Maxi Basket n°38 décembre 2011
Maxi Basket n°38 décembre 2011
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°38 de décembre 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Tomar Presse

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 15,2 Mo

  • Dans ce numéro : 9 jours avec Tony Parker.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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30 MAXI-BASKET Le Californien, qui ignorait tout d’Aubenas il Aux y a encore côtés de six Ron mois, Stewart, s’adapte l’homme parfaitement qui l’a véritablement à lancé campagne dans le grand bain du ardéchoise. professionnalisme.
« Bang et bang » Arrivé au centre de formation de Levallois à l’âge de 15 ans, Masingue fait ses grands débuts chez les pros dès la saison suivante. Le club est alors en Pro A et derrière la star locale, Moustapha Sonko, Vincent joue les utilités en grappillant quelques minutes çà et là jusqu’en 1996, où il part s’aguerrir un an durant à Bondy, alors en Nationale 2. À son retour, à l’orée de la saison 1997-98, le club est redescendu en Pro B à sa propre demande, faute de finance. Sans le sou, le club décide de confier son destin à une poignée de gamins issue du centre de formation et qui n’a pas encore fait ses preuves chez les professionnels. Sacha Giffa, Brice Bisseni, Fred Nkembe, SteeveEssart, Mansour Thiam, Vincent Masingue... La bande de potes qui a appris le basket et grandi ensemble est alors dirigée par Ron Stewart et encadrée par deux Américains, le naturalisé Jim Deines, un intérieur de métier qui connait bien la France et James Scott, un scoreur passé par la NBA avec le Miami Heat. « À l’époque, on vivait ensemble, on partait en vacances ensemble, on sortait ensemble, on était des potes et coéquipiers à la fois », se remémore Vincent. L’attelage manque peut-être de métier mais il a pour lui la jeunesse et la soif de jouer qui va avec. Stewart décide alors de jouer la carte jeune à fond et impose à ses troupes un rythme d’enfer, fait de press tout terrain et de contreattaque à outrance. Et contre toute attente, le pari fonctionne. Levallois balaie la Pro B tel un ouragan (26v-8d). Cette équipe passera à la postérité sous le nom de « Cardiac Kids », un des nombreux surnoms trouvés par Ron Stewart. « Il en avait un pour chacun de nous. Sacha, c’était le Shaker. Brice, born to dunk. Nkembe, The Body. Essart, Speedy. James Scott, Easy et Mansour, c’était Money, parce que quand il shootait c’était money in the bank. » Masingue héritera lui du diminutif de « Bang Bang. » « Pour mes coudes, bang et bang », expliquet-il en mimant une prise de rebond. Même si aujourd’hui, Ron Stewart avance une autre explication. « Il donnait des coups et en plus à l’époque, il avait un très bon shoot à mi-distance », détaille l’assistant du Paris Levallois. « Pour moi, c’était automatique, le premier bang c’était le coup, le deuxième bang, c’était son shoot à trois, quatre mètres. » De cette période dorée, l’homme en garde des souvenirs gravés à jamais. « C’était vraiment très fort parce que c’était le premier titre de ma carrière et puis c’était avec mes copains et c’était inattendu. Tu joues avec des mecs avec qui t’as grandi, tu les connais super bien, c’est différent. Et ça, ça n’existe plus dans le basket aujourd’hui. J’ai eu la chance de passer directement d’Espoirs à pro avec toute une génération, ce qui n’est pas du tout imaginable aujourd’hui. On avait deux Américains au départ, un s’est blessé en cours de saison et on ne l’a pas remplacé. On a fini la saison avec un Américain et sept jeunes, c’est désormais quelque chose d’inconcevable. Moi, j’ai eu la chance de le vivre et j’en suis conscient. » Le burger « à l’italienne », dégoulinant de fromage fondu, qui sort tout juste des cuisines ramène un instant toute la table au présent. « Il avait le profil idéal » Après sept journées de Pro A, le Paris Levallois pointait à la 3 e place du classement, avec cinq victoires pour deux défaites. Un début de saison canon pour une équipe que l’on n’attendait pas forcément à pareille fête, surtout après une saison 2010-11 des plus poussives. Bien que statistiquement, Vincent ne truste pas les premières places, sa présence au club coïncide avec ce renouveau, et ce n’est certainement pas un