Intelligence Magazine n°3 mar/avr/mai 2015
Intelligence Magazine n°3 mar/avr/mai 2015
  • Prix facial : 6,80 €

  • Parution : n°3 de mar/avr/mai 2015

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 29,4 Mo

  • Dans ce numéro : le sommeil et ses secrets... comment le cerveau se régénère ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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38 INTELLIGENCE MAGAZINE DOSSIER « LES SECRETS DU SOMMEIL » AVIS D’EXPERTS Le sommeil décrypté Les recherches sur le sommeil font de remarquables avancées et de nouveaux outils permettent de le mesurer, de l’analyser et de le décrypter. Avis d’experts médicaux sur la question. > PROFESSEUR DAMIEN LEGER PRÉSIDENT DE L’INSTITUT NATIONAL DU SOMMEIL ET DE LA VIGILANCE (INSV), À LA TÊTE DU CENTRE DU SOMMEIL DE L’HÔTEL-DIEU. Un facteur majeur de santé publique « Au sein du Centre du sommeil comme à l’INSV, le temps de sommeil est considéré comme un facteur majeur de santé public. Chez l’adulte, celui-ci doit être d’au moins sept heures par nuit en semaine, et si possible un peu plus le week-end. Malheureusement 30% des adultes et des jeunes adultes dorment moins de 6 heures par 24 heures. Grâce aux applications intelligentes, on a enfin un outil d’auto-évaluation et d’indication de ce paramètre primordial dans la santé des Français. En évaluant au jour le jour la durée de son sommeil, l’usager prend conscience des répercussions qu’elle peut avoir sur la journée du lendemain, sur sa forme physique ou intellectuelle, et plus globalement sur sa santé. » > DANIELLE TESZNER MÉDECIN PSYCHIATRE, ATTACHÉE AU LABORATOIRE DU SOMMEIL DU CHU HENRI-MONDORÀ CRÉTEIL. Etre actif le jour pour dormir la nuit « Si l’on veut pouvoir dormir la nuit, il faut être actif le jour. La clinophilie, le fait de rester au lit pour se reposer durant la journée, est catastrophique, car elle diminue le contraste qui doit exister au maximumentre le jour et la nuit. Il est également impératif de profiter de la lumière du jour, car toute la physiologie de l’alternance veille/sommeil est supportée par l’alternance jour - nuit, lumière - obscurité. Ensuite, il ne faut pas se coucher tant qu’on n’a pas sommeil. Sinon, on s’ennuie au lit et cet ennui se change en énervement, en anxiété et en incapacité à s’endormir. Attention, se coucher « de bonne heure », avant l’heure d’avoir sommeil, est souvent un non-sens physiologique, qui nuit à la faculté de s’endormir. L’heure du coucher doit être celle dictée par l’envie de dormir, par les signes avant-coureurs du sommeil, quelle que soit l’heure d’horloge. En revanche, il faut respecter la même heure de lever, quelles qu’aient été l’heure du coucher et la durée du sommeil. Une nuit trop courte ou de mauvaise qualité se rattrape la nuit suivante, à condition d’éviter de faire la sieste l’après-midi. » Le professeur Damien Léger > AGNES BRION PSYCHIATRE, VICE-PRÉSIDENTE DE L’INSTITUT NATIONAL DU SOMMEIL ET DE LA VIGILANCE (INSV) ET SPÉCIALISTE DES PROBLÈMES DE SOMMEIL DES JEUNES Des solutions pour les adolescents « couche-tard » « Si le décalage est simplement lié à une mauvaise hygiène de vie, je propose aux ados une technique qui a fait ses preuves, la chronothérapie : cela consiste à se décaler encore plus de 3 heures en 3 heures (car il est plus facile de retarder son sommeil que de l’avancer) chaque jour, sans faire de sieste supplémentaire, jusqu’à ce qu’ils retrouvent des horaires de coucher adaptés à leurs activités. Bien sûr, il faut choisir le bon moment pour faire cela. Et ensuite, pour maintenir cet horaire de coucher, on utilise la luminothérapie qui consiste à s’expose à une forte lumière le matin : soit la lumière du soleil, soit celle d’une lampe de forte intensité que l’on peut poser à côté de soi par exemple au petitdéjeuner. Ce bain de lumière informe notre cerveau et permet de synchroniser notre horloge biologique avec le rythme jour-nuit : cela bloque la sécrétion de l’hormone de l’endormissement, la mélatonine, le matin, et cela la stimule le soir. »
> BERNARD FLEURY PNEUMOLOGUE, PRÉSIDENT DE LA SFMDS Combattre les apnées du sommeil « Il y a 30 ans, le jeune spécialiste en pneumologie que j’étais a eu la chance de voir s’ouvrir un vaste et nouveau champ d’investigation médicale, l’exploration des troubles respiratoires du sommeil. Le ronflement souvent plaisanté s’avérait le symptôme d’une pathologie grave, le syndrome d’apnées du sommeil. Au fil des années, notre connaissance sur la prévalence de la maladie, sur ses conséquences graves dominées par la somnolence diurne et les maladies cardiovasculaires (Hypertension artérielle, insuffisance coronarienne, accident vasculaire cérébral, trouble du rythme cardiaque) ont fait prendre conscience de la place de choix du syndrome d’apnées du sommeil parmi les grands problèmes de santé publique. Selon une étude récente réalisée par l’Institut de Veille Sanitaire (la prévalence des symptômes évocateurs de syndrome d’apnées du sommeil dans la population générale française était de 4,9% [IC 95% : 4,5–5,3] (hommes 7,3%, femmes 2,8%). Cette prévalence des symptômes évocateurs de syndrome d’apnées du sommeil était de 8% chez les hypertendus et de 11% chez les obèses. Il faut noter que seuls 15% de ces sujets, a priori apnéiques, avaient bénéficié d’une exploration. Il reste donc un important travail d’information sur cette maladie, à la fois auprès du public mais aussi des soignants à faire. Personnellement, mon activité professionnelle, s’est progressivement orientée vers un exercice uniquement consacré à la prise en charge de cette pathologie. » DOSSIER « LES POUVOIRS DU CORPS HUMAIN » > MICHEL JOUVET CHERCHEUR, NEUROPHYSIOLOGISTE, AUTEUR DE