Maxi Basket n°38 décembre 2011
Maxi Basket n°38 décembre 2011
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°38 de décembre 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Tomar Presse

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 15,2 Mo

  • Dans ce numéro : 9 jours avec Tony Parker.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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22 MAXI-BASKET « JEAN-LOUIS COMME MOI, SI NOUS EN SOMMES ICI AUJOURD’HUI, C’EST QUE NOUS AVONS QUAND MÊME EU DE L’AMBITION. » PASCAL DONNADIEU Commençons par du très classique. Vous souvenez-vous de votre première confrontation ? Jean-Louis Borg : La saison où j’arrive à Vichy (2005- 2006), lors du 2 e ou 3 e match. Pascal Donnadieu : C’était le premier match de la saison car c’est la seule fois où nous avons commencé à l’extérieur. On ne perd pas de beaucoup (82-80 pour la JAV). JLB : Par la force des choses, nous ne nous sommes pas croisés beaucoup. Quand Pascal a commencé à faire de la Pro B, j’étais en Pro A avec le HTV. Par contre, après… PD : On s’est vu souvent ! Il y a cinq mois jour pour jour, vous vous affrontiez à Bercy en finale du championnat Pro B. Cela parait déjà très loin ? JLB : Non, on s’en souvient. (Il rit) On a vécu cette finale un peu différemment de Nanterre qui était certain d’accéder à la Pro A. Mais une fois de plus, je tiens à féliciter Pascal, son président de père et les joueurs qui ont fait les playoffs jusqu’au bout pour aller chercher le titre, ce qui nous a permis d’accéder à la finale et à la Pro A. On a tendance à dire qu’il est très difficile de jouer la remontée en Pro A quand on est celui qui descend. Je n’en doute pas une seconde mais à ce moment, je pensais qu’il était plus facile de se maintenir en Pro A. Cinq mois après… (Rires) PD : Les deux autres matches de la saison dernière ont été joués dans des contextes un peu particuliers et finalement, on n’a pas vraiment eu de match référence. Aujourd’hui, on va dire que nous sommes dans les mêmes eaux, on a les mêmes objectifs. Le premier match de la saison contre le second promu est forcément particulier ? JLB : Comme je le dis à tout le monde, joueurs ou dirigeants, quand on joue un maintien, on sait les équipes qui sont dans notre championnat. Nanterre en fait partie donc on a tout intérêt à être performant sur ce type de match. PD : Je partage son avis. Nous sommes dans un minichampionnat où, malheureusement, il n’y a pas beaucoup d’équipes. JLB : Non ! (Rires) PD : Sans faire de langue de bois, Dijon a certainement plus de pression sur ce premier match car c’est à domicile. Est-ce que, naturellement, on a tendance à surveiller plus attentivement les résultats de l’autre promu, ne serait-ce que pour s’étalonner ? JLB : J’ai tendance à regarder les 4 ou 5 équipes qui sont à notre niveau, pas uniquement Nanterre. Ce que je sais, c’est que leurs deux premières victoires ont amené de la confiance et comme ils ont eu un calendrier difficile (5 déplacements sur les 7 premières journées), c’est du bonus pour eux. PD : C’est exactement ça ! JLB : J’ai bien répondu ? PD : Tu pourrais être entraîneur de Nanterre. (Rires) Ce qui me faisait peur, c’était de ne pas réussir à gagner ce premier match. On attendait avec impatience la première victoire du club, la première victoire à la maison en Pro A. Nous sommes plutôt bons quand nous jouons une grosse équipe mais j’ai envie de dire que c’est presque facile de l’être dans ces matches. Les plus durs, ce sont ceux à notre portée. Nanterre est montée en Pro A avec la meilleure attaque, Dijon la meilleure défense. Il n’y a donc pas de formule magique ? JLB : Je ne suis pas très étonné de ça. Quand tu as la performance sur un des deux cotés, il y a de fortes chances que tu sois près du Graal. Je reconnais que je n’ai pas choisi la partie facile. C’est ce que je pense, Pascal pense peut-être différemment. Faire défendre une équipe m’a toujours paru un peu plus difficile que la faire attaquer correctement. PD : Jean-Louis a prouvé depuis des années que son fond de commerce était un très bon système défensif. Aujourd’hui, il a raison de miser sur une chose qu’il maitrise parfaitement et qui fait que ses équipes gagnent des matches. Moi, j’ai toujours eu des équipes plutôt offensives, peut-être aussi parce que ça me va bien. Chacun s’appuie sur ses points forts. Comme le dit Jean- Louis, autant être très performant sur un domaine. Cela ne veut pas dire que Dijon est catastrophique en attaque et que nous sommes nuls en défense. C’est plus complexe. Il y a des équipes qui attaquent en dix secondes, font n’importe quoi mais se retrouvent meilleure attaque que
Dijon qui est une équipe avec plus de patience offensive. JLB : C’est une autre philosophie de jeu. Le fait d’être orienté défensivement t’amène des contraintes offensives derrière. Et vice-versa. Est-il plus difficile de se maintenir en Pro A ou de jouer le premier rôle en Pro B ? JLB : J’ai l’expérience de trois montées avec trois clubs différents, j’ai quand même plus galéré pour monter. J’aurais tendance à penser que c’est un peu plus compliqué. PD : J’espère que je pourrais dire à la fin de l’année que le plus dur était de monter. (Rires) Quand on joue l’accession, on n’a pas le droit à l’erreur. Un seul faux-pas peut prendre des proportions catastrophiques, surtout pour la première place en saison régulière. Aujourd’hui, notre championnat nous permet d’enregistrer quelques défaites. On possède un droit à l’erreur que nous n’avions pas en Pro B. JLB : En règle générale, les clubs qui visent l’accession, ce sont les clubs qui descendent de Pro A. Ce sont donc des équipes et des clubs sous pression. Les clubs savent très bien que si tu n’arrives pas à remonter de suite, ça devient très compliqué. Remonter devient donc impératif, cela amène une pression supplémentaire. Sincèrement, pour un coach, qu’est-ce qui est le plus grisant : jouer sa peau dans l’élite ou un titre en deuxième division ? PD : Les deux enjeux sont importants. L’année dernière, on avait cette envie secrète de monter en Pro A. On a fait l’effort et on sait qu’en cas de redescente, vu l’ambition de certains clubs, il serait difficile de revenir. Je serai aussi content si on se maintenait que lorsque nous sommes montés. Ce sont deux choses différentes mais aussi valorisantes. JLB : Ce qui est grisant, c’est de se mettre en difficulté. Par rapport à ce que ça apporte comme émotions et sensations, il y a des matches pour le maintien qui valent largement des rencontres pour une montée. Après, mon objectif, c’est d’être au plus haut-niveau. PD : Cette saison, j’ai du avoir une petite discussion avec les joueurs après deux ou trois matches. Comme je n’ai pratiquement que des joueurs qui n’ont pas évolué en Pro A, j’ai senti que l’objectif de se maintenir était plus difficile à faire comprendre. J’ai des mecs supers mais leur objectif, tout au début, était de se démontrer individuellement qu’ils pouvaient jouer en Pro A. Ce n’était pas méchant mais il a fallu recadrer les choses. Pascal, depuis 1987, tu es passé du niveau départemental à la Pro A aux commandes des JSF. Jean-Louis est monté en Pro A avec trois équipes différentes (Dijon 2011, Vichy 2007, Hyères-Toulon 2001). Quel regard portez-vous sur le parcours de l’autre ? JLB : On doit être des coaches de montée. (Rires) C’est plutôt honorifique, d’autant plus qu’on dit depuis tout à l’heure que monter n’est pas le plus simple. Il n’y a pas énormément de différences entre Pascal Donnadieu et Jean-Louis Borg. Il a guidé son club à travers tous les niveaux, j’ai été le coach d’équipes qui sont montées de Pro B en Pro A dans trois clubs différents. Mais par rapport au passé…Pascal, cela fait combien de temps que tu as une licence à Nanterre ? PD : Depuis que je suis gamin. JLB : J’ai eu 27 ans de licence à Hyères-Toulon. On a quand même un parcours plutôt atypique et qui a des similitudes. C’est de là que vient la première affinité. Le papa de Pascal est président de club et moi, j’ai grandi dans un club où mes deux parents étaient les chevilles ouvrières. J’ai continué dans une ambiance familiale à Hyères-Toulon. Il faut être passionné pour rester vingt-sept ans ou plus d’une trentaine d’années comme Pascal au sein du même club. PD : Ce qui rapproche, moi dans le contexte de Nanterre et Jean-Louis dans celui de Hyères-Toulon, c’est la construction d’un truc formidable. La seconde chose, c’est qu’on a du faire preuve d’adaptation. Lui parce qu’il a connu trois clubs avec des gens différents, moi parce qu’il a fallu que je m’adapte aux gens et que nous évoluions ensemble. On a essayé de préserver nos valeurs, notre état d’esprit, notre identité. Mais Jean-Louis comme moi, si nous en sommes ici aujourd’hui, c’est qu’à un moment donné, nous avons quand même eu de l’ambition. En parlant d’ambition justement, vos équipes sont passées d’un statut de favori en Pro B à celui de petit poucet en Pro A. Qu’est-ce que cela change au quotidien ? PD : Au niveau de l’arbitrage, on sent que nous sommes les petits promus. Mais ce n’est ni méchant, ni péjoratif, et ce n’est d’ailleurs pas propre à notre sport. Le message important à faire passer aux gens est que si on gagnait trois matches sur quatre en Pro B, nous n’en gagnerons peut-être qu’un ou deux sur quatre en Pro A. Cela ne voudra pas dire que nous sommes mauvais. En arrivant en Pro A, tu as un petit peu peur d’être limite, de ne pas gagner un match. J’ai LES GRANDS ENTRETIENS de• MAXI-BASKET 23 « FAIRE DÉFENDRE UNE ÉQUIPE M’A TOUJOURS PARU UN PEU PLUS DIFFICILE QUE LA FAIRE ATTAQUER CORRECTEMENT. » JEAN-LOUIS BORG



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