Martinez n°8 2010/2011
Martinez n°8 2010/2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de 2010/2011

  • Périodicité : annuel

  • Editeur : O2C

  • Format : (240 x 330) mm

  • Nombre de pages : 140

  • Taille du fichier PDF : 15,5 Mo

  • Dans ce numéro : Caterina Murino... l'italienne au grand coeur.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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86 musée Le parfum  : un art universel Le voyage continue. A travers le temps cette fois… Avec ses 2500 objets exposés, pour certains datant de plus de 4000 ans, le musée grassois explore l’univers du parfum, ses trois grandes fonctions - communiquer, soigner, séduire - et son histoire. Dans l’Antiquité déjà, aucune cérémonie religieuse, rite de passage entre la vie et l’au-delà, ne se déroulait sans encens, onguent et autre huile essentielle. Les plus anciennes pièces du musée le rappellent  : Egyptiens, Grecs et Romains communiquaient ainsi avec les dieux car, à cette époque, on pense que « celui qui sent bon » se rapproche des divinités. Mais le parfum a bien d’autres fonctions. Il est là pour soigner, panser les plaies. Au Moyen Age, pendant les épidémies de Grande Peste, on se parfumait avec les potions magiques de l’apothicaire, croyant qu’une odeur forte suffisait à chasser le mal. Pour réparer également les outrages du temps. La Reine de Hongrie n’abusa-t-elle pas toute sa vie d’une eau merveilleuse qui l’aida à conserver sa beauté et lui permit d’épouser à l’âge de 72 ans le prince de Pologne, tombé amoureux de la fragrance ensorcelante ? Pour plaire tout simplement. A partir du Siècle des lumières, le parfum s’affirme résolument comme un artifice de séduction. Dans les cours européennes, on se farde, on se parfume à tout va. Le magnifique nécessaire à toilette de Marie- Antoinette, la pièce maîtresse du musée, témoigne de cet purposes. It has long been used as a treatment, a healing agent. In the Middle Ages, during the Great Plagues, people doused themselves in the apothecary’s magic potions, thinking that a stong smell would fend off harm. Perfume was also used to repair the ravages of time. Throughout her life, the Queen of Hungary, for example, used a wonderful water which helped to preserve her beauty, allowing her to marry, at the age of 72, the Prince of Poland, who had fallen in love with the bewitching fragrance… Finally, perfume is simply there to enchant. From the Age of Enlightenment onwards, perfume gained ground as a means of seduction. In European courts, people applied scents and make-up willy-nilly. The magnificent toiletry chest belonging to Marie-Antoinette, a centerpiece in the museum, bears witness to their fondness for voluptuous scents. Which served as masks ! It wasn’t, in fact, until the 19th century that the first public baths were built in Europe, long famous in the East thanks to the tradition of hammams. The era of olfactory marketing History speedsup… The museum whisks its visitors to the core of the modern perfume industry with its sophisticated techniques and synthesized essences. Perfume gradually became a luxury object within everyone’s reach. Or almost. Just observe the incredibly refined bottles that François Coty, the great perfumer of the 1920’s, ordered from the master glass-maker, Lalique. The first best-selling perfumes made their appearance at the same time. Chanel N°5, Shalimar from Guerlain engouement pour les senteurs voluptueuses. Un cache-misère ! Il faut en effet attendre le XIXème pour voir arriver les premiers bains publics en Europe, célèbres depuis longtemps en Orient, avec la tradition des hammams. L’ère du marketing olfactif L’histoire s’accélère… Le musée transporte ensuite le visiteur au cœur de l’industrie moderne du parfum avec ses techniques sophistiquées et ses essences synthétiques. Le parfum devient un objet de rêve à la portée de tous. Ou presque. Il faut voir les flacons incroyablement raffinés que François Coty, le grand parfumeur des Années Folles, commandait au maître verrier Lalique. A la même époque apparaissent les premiers bestsellers. Chanel n°5, Shalimar de Guerlain, Arpège de Lanvin font le tour du monde. C’est le temps des premières publicités. Entre autres merveilles de la collection grassoise  : une affiche du parfumeur Bichara, une lithographie pour Elisabeth Arden. Depuis, le parfum n’a cessé de se démocratiser. Aujour-d’hui, il n’est plus l’apanage de l’élite. L’ère de la consommation de masse est passée par là. Le parfum s’est échappé de l’univers de la beauté pour investir de nouveaux territoires  : de la lessive à la litière pour chat, tout aujourd’hui se hume et se respire. Un phénomène qui fait plus que jamais la richesse de Grasse. Son musée a encore de beaux jours devant lui. and Lanvin’s Arpège travelled allaround the world. It was an era that also saw the first advertisements. Among other gems in the museum’s collection, a poster made for the perfumer Bichara, a lithograph for Elisabeth Arden. Since then, perfume has pursued the path of democratisation. Today, it is no longer exclusive to an elite. In the meantime, we have seen the era of mass consumption. And fragrances escaped from the world of beauty to invade new territories  : from washing powder to cat litter, everything nowadays releases wafting scents. A phenomenon that contributes more than ever before to the richness of Grasse. Its museum can look forward to a rosy future !
Collection Showroom Etoile - 152 bd Haussmann- 75008 Paris - www.delepine.com www.thg.fr - www.thgusa.com - www.thg-deutschland.de - www.thg-jcd.ru PARIS - MOSCOW - FRANKFURT - MIAMI - SHANGHAI 44



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