Maxi Basket n°38 décembre 2011
Maxi Basket n°38 décembre 2011
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°38 de décembre 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Tomar Presse

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 15,2 Mo

  • Dans ce numéro : 9 jours avec Tony Parker.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 24 - 25  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
24 25
24 MAXI-BASKET COULISSES Le lieu Bar de l’hôtel Mercure, à Dijon. Le jour Vendredi 11 novembre. L’heure De 20h00 à 21h45. Le décor Une table, deux fauteuils, un canapé, deux Perrier Citron et deux Coca Light. « QUAND TU ES PROMU, TU AS QUAND MÊME CETTE PETITE HANTISE DE VRAIMENT GALÉRER. » PASCAL DONNADIEU eu un ouf de soulagement après notre première victoire à Hyères-Toulon. Cela prouve qu’on est dans les clous. JLB : Même s’il n’y a pas de vérité. La première année de Pro A avec le HTV, on a une première victoire rapidement mais on enchaîne avec sept défaites consécutives. PD : Quand tu es promu, d’autant plus quand c’est la première fois dans l’histoire du club, tu as quand même cette petite hantise de vraiment galérer. Je me souviens du cas de Brest il y a quelques années, une saison catastrophique. Tu as peur de ne pas être à la hauteur. Dans vos recrutements respectifs (Covile et Brun à Nanterre, Dixon et Marshall à Dijon), vous avez misé sur des joueurs reconnus en Pro A. La difficulté du championnat n’autorise plus de paris ? JLB : On n’est pas sur des paris mais sur des joueurs qui ont besoin de prouver quelque chose. Zach Moss, Bobby Dixon et Sean Marshall, pour des raisons diverses et variées, ils ont quelque chose à prouver cette année. Et ce sont des joueurs expérimentés dont on a besoin quand on arrive de Pro B. PD : On n’avait quasiment aucun joueur qui avait l’expérience de la Pro A. Le minimum, c’est d’essayer de recruter quelques joueurs qui avaient cette expérience. Cela s’est fait naturellement, on ne pouvait pas faire trop de paris. Les agents ont-ils tendance à abuser des promus, en proposant par exemple des joueurs un peu surévalués ? JLB : Paradoxalement, j’ai plus souffert de ça l’année dernière. On était le deuxième plus gros budget de Pro B donc ils nous ont peut-être vu arriver. PD : En Pro A ou Pro B, c’est un peu le même milieu avec les mêmes agents, on a tendance à se connaître. C’est à nous de marquer nos territoires. C’est peut-être plus facile quand on est promu, les gens savent qu’on n’a pas trop de moyens. Il y a des joueurs qui ont envie de tenter leur chance en Pro A et il y a toute une population qu’on ne toucherait pas en temps normal. On évoque la possibilité d’augmenter encore le nombre obligatoire de JFL en Pro A. Qu’en pensez-vous ? JLB : Il faut un vivier derrière qui, aujourd’hui, n’existe pas. Le problème est aussi compliqué en Pro A qu’en Pro B. En Pro B, si tu as un joueur majeur JFL qui se pète, tu peux déjà baisser tes objectifs car quoiqu’il arrive, tu ne peux pas retrouver un joueur de ce niveau sur le marché. Je n’ai pas d’a priori sur le fait d’augmenter le nombre de JFL, si ce n’est qu’il faut trouver des solutions en amont pour qu’on puisse avoir un vivier conséquent. PD : Il a tout dit. Je pense que tous les coaches de Pro A ont envie de faire jouer des JFL. Mais il faut que les gens restent raisonnables au niveau des tarifs. JLB : Les futures décisions à ce sujet doivent prendre en compte ce qu’on souhaite faire du championnat espoirs. Et aussi, dans le projet du nouveau président de la ligue, quelle va être à l’horizon 2014-2016, la nouvelle formule du championnat ? Vous avez tous les deux obtenu votre première victoire contre Hyères-Toulon cette saison. D’un regard extérieur, ne pensez-vous que la situation très précaire du HTV fausse un peu les cartes du championnat ? JLB : Même sans un effectif complet, ils perdent de trois points contre Nanterre et trois points à Paris. On ne sait pas de quoi sera fait l’avenir du HTV mais dire que le championnat est faussé par rapport à ça, je ne pense pas. Il semblerait que le club soit vraiment en très grosse difficulté. Quand on a passé 27 ans dans ce club, voir où il en est aujourd’hui, c’est une tristesse. Les tenants et les aboutissants, à la limite, peu importe. PD : Pour avoir été à Toulon, j’ai trouvé les joueurs vaillants et un staff plutôt motivé. Il faut leur tirer un coup de chapeau. Après, il y a des règles au niveau financier qui sont les mêmes pour tout le monde. S’il y a eu des erreurs, je pense que c’est normal que le club soit sanctionné. Chapeau au sportif qui se bat dans des conditions difficiles mais nous ne sommes pas capables de juger le reste.
Jean-Louis, après 27 ans au HTV, que t’as apporté ton départ vers d’autres clubs ? JLB : Sincèrement, cela a été bénéfique pour moi de partir. (Il se tourne vers Pascal) Je sais où il va t’amener. Il me pose la question à moi, mais il n’en a rien à faire. (Rires) C’est faux, ça m’intéresse ! JLB : À un moment donné, quand tu as fait le tour du tour de ton club, que tu connais les moindres recoins de la section amateur aux pros, la progression passe par un départ vers d’autres horizons. C’est le plus beau des challenges. Moi, on me disait que je ne pouvais réussir qu’à Hyères-Toulon. Ce discours du mec du Sud qui ne peut pas réussir dans le Nord, ça va quoi ! On ne parle que de l’aspect défensif mais avec le HTV, la première année en Pro A, on était la plus mauvaise défense du championnat. La première année avec Vichy, on était la meilleure défense. Cela veut bien dire qu’il y a un cheminement qui s’est fait par le vécu, les contextes, l’entourage, les régions différentes. Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas un jour l’envie d’un retour aux sources, car on est tous de quelque part et le but est d’y revenir, d’une manière ou d’une autre. À mon avis, un jour, le challenge de Pascal, ce sera ça. Le concernant, je connais la réponse quant à sa capacité à réussir ailleurs. Je pensais connaître la mienne mais il fallait que je mette en œuvre. Je crois l’avoir fait et à un moment donné, c’est une question qu’il va certainement se poser. PD : On a grandi ensemble avec Nanterre pour atteindre la dernière marche mais je me suis toujours posé la question de l’année de trop. Quand on a bâti quelque chose comme ça, on n’a pas envie que cela s’arrête sur un échec. Même à l’intersaison, je me suis posé la question. Après, c’était vraiment tentant de faire une saison avec Nanterre en Pro A. Effectivement, le challenge pourrait être de réussir ailleurs, dans un contexte différent. Maintenant, c’est un peu difficile de me projeter car je suis dans une saison ou j’ai envie de réussir un challenge difficile. Il faut également voir les facultés à grandir dans un contexte de Pro A. Dans la peau du petit poucet qui fait des miracles, ça le fait, mais derrière, on n’a pas de salle et pas forcément un grand projet. Tu ne peux pas faire des miracles tous les ans. Je n’ai pas envie de faire l’année de trop à Nanterre. Quand on a son club dans la peau, on vit encore plus mal les échecs. Les réalités sportives et économiques de vos clubs obligent à regarder davantage derrière que devant. Est-ce qu’il vous arrive de vous imaginer aux commandes d’une grosse cylindrée ? JLB : Je me dis qu’il y a eu un parcours plutôt intéressant jusqu’à présent et que s’il devait y avoir une finalité, ce serait à un moment donné d’avoir les clés d’un gros camion. Je dis ça mais dans l’absolu, on sait qu’il y a très peu de paramètres que nous maitrisons. Continuons à faire de notre mieux, à montrer ce qu’on peut faire avec nos clubs respectifs et nous verrons bien de quoi demain sera fait. L’aventure n’est pas terminée. Quel âge tu as Pascal ? PD : 47. JLB : Et bien on a le même âge. Tu fais plus vieux que ça ! (Rires) PD : Par rapport au parcours, ce n’est pas tout à fait identique. Jean-Louis a eu l’occasion de coacher plusieurs années en Pro A, il a réussi à faire des miracles avec plusieurs équipes. Aujourd’hui, il a une légitimité pour peut-être prétendre à entraîner une grosse écurie. Moi, je n’en suis pas là. Mon challenge, avec des moyens limités et comme Jean-Louis a pu le faire, c’est de faire que mon équipe se maintienne. Sur la Pro A, je n’ai pas la même carte de visite. l LES GRANDS ENTRETIENS de• MAXI-BASKET 25 « S’IL DEVAIT Y AVOIR UNE FINALITÉ, CE SERAIT À UN MOMENT DONNÉ D’AVOIR LES CLÉS D’UN GROS CAMION. » JEAN-LOUIS BORG



