Le Rire n°243 29 sep 1923
Le Rire n°243 29 sep 1923
  • Prix facial : 0,75 F

  • Parution : n°243 de 29 sep 1923

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : F. Juven et Cie

  • Format : (226 x 302) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 38,8 Mo

  • Dans ce numéro : retour de Russie.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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DIPLOMATIE — Évidemment, je suis encre pas mal, mais si tu m'avais connu quand j'avais vingt ans... — Oh ! tu ne m'aurais pas plu... Je n'aime que les vieux ! Dessin de G. PAVIS. LA MALLE ÉGARÉE Quand, par un matin ensoleillé de juillet, Mme Ratamine s'installa à l'hôtel de l'Ange Gabriel et des Chargeurs réunis, les habitués de la table d'hôte déclarèrent unanimement que c'était là une maîtresse femme. Elle n'était ni très grande, ni très petite. Elle n'était ni trop maigre, ni trop grasse, non plus. Enfin, elle représentait plutôt la bonne moyenne. Une seule particularité la différenciait des autres femmes  : ses cheveux. Elle possédait, en effet, une capillature touffue et noire, mais d'un noir si noir qu'un tirailleur sénégalais eût paru pâle à côté. Chacun s'intéressa à la brune Mme Ratamine, étant donné surtout qu'elle se trouvait en conflit avec la gare du pays. Pour les êtres timorés, rien ne stimule plus le courage qu'un différend avec une compagnie de chemins de fer  : il n'y a pas de coups à recevoir et cette garantie suffit pour provoquer des sentiments belliqueux chez l'homme le plus paisible. Mme Ratamine, en débarquant à la gare, n'avait pu retrouver sa malle. A table d'hôte, chacun daubait sur la défectuositédu transport des bagages et s'efforçait de consoler Mme Ratamine de cette anicroche -commune à tous les voyageurs  : une malle.égarée. Le lendemain de son arrivée, la brune M11e Ratamine retourna à la gare afin de protester contre la perte de son bagage. L'employé, habitué à de pareilles réclamations, prétexta que, par erreur, le colis avait da être transporté un peu plus loin,mais que, certainement, il ne tarderait pas à être réexpédié à sa véritable destination. Quatre jours, huit jours, puis deux semaines s'écoulèrent, — en vain. A l'hôtel de l'Ange Gabriel et des Chargeurs réunis, on engageait Mme Ratamine à s'armer de philosophie. Hélas ! malgré les exhortations à la patience, malgré les témoignages de compassion, Mme Ratamine souffrait dans son être de la disparition de sa précieuse malle. La pauvre femme changeait à vue d'oeil. Sa chevelure surtout semblait supporter à elle seule tout le fardeau de ce malheur. Petit à petit, les tresses s'anémièrent et passèrent du noir ardent au marron délavé, puis au gris pisseux. Après quinze jours, la sombre tignasse était devenue totalement blanche. Dans l'hôtel, on craignait déjà pour la santé de Mme Ratamine, quand, enfin, une lettre de la gare avisa la voyageuse que sa malle, à la suite de pérégrinations nombreuses, avait rejoint sa destination. Du coup, le sourire refleurit sur la face ravagée de la malheureuse femme. En hâte, elle fréta une voiture et se fit véhiculer jusqu'à la station, d'où elle revint précipitamment pour faire porter aussitôt dans sa chambre la malle tant désirée. Pendant une heure, les clients de l'hôtel attendirent que descendit la nouvelle pensionnaire. Enfin, on vit apparaître Mme Ratamine, resplendissante, ragaillardie et comme rajeunie, maintenant que sa malle lui était restituée. Et, singularité vraiment ahurissante, les cheveux de Mme Ratamine avaient retrouvé leur superbe teinte noire, d'un noir si noir qu'un tirailleur sénégalais eût paru pâle à côté. Allez donc, après cela, nier l'influence des passions sur le physique ! Marcel SÉRANO. Ce cher docteur, quel homme charmant !... Si vous saviez comme il prend gaiement la vie... —... La vie des autres ! Dessin d'Arsène BRIVOT. I e I LLC C u C DES GRANDCS 0 E21R5 FRANCAIS
LIGUE DES NATIONS ET LIGUE DE FOOT-BALL L'ARBITRii ROBEUT CBCIL. - Arrêtez ! Cela est défendu par les règles du jeu. MUSSOLLNI. - C'est bon ! Il ne me reste plus qu'à me retirer de votre Ligue. (London Opinion, Londres.) L'ENTENTE EST EN DANGER Avec un tel balancier, il sera difficile à Poincaré de poursuivre ses exicesrc d'équilibre. (Times, Cleveland.) LE RIRE A L'ÉTRANGER LES GRANDS RECORDS L'Italien qui a traversé la Manche. L'Italien qui a traversé le pantalon. (Il Traeaso, Rome.) 1914-1923 POINCARÉ. - La guerre, c'était notre affaire..., mais la paix, c'est la mienne ! (Star, Londres.) PRÉVISIONS ALLEMANDES Tant que le coq gaulois chantera sur son fumier, le temps ne changera pas en Europe. (Der Wahre Jacob, Stuttgart.) LES EMBARRAS DR LONDRES MM. les terrassiers font leur petite partie de tennis. (Punch, Londres.) ENTENTE CORDIALE Napoléon-Poincaré caracolant sur le lion britannique (Kladderadatsch, Berlin.) MUSSOLINI IMPERATOR — Le monde est trop petit pour un colosse comme ni l  : (Punch, Londres.) A L' « HÔTEL DU PRINCE DE GALLES — Allo ? allo ?... Oui, ici, le prince de Galles ! (Passing Show, Londres.)



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