La Parisienne n°2015-02 février
La Parisienne n°2015-02 février
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-02 de février

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (239 x 286) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 11,5 Mo

  • Dans ce numéro : huile ou sérum, à chacune son soin.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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COVER 24 LA PARISIENNE FÉVRIER 2015 À 33 ANS, NATALIA EST MAMAN DE QUATRE ENFANTS. elle qui s’exprime au quotidien, dans la langue de Shakespeare. Car elle a habité près de dix ans à Londres, où elle a épousé un lord, Justin Portman, à qui elle a donné trois enfants : Lucas, Neva et Viktor. « La Russie me manque » Natalia ne se sent pourtant pas plus londonienne que parisienne, même si elle adore flâner dans le jardin du Luxembourg et aime notre culture. Et même si elle vit à Paris dans VI e arrondissement avec Antoine Arnault, (fils aîné du roi du luxe Bernard Arnault, propriétaire de LVMH, première fortune d’Europe) : « Je suis d’abord russe, j’adore mon pays et il me manque ». La Russie, elle l’a quittée à 16 ans, pour faire ses premiers pas dans le mannequinat à Paris. Les débuts n’ont pas été faciles, sur les 100 dollars qu’elle gagnait par semaine, elle en envoyait 25 à sa famille. Troisième surprise : Natalia a quelque chose d’aristocrate, alors qu’elle est loin d’être née avec une cuillère en argent dans la bouche. Elle est même issue d’une famille très pauvre, dans un monde disparu, l’URSS. Cette majesté, elle la doit certainement à sa dignité, à sa détermination, à son courage et à son sens des valeurs. « Adolescente, je ne savais pas me mettre en valeur » Très jeune elle a pris son destin en main. À 15 ans, elle quitte l’appartement familial, s’installe avec une amie et créé son premier business, en vendant sur les marchés des fruits et des légumes. À cette époque, elle est grande et très maigre. Avait-elle conscience de sa beauté ? « Je n’y pensais pas. D’ailleurs, quand je me revois adolescente sur les photos, je me rends compte que ne savais pas me mettre en valeur. J’étais trop maquillée : yeux trop noirs, bouche trop rouge et pommettes trop roses ». Il n’empêche ! Son premier petit copain voit sa beauté et tout son potentiel. Il lui paie ses premiers cours de mannequinat. Une agence la remarque. L’URSS a disparu, les frontières sont ouvertes. Pas facile, cependant, de quitter les siens, à cet âge. Mais elle prend conscience de sa valeur : quand on a tout à gagner, on développe ses forces. Sa grand-mère la pousse à partir et lui achète, avec ses petites économies, son billet pour Paris. Un ticket pour l’avenir que lui a offert sa babouchka tant aimée, sa référence et sa sagesse. Une nouvelle vie commence alors pour Peter Lindbergh Natalia. D’emblée, elle est émerveillée par la lumière, les magasins, la nourriture. Au-delà, elle découvre vite l’élégance des Parisiennes, leur façon de se maquiller, la conscience qu’elles ont d’elles-mêmes. « Me montrer sous mon meilleur jour » Sans jamais se plaindre, elle enchaîne les contrats. Elle sait d’où elle vient et où elle veut arriver. Son instinct de survie, sa pugnacité, sa beauté font d’elle le Top qu’elle est aujourd’hui en devenant l’image de Marc Jacobs, Louis Vuitton, Calvin Klein, L’Oréal et Etam… À 33 ans, elle a une allure d’adolescente. Le temps et les grossesses n’ont eu aucune emprise physique sur elle. La génétique y est sans doute pour beaucoup. Mais aussi la rigueur qu’impose son métier. Natalia a ses petits trucs en plus : « Penser positif ». Elle suit les préceptes de sa babouchka qui lui disait : « On s’endort avec un problème, on se réveille avec une solution ». Autre truc : « Me montrer toujours sous mon meilleur jour ». Par pudeur et par respect pour les autres, elle garde pour elle ses soucis, ses humeurs ou ses coups de fatigue. Comme nous toutes, Natalia jongle entre son métier très prenant et sa vie de famille nombreuse : « Je donne le meilleur à chacun et je gère au mieux ma culpabilité vis-à-vis de mes enfants quand je dois partir au bout du monde honorer un contrat ». Blasée, Natalia ? Elle ne l’est pas du tout et visite, yeux grand ouverts, tous les sites touristiques de Paris… Tout d’un coup, elle s’interrompt, ses yeux s’illuminent : arrive, dans les bras de sa nounou, son dernier né, le petit Maxime qu’elle a eu avec Antoine Arnault. Elle le prend aussitôt dans ses bras. Après huit heures de shooting, le Top redevient une maman. Accomplie et heureuse. OLIVIER ECHAUDEMAISON, directeur de la création maquillage Guerlain « ELLE M’A RAPPELÉ « Quand j’ai rencontré Natalia, il y a sept ans, pour devenir l’image de Shalimar, j’ai été séduit par son personnage émouvant, frêle et sensible. Elle m’a rappelé Romy Schneider que j’avais maquillée pour « Elle » peu avant sa disparition. Natalia avait 26 ans. Elle en paraissait 10 de moins mais face à l’objectif, c’était une bombe sensuelle. Elle sait ce qu’elle veut et y parvient toujours en douceur. Son histoire familiale est sa force. Elle photos Guerlain
ROMY SCHNEIDER » sait d’où elle vient et la chance qu’elle a eue. C’est pourquoi elle a une véritable empathie pour les autres. Elle est accessible et curieuse des gens. Elle n’est pas versatile et n’a pas de problème d’ego. Elle est toujours positive et partante. C’est une femme déterminée dans ce qu’elle entreprend. Elle parvient à ce qu’elle veut mais toujours en douceur. Natalia est une des plus belles rencontres de ma vie ». Ambassadrice de la Maison Guerlain et de Shalimar depuis sept ans. Natalia Vodianova l’est également pour Kisskiss, la gamme de rouge à lèvre et de Terracotta dont la prochaine poudre joli teint sort le 1er mars prochain. « JE DONNE LE MEILLEUR À CHACUN ET JE GÈRE AU MIEUX MA CULPABILITÉ »



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