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Maxi Basket numéro 38 décembre 2011 Page 1Maxi Basket numéro 38 décembre 2011 Page 2-3Maxi Basket numéro 38 décembre 2011 Page 4-5Maxi Basket numéro 38 décembre 2011 Page 6-7Maxi Basket numéro 38 décembre 2011 Page 8-9Maxi Basket numéro 38 décembre 2011 Page 10-11Maxi Basket numéro 38 décembre 2011 Page 12-13Maxi Basket numéro 38 décembre 2011 Page 14-15Maxi Basket numéro 38 décembre 2011 Page 16-17Maxi Basket numéro 38 décembre 2011 Page 18-19Maxi Basket numéro 38 décembre 2011 Page 20-21Maxi Basket numéro 38 décembre 2011 Page 22-23Maxi Basket numéro 38 décembre 2011 Page 24-25Maxi Basket numéro 38 décembre 2011 Page 26-27Maxi Basket numéro 38 décembre 2011 Page 28-29Maxi Basket numéro 38 décembre 2011 Page 30-31Maxi Basket numéro 38 décembre 2011 Page 32-33Maxi Basket numéro 38 décembre 2011 Page 34-35Maxi Basket numéro 38 décembre 2011 Page 36-37Maxi Basket numéro 38 décembre 2011 Page 38-39Maxi Basket numéro 38 décembre 2011 Page 40-41Maxi Basket numéro 38 décembre 2011 Page 42-43Maxi Basket numéro 38 décembre 2011 Page 44-45Maxi Basket numéro 38 décembre 2011 Page 46-47Maxi Basket numéro 38 décembre 2011 Page 48-49Maxi Basket numéro 38 décembre 2011 Page 50-51Maxi Basket numéro 38 décembre 2011 Page 52-53Maxi Basket numéro 38 décembre 2011 Page 54-55Maxi Basket numéro 38 décembre 2011 Page 56-57Maxi Basket numéro 38 décembre 2011 Page 58-59Maxi Basket numéro 38 décembre 2011 Page 60-61Maxi Basket numéro 38 décembre 2011 Page 62-63Maxi Basket numéro 38 décembre 2011 Page 64-65Maxi Basket numéro 38 décembre 2011 Page 66-67Maxi Basket numéro 38 décembre 2011 Page 68