hasard. « On est allé le chercher parce qu’il avait le profil idéal pour ce qu’on cherchait, justement », avance Ron Stewart. « Le joueur, l’état d’esprit, on savait qu’il allait amener du professionnalisme dans le groupe et c’est un combattant, on avait besoin de ça. » Première rotation intérieure cette saison, Vincent s’est vu confié la tâche de bouger Lamont Hamilton à l’entraînement, pivot talentueux mais parfois trop facile sur le terrain. « Je suis tout de suite arrivé en lui disant que j’étais là pour l’aider, le pousser au quotidien aux entraînements parce qu’il a besoin de ça pour exprimer tout son talent, mais je n’étais pas du tout là pour lui prendre sa place et il l’a très bien compris », juge-t-il. « Christophe Denis m’a aussi demandé de ramener ma défense, mes rebonds et aussi cet esprit de guerrier, de combattant qui leur avait fait défaut l’année d’avant. Apporter une pierre à la construction de l’état d’esprit de l’équipe, être un peu le garant des valeurs que Christophe cherche à défendre… Pour ça, il s’appuie beaucoup sur moi. » Par séquence, Vincent a même rappelé à ceux qui l’auraient oublié qu’il n’est pas qu’un intérieur de devoir. 8 points et 5 rebonds en 15 minutes à Villeurbanne, 10 points et 10 rebonds en 18 minutes la semaine suivante à Pau, le pivot a sorti quelques moves que l’on n’avait plus l’habitude de voir. « C’est que tu n’as pas forcément bien suivi la saison dernière », rétorque-t-il du tac au tac. « Quand Damir Krupalija et Rick Hughes se sont blessés, j’ai dû assurer un rôle de titulaire et je m’en suis pas mal sorti. » De toute façon il y a longtemps qu’il ne court plus après les stats. « Un titre européen, beaucoup de joueurs n’en ont jamais gagné. » Gagner des matches lui suffit et, même si cela signifierait une baisse probable de son temps de jeu, il voit d’un très bon œil le possible arrivée de Joakim Noah au PL, dont il est de plus en plus question. « Je serais très content qu’il vienne, pour plusieurs raisons. D’un point de vue sportif, ça rapporterait une vraie plus-value à notre équipe et ça nous ferait sûrement changer de catégorie et peut-être même d’ambition. Pour le PL en général aussi ce serait bien parce que ce serait une grosse opération de communication autour du club. Et puis je pense que ce serait un mec très intéressant et j’aimerais bien le connaître, le côtoyer tous les jours. En plus Lamont peut jouer poste 4, il a une vraie capacité à s’écarter. Ensuite les minutes… Moi j’ai pas de stats à faire, je suis vraiment dans un projet d’équipe, plus que les autres peut-être, parce que c’est sûrement ma dernière année et si je peux finir en soulevant un trophée, ça me ferait vraiment très plaisir. » Durant sa carrière, il est vrai que Vincent n’a pas collectionné les trophées outre mesure. Un titre de champion de Pro B en 1998 avec Levallois, une Semaine des As en 2005 avec Nancy et une coupe Korac en 2002, toujours avec le club lorrain. Pas énorme, même si le joueur refuse de minimiser ses exploits. « Un titre européen, beaucoup de joueusr n’en ont jamais gagné », fait-il remarquer. « Pour moi, c’est sans doute le plus beau au niveau sportif et personnel, ce titre signifie beaucoup pour moi parce qu’en début de saison je ne jouais pas beaucoup. J’avais vraiment à cœur de montrer ma valeur et j’ai eu l’opportunité de jouer parce que Cyril Julian s’est blessé le jour de la finale aller et j’ai sûrement fait le meilleur match de ma vie le jour de la finale retour. » À Vody, au match retour, Vincent avait terminé meilleur joueur du match avec 24 points et 14 rebonds. « D’avoir fait cet accomplissement-là, sur le match le plus important, c’était exceptionnel et ça m’a permis de vraiment lancer ma carrière. Derrière, j’ai fait une saison en tant que titulaire à Nancy, je suis rentré en équipe de France… Ce titre m’a vraiment permis d’accéder au haut niveau. » Pas toujours avec succès, cependant. « Mes doigts me font mal tous les jours » Sur la lancée d’une bonne saison 2005, Claude Bergeaud le convoque en Bleu en vue de l’Euro serbe, une compétition que Vincent n’a jamais disputé malgré ses 27 sélections. « Je me fais une blessure au mollet quinze jours avant la compétition, REPORTAGE• MAXI-BASKET 31



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