Jeux & Stratégie n°2 avr/mai 1980
Jeux & Stratégie n°2 avr/mai 1980
  • Prix facial : 12 F

  • Parution : n°2 de avr/mai 1980

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (194 x 256) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 78,2 Mo

  • Dans ce numéro : découvrez le poker.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 6 - 7  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
6 7
échecs électroniques : maintenant am il il id id bd à I w si lia IIMIB MB MI 1.11,11* 13,5 x 20,5 7,5 x 16,5 c'est dans la poche Présentées pour la première fois au récent Salon de l'Electronique de Chicago, voici deux nouvelles machines qui jouent aux échecs : l'Electronic Chess et le Chess- Traveler. Grande nouveauté : alimentées par piles standard et de tailles réduites, elles sont vraiment portatives. L'Electronic Chess est même carrément « de poche », pas plus gros qu'une calculette. Ses dimensions : 16,5 cm x 7,5 cm x 2 cm ! Evidemment, d'une telle taille, il ne peut comporter d'échiquier et les joueurs qui ne sont pas capables de faire une partie « à l'aveugle », feront bien de se munir d'un petit jeu de voyage s'ils veulent jouer dans le train, sur la plage, ou... sous leur bureau pendant les cours de français ! Nous aurions été séduits par cette merveille de la miniaturisation si son niveau n'était si faible. Nous ne pouvons vraiment le conseiller qu'aux amateurs de gadgets. Tout différent est le Chess- Traveler. S'il est un peu plus grand (20,5 cm x 13,5 cm x 4,5 cm), son niveau est en revanche nettement plus élevé. Il ne peut certes pas rivaliser avec le Sargon 2,5 (voir J & S n°2) mais semble suffisant pour la majorité des Dans notre n°2 nous présentions l'intéressant « Drakkar » de Max Gerchambeau, édité chez Laffont. Nous lui reprochions cependant « des règles trop lourdes qui risquaient de décourager le jeune public qui aurait dû être intéressé par ce jeu ». A la lecture de notre critique, et sans doute après en avoir vérifié le bien-fondé, les éditions Robert Laffont décidaient, avec le concours de l'auteur, de remanier les amateurs. Sa présentation est très agréable avec un échiquier miniature (9,5 cm x 9,5 cm). Dernier avantage et non des moindres : sa mise en vente est annoncée en France dans les mois qui viennent, aux alentours de 700 F. un drakkar plus manoeuvrable règles de manière à les rendre accessibles. Une initiative que nous ne pouvons qu'applaudir !
Quel lecteur de J S n'a pas au fond de ses tiroirs, un de ces jeux qu'avec passion et patience, il a inventé, fignolé ? La famille et les amis ont été les premiers joueurs, et maintenant, il rêve de le faire connaître à un plus large public. Se pose alors un cruel dilemme : le faire connaître c'est le montrer, mais le montrer c'est s'exposer à se faire déposséder de son idée. Le premier réflexe (et le bon !) est de protéger son invention. Hélas, ce n'est pas si simple ! Car, en matière de propriété industrielle aussi, le monde des jeux est fort complexe. Nous avons essayé d'explorer pour vous les méandres de la législation. Il existe trois manières de protéger un jeu. Par le dépôt d'un brevet, d'un dessin ou modèle, ou d'une marque. C'est bien sûr la combinaison des trois qui donne à l'invention d'un jeu la protection la plus complète. Le brevet. Est brevetable, toute réalisation technique ayant un caractère de nouveauté ; en l'occurence, ce sera le support, le pion ou la carte, etc., en un mot, toute la partie concrète du jeu. Les textes exigent « un caractère industriel », c'est-à-dire un matériel qui se prête à la production de série. La demande de brevet est déposée auprès de l'Institut National de la Propriété Industrielle (1) ou à défaut dans les préfectures. Ce dépôt comprend : une description complète du jeu, fonction..., quelques dessins explicatifs et les revendications. Ce dernier point définit l'étendue de la protection demandée, c'est-à-dire délimite le caractère inventif du jeu. En quelque sorte, le brevet porte sur les revendications et non sur la description du jeu. La taxe de dépôt est d'environ 250 F. La durée d'un brevet est de vingt ans, passé ce délai, il tombe dans le inventeurs : comment vous protéger ? domaine public. Une condition à respecter cependant : le paiement chaque année d'une taxe de mise en vigueur ; celle-ci est progressive d'année en année (ainsi la 2° annuité est de 90 F, mais la 20° dépasse 2 000 F). Si ces vingt ans paraissent longs et chers, il y a la possibilité de se protéger pendant six ans, grâce au certificat d'utilité. Sa différence avec le brevet vient de l'avis documentaire. Celuici est le rapport des recherches établies sur l'état de la technique actuelle et qui permet de signifier la brevetabilité de l'invention. Ces recherches sont faites à La Haye, à l'Office européen des brevets, où sont regroupés des millions et millions de brevets déposés dans le monde. Cette étape est très importante, car comme le signale Michel Noni, président de la Compagnie Nationale des Conseils en brevets d'invention, « la nouveauté est internationale et bien des inventeurs l'ignorent ». Quoi qu'il en soit, on peut faire au préalable cette recherche soi-même à l'INPI. Il est fortement recommandé de la réaliser pour un certificat d'utilité, car s'il existe une antériorité, le jeu peut être taxé de contrefaçon, en cas d'exploitation. L'Institut a mis sur microfilm tous les brevets déposés en France et en Europe depuis 1958, et un ordinateur permet des interrogations sur les brevets déposés depuis 1969. S'il existe des antériorités, le déposant du brevet est alors prévenu officiellement, et peut apporter des modifications dans ses revendications. Cet avis documentaire, très important donc, est cependant très coûteux (2 650 F), mais peut être payé dans un délai de dix-huit mois. En cas de non-paiement de l'avis documentaire, le brevet devient certificat d'utilité. Au moment