Maxi Basket n°38 décembre 2011
Maxi Basket n°38 décembre 2011
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°38 de décembre 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Tomar Presse

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 15,2 Mo

  • Dans ce numéro : 9 jours avec Tony Parker.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Hervé Bellenger/IS 18 maxi-basket › › › Quick – un burger à son nom va sortir à la fin de l’année –, et Toupargel, un des principaux partenaires de l’ASVEL. Ses revenus publicitaires sont estimés à 3,5/4 millions d’euros pour l’année 2011, fourchette confirmée par son agent image, Morgan Menahem, qui s’occupe également des intérêts de Jo-Wilfried Tsonga, Tony Estanguet (kayak). Même privé de salaire NBA pendant le lock-out, et obligé de payer sa propre assurance pour jouer à l’ASVEL, Parker continue d’engranger des revenus très importants. La présence en France de Parker après la médaille des Bleus a boosté l’audience de Baskup, son dessin animé sur M6. « Ça marche très bien », dit Morgan Menahem. « D’ailleurs, il est diffusé maintenant le mercredi et le samedi matin. On est en train de discuter avec M6 pour une seconde saison. » JOUR 7 : VENDREDI 4 NOVEMBRE À L’ENTRAîNEMENT C’est fait, Ronny Turiaf est qualifié par la LNB. Mais Ronny attend toujours le feu vert de son agent – une mystérieuse convention – pour effectuer les premiers pas de sa carrière en Pro A. De quoi irriter le directeur des opérations basket. « Cela ne nous met pas bien avec Laurent. Cela fait comme si on ne savait pas ce qu’on faisait. Son agent est compliqué, un peu pointilleux… mais je respecte. » Parker a un aperçu de ce que sera son futur métier. « Il va falloir que je travaille sur ma patience, c’est sûr, ce qui n’est pas une de mes qualités. » Vendredi midi, Parker est de retour aux Halles de Lyon avec Cliff, son chef personnel, cette fois dans le cadre de Parker Time, la mini-émission que lui consacre chaque semaine la chaine locale, TLM. « C’est la première fois que Cliff vient en France », raconte TP. « Je l’ai emmené chez Bocuse et monsieur Bocuse a eu la gentillesse de l’emmener dans les cuisines. Pour lui, c’est comme un rêve, c’est comme s’il rencontrait Michael Jordan. » 15 heures, Astroballe. T.J. Parker et Tony Parker senior font un petit shooting familial sur le parquet. Une vingtaine de journalistes, trois chaines de télé sont présentes au point presse de l’ASVEL. « Parker est américano-hollandais », « Il y a 15 jours je ne savais pas qui était Ronny Turiaf », entendon de-ci de-là. 16 heures, la première partie de l’entraînement est assurée par Fabrice Serrano, l’entraîneur des espoirs. L’ambiance est détendue, rigolarde, avec des petits exercices de sprints. À ce petit jeu, Rudy Deal se permet de distancer le boss et provoque l’hilarité générale. Puis Pierre Vincent prend la main, accompagné de ses deux assistants, Nordine Ghrib et Philippe Sudre. Les Verts s’attardent sur la pose et l’utilisation des écrans pour protéger les meneurs face à la sangsue Linehan. « Ca change tout ! », lance Pierre Vincent. Parker parle peu, concentré. Mais lorsqu’un ballon part en tribune, à quelques rangées de Laurent Foirest, Parker va le récupérer et lance au GM « Merci d’avoir bougé, feignasse ! » Clairement, ces deux là aiment se chambrer. 17h45, fin de l’entraînement. Pendant que les jeunes du centre de formation prennent possession des lieux, Parker s’impose quelques sprints et dans la foulée quelques séries de shoots. Pro jusqu’au bout des ongles. Dans la soirée, Parker, Edwin Jackson, Ronny Turiaf partent dîner ensemble à Lyon avec Nicolas Batum, tout juste arrivé d’Istanbul avec le SLUC Nancy. JOUR 8 : SAMEDI 5 NOVEMBRE CHEZ MICKEY ET MINNIE Hier soir, TP a fait visiter son appartement. C’était chez les Guignols de Canal dans un remake de MTV Cribs, cette émission dans laquelle les stars présentent leurs luxueuses demeures. « J’ai le plus grand appart’de Villeurbanne », dit la marionnette, « t’as vu ? 57 mètres carrés. J’ai fait casser 2 apparts mitoyens pour faire un loft (…) Le plus grand écran de télé de la région Rhône-Alpes, 62 centimètres, je me suis fait plaisir. De ma chambre, j’ai la plus belle vue de Villeurbanne. » La caricature est – évidemment – loin de la vérité. S’il a songé un temps acheter une maison dans une banlieue cossue de Lyon, Parker est locataire pendant son séjour à l’ASVEL. Il occupe pratiquement un étage dans une résidence hôtelière, à la frontière entre Lyon et Villeurbanne, près du Parc de la Tête d’Or et de la Cité Internationale. Son staff, comprenez son chauffeur, son garde du corps et son chef, logent tous au même étage. « Oui, c’est un peu mieux que l’appart’des Guignols », se marre Edwin Jackson. « Beaucoup mieux que ça même ! Il prend soin de lui, il peut, donc il se fait plaisir. Mais ce n’est pas non plus la maison de 300 mètres carrés. Au départ, il voulait acheter un pied à terre pour lui, sa famille, ses frères. Il voulait juste avoir une maison quand il rentre des États-Unis au lieu d’être tout le temps à l’hôtel, qui ne soit pas forcément à Paris, parce que c’est 3 fois plus cher. » Ce n’est peut-être que partie remise. Ce soir, Edwin Jackson, Ronny Turiaf, Nico Batum et Adrien
