe quoi. Untel mange une pomme ? Il l’écrit, des centaines, parfois des milliers de followers le savent. Certains sont tombés dans l’addiction. « Je ne suis pas accro mais quand on a rien à faire de notre journée il faut bien trouver quelque chose », se défend Giovan Oniangue (@GioOniangue), précisant que sur une échelle de 10, son utilisation des réseaux sociaux, principalement Facebook le concernant, serait de 8. « C’est une drogue, vraiment », confie un accro anonyme, FabienC. arrière français de Cholet. Si FabienC. n’a pas de compte Twitter, c’est parce qu’il ne veut pas resombrer, retomber dans l’addiction qu’il a connu avec Facebook. « J’ai plein de potes qui me disent de rejoindre Twitter mais j’essaie de résister sinon je sais que je vais devenir accro. Facebook, au début je ne voulais pas mais une fois que je me suis inscrit, je passais mon temps dessus. Pendant un moment, même quand je jouais au poker c’était sur Facebook, quand je rentrais chez moi c’était mon premier réflexe, j’y passais tout mon temps. Maintenant j’ai réduit, je ne reste plus des heures devant l’écran. » Ce repenti n’hésite pas à balancer le nom de ses collègues. « Nico Batum est tout le temps dessus. Quoi qu’il fasse il le met sur Facebook. Il est dans le train ? Il écrit : je suis dans le train. » Abdou Mbaye donnera également le nom de Batman, ajoutant Aaron Cel (@AACel45) qui évolue aujourd’hui en Pologne et Ali Traoré : « une fois qu’il s’est lancé, cet été, on ne l’a plus « Dès que j’ai une connerie à dire, je la mets sur Twitter » Steed Tchicamboud...,.. I. —u ? gm b,. der, UGlWtrr Ten Neari.4...,.iil i w+.t. M.y sw.r, w,..'IW.r..[✓QW 1 3 XI= NW 4 wr•koArir`Kar.Y4lwM h wrl..-kMai -an•illso pa. Infolo..r.-iri. ;l,* swJmr+.e,eJwrimrhr.rrFtr.a,d.i41 1,my Narlm+.plmla...warium. b,.r..r.emln ▪ {am.•LrLLiQivErihe rie,rprCF, ▪ JAfr Y. +Jn..n..• arrêté ! » Un autre nom reviendra en masse dans la bouche de nos interlocuteurs. « Andrew Albicy ! », lance instantément Charles Kahudi. « C’est un geek. Son téléphone, il doit l’avoir 24h24 dans les mains. Il en a deux, il écrit sur le premier, il a le deuxième dans l’autre main, main droite, main gauche, il est à l’affût, Facebook, Twitter, il enchaîne ! », se bidonne l’ailier manceau. Accusé @ andrewalbicy, levez-vous ! « Ils m’ont balancé ? Oh les salops ils m’ont vendu ! C’est Ali Traoré le plus accro, je suis sûr que c’est lui qui te l’a dit de toute façon. » Perdu ! Wright, Salyers, Spencer et la picole Une addiction entraîne forcément des excès. Or si, sur Facebook, certains n’acceptent pas toutes les demandes d’amis – « Désolé pour les gens qui aimeraient être ami avec moi mais j’essaie de trier à fond pour ne garder que mes proches », confie Fabien Causeur – mais ce n’est pas le cas de tous : « J’accepte tout le monde. Mon compte, c’est ouvert, les amis, les supporters, les fans », explique Albicy. L’interactivité avec les fans a de bons côtés, ainsi Tchicamboud a trouvé un moyen d’occuper quelques soirées en jouant à la Playstation contre des internautes chalonnais « rencontrés » via les réseaux sociaux, mais elle a surtout ses limites. Une ligne jaune qui a déjà été franchie. En écrivant toujours plus, en postant toujours plus de photos, de vidéos, les basketteurs oublient parfois qu’ils ont parmi leurs amis Facebook de simples supporters et que leur compte Twitter est, sauf rares exceptions, public. D’où quelques débordements… Christophe Le Bouille peut témoigner, lui qui a notamment eu à gérer les cas Zack Wright, Dee Spencer et Marc Salyers. « Spencer, il y a eu un vrai recadrage par rapport à des déclarations qu’il avait pu faire sur son compte Facebook qui étaient limite diffamatoires à l’égard du club. Je savais que Zack, Spencer et Salyers sortaient, picolaient. On a passé un message à Zack, ce n’était pas la peine de se mettre en photo sur Facebook dans des états pas possibles. C’était d’abord lui qui allait être pénalisé car les gens allaient moins lui pardonner qu’à d’autres en disant : il n’avait qu’à pas sortir hier et se mettre dans un état comme ça. » LE SAVIEZ-VOUS ? Un « tweet » est un « gazouillis ». Il est donc tout sauf anormal que Twitter ait décidé d’opter pour un oiseau comme logo de son réseau social. Mais connaissez-vous le nom de cet oiseau ? C’est sur le compte de la marque qu’il a été dévoilé : Larry. Larry l’oiseau, donc. Cela ne vous dit rien ? En anglais, ça donne « Larry Bird ». Le logo de Twitter serait donc un hommage au mythique basketteur des Celtics. Pour ceux qui ne sont pas convaincus, sachez que Biz Stone, l’un des co-fondateurs du réseau social, est né et a passé son enfance à Boston. DOSSIER• MAXI-BASKET 57 Mir,rrr.lo..4. #.rYw.Rrw..s CHEZ LES COACHES DENIS, LE SEUL ! Christophe Denis est, à notre connaissance, le seul entraîneur de Pro A à disposer d’un compte Twitter (@ChristDenis1973). Ce réseau peut-il servir aux coaches ? Christian Monschau va-t-il se vexer ? Son meneur Andrew Albicy nous a dit accepter que quiconque devienne son ami sur Facebook. Même son coach ? « Ahah non je n’accepte aucun coach ! Si je le fais je ne vais pas être tranquille », se marre Andrew. D’une manière générale, tous les joueurs ont assuré que leur coach respectif ne s’intéressait pas à ce que ses joueurs publient sur les réseaux sociaux. « Erman Kunter, Facebook, il s’en fout un peu je pense », estime Fabien Causeur. Mais la réflexion de l’arrière choletais ouvre une voie : « Moi si j’étais coach, j’irais regarder les profils de mes joueurs. S’ils ont écrit à 5 ou 6 heures du mat’tu sais qu’ils sont sortis la veille, etc. » Un coach pourrait-il scruter les profils Twitter et Facebook de son joueur ou d’une recrue potentielle comme un patron « classique » le fait désormais pour un salarié « classique » ? L’idée n’est pas si saugrenue. Reste qu’actuellement, à notre connaissance, les coaches de Pro A utilisent Facebook uniquement dans le cadre privé, tandis qu’un seul dispose d’un Twitter en la personne de Christophe Denis. Serait-ce dans le but d’espionner ses joueurs, Denis la malice ? Non, loin de là. « Je me suis acheté un iPad cet été, il y avait une application Twitter, raison pour laquelle je me suis inscrit sur ce truc-là. » Depuis son inscription, il a écrit deux messages, puis… plus rien. « Je me suis tout de suite douté que ça allait être dangereux. Je lis les conneries de Jacques Monclar, Arnaud Lecomte, mais qu’est-ce que je peux marquer ? « Super entraînement », « bon match » ? Je ne sais pas quoi écrire. Je n’ai pas à raconter des faits de vie personnelle et tout ce qui est de l’ordre professionnel peut être sujet à de mauvaises interprétations. » C’est ainsi dans le monde virtuel : le coach ne « suit » pas son joueur et le joueur n’est pas « ami » avec son coach.



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