de la délivrance du titre de propriété indus- trielle, une taxe de 200 F environ est également perçue. Ce titre donne lieu à un droit exclusif d'exploitation, c'està-dire que l'invention ne peut être copiée — dans ses caractéristiques techniques — sans autorisation, sinon « la copie » est taxée de contrefaçon. Les dessins et modèles. Sont concernés ici, la forme plastique, l'aspect purement esthétique du jeu, le graphisme ; avec toujours comme qualité première, la nouveauté, l'originalité du dessin ou du modèle. Les dépôts des modèles et dessins doivent être effectués LES EDITEURS l'inventeur est toujours propriétaire de son jeu Nous avons demandé à M. Copin, directeur général des Jeux Robert Laffont SA, comment s'établissaient les rapports entre sa société et les inventeurs indépendants. « La grande majorité des auteurs de jeux qui viennent nous voir, explique M. Copin, ont déjà toutes les protections nécessaires : maquette du jeu, règles, titre, le tout déposé à l'INPI. (Parfois même protégé par des enveloppes « Soleau », qui sont des simples déclarations destinées à faciliter la preuve de leur création — droit de possession antérieure.) Il n'y a alors aucun problème. Il peut arriver que pour diverses raisons (impact commercial, antériorités...) nous décidions de changer le titre. Avec l'accord de l'auteur du jeu, nous déposons une nouvelle marque, et nous ne sommes alors que propriétaire du titre. « Quand un inventeur se présente à nous sans à l'INPI à Paris, ou en province au greffe du tribunal de commerce. Le même dépôt peut comprendre jusqu'à 100 modèles différents. Le dessin ou modèle peut être déposé en nature, en reproduction, en grandeur nature, en agrandissement, ou en réduction. Ainsi seuls les objets concrets et bien déterminés peuvent être admis. On ne peut donc pas déposer des principes, ou des idées. Un modèle ou un dessin est protégé pendant cinquante ans. Le dépôt peut se faire avec ou sans publicité, c'està-dire mise ou non à la disposition du public, à l'INPI. Si le aucune protection, la situation est quelque peu différente. Lorsque nous désirons étudier son projet, nous lui signons une lettre nous engageant à ne pas divulguer le jeu pendant les x mois que nous le testerons. Nous conseillons alors à l'auteur du jeu de prendre un brevet ou déposer ses modèles. Dans ce cas, nous pouvons nous charger des formalités. Mais quoiqu'il en soit, l'inventeur est et sera toujours propriétaire de son invention, sauf quelques cas particuliers où l'auteur veut se dessaisir totalement de son invention ; ce cas reste cependant fort rare. D'ailleurs, dans le contrat que nous remettons à l'auteur, il est stipulé l'état de la propriété du jeu, en plus de son à-valoir et de ses redevances. « Les inventeurs sont maintenant très informés sur leurs droits ; et c'est très bien ainsi. Notre collaboration s'établit alors sur un terrain de confiance. » 5



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 1Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 2-3Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 4-5Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 6-7Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 8-9Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 10-11Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 12-13Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 14-15Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 16-17Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 18-19Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 20-21Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 22-23Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 24-25Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 26-27Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 28-29Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 30-31Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 32-33Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 34-35Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 36-37Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 38-39Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 40-41Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 42-43Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 44-45Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 46-47Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 48-49Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 50-51Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 52-53Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 54-55Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 56-57Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 58-59Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 60-61Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 62-63Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 64-65Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 66-67Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 68-69Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 70-71Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 72-73Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 74-75Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 76-77Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 78-79Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 80-81Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 82-83Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 84-85Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 86-87Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 88-89Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 90-91Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 92-93Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 94-95Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 96-97Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 98-99Jeux & Stratégie numéro 2 avr/mai 1980 Page 100