• Linehan, Batum et le SLuc ont eu le dernier mot à l’Astroballe.• En discussion avec Kim Tillie dans le vestiaire villeurbannais. Moerman, ainsi que TP senior sont partis à Bourg-en-Bresse voir jouer Boris Diaw avec son équipe des JSA Bordeaux. Parker n’a pas pu les accompagner, retenu à… Disneyland Paris à la demande de l’association les P’tits Cracks. « Il était déçu de ne pas pouvoir, il voulait venir dans ma voiture », explique Edwin Jackson. « lla essayé de revenir à temps de Paris, mais c’était trop tard. Cette année, on n’est pas tellement sortis », poursuit Jackson, celui que Parker considère comme son petit frère. « On a fait des petites balades au Parc de la Tête d’Or, on est allé plusieurs fois au cinéma à la Cité Internationale. Quand il veut passer du temps avec un proche, il évite les endroits publics. Parce que tout le monde nous épie, écoute nos conversations. On se retrouve dans des coins plus tranquilles comme chez lui pour des dîners en petit comité. » JOUR 9 : DIMANCHE 6 NOVEMBRE JOUR DE MATCH Comme lors des réceptions de Paris Levallois et de Gravelines- Dunkerque, l’Astroballe est une fois de plus trop petite pour contenter tous les fans désireux de voir évoluer en chair et en os le numéro 9. La billetterie de l’ASVEL a explosé. Début novembre, toutes les places disponibles jusqu’au 23 décembre – ASVEL-Poitiers – étaient déjà vendues, matches d’Eurocup inclus ! Le club avait une belle occasion de gonfler ses recettes billetteries, « mais notre régie marketing, Canal Plus Events, a fait le choix de ne pas augmenter les tarifs », précise le directeur marketing Julien Lepron. L’effet Parker se mesure directement dans la boutique du club. Après trois matches, l’ASVEL a déjà vendu autant de maillots que lors des deux dernières saisons réunies. « On est en rupture, on re-commande, on re-commande. On est très immature sur le marché et notre modèle n’était pas forcément adapté à cela. C’est arrivé très vite (la venue de Parker,ndlr) et on est dans une situation d’adaptation et d’ajustement. » Un autre enjeu marketing est d’associer les deux marques, Parker et ASVEL, « de crédibiliser Tony au sein de l’ASVEL. » Lors du premier match de la saison, 2.000 réplicas Parker ont été offerts aux 2.000 premiers arrivants à la salle. Contre Gravelines, l’ASVEL a sorti un pack collector en édition limitée avec T-shirt, boite et signature de la star. L’effet marketing est indéniable. En revanche, l’arrivée de Parker n’a pas bouleversé le sponsoring de l’ASVEL, nous explique Gilles Moretton. « On n’a pas de produit pour 3 mois. L’investissement sponsoring est forcément dans la durée. » Les sièges VIP sont véritablement pris d’assaut. Footballeurs de l’OL, Teddy Riner, Sydney Govou, l’Astroballe n’a jamais attiré autant de personnalités. Là encore, « nos tribunes ne sont pas extensibles », constate le responsable marketing. Pour assister au match ASVEL-Nancy, Boris Diaw a été installé au bout du banc de l’ASVEL. Ce dimanche, le ministre des sports, David Douillet est là, avec son épouse. Parker confiera lui avoir touché quelques mots après le match pour faire avancer les projets de grandes salles. Également présents le préfet de région et le président de la Région Rhône-Alpes. Dispositif de sécurité maximum dans et autour de l’Astroballe. Même frénésie du côté des supporters. « Vu que les matches sont à guichets fermés, on a les dernières places disponibles. Une dizaine qu’on réserve à nos adhérents », nous indique Fabien, le président des Astrogones. « Pour ASVEL-Nancy, on a reçu entre 70 et 80 demandes. Des gens qu’on ne connaît pas sont prêts à prendre un abonnement à l’année juste pour venir voir un match. On leur dit que ce n’est pas intéressant, pour eux et pour nous. » L’épisode Ronny Turiaf a trouvé son dénouement. Ronny a reçu le feu vert de son agent à moins d’une heure du coup d’envoi. L’ambiance dans l’Astroballe est festive, familiale, décontractée. Pas vraiment supportrice, ni déstabilisante pour l’adversaire. « On n’a pas forcément le public le plus chaleureux de France, mais ça, c’est partout à Lyon, ce n’est pas seulement le basket, en tout cas, on a une vie dans la salle », dit Hamid Mesbah. Au bord du parquet, TP Senior et T.J. interpellent les joueurs nancéiens. Nicolas Batum règne sur le match. Parker n’est pas dans un grand soir (6 sur 21 aux tirs). Le SLUC est simplement trop fort pour l’ASVEL cet après-midi. « Je n’ai pas fait un bon match, j’ai été maladroit », déclarera après coup le numéro 9 devant la meute de journalistes : « la fatigue, l’enchaînement de toutes les sollicitations, y a pas de secret, si tu te reposes pas, t’es pas bien physiquement et tu loupes des shoots faciles. » Tony Parker n’est pas tout à fait un extra-terrestre. l « Des gens sont prêts à prendre un abonnement à l’année juste pour venir voir un match » Fabien, le président des Astrogones REPORTAGE• maxi-basket 19 Hervé Bellenger/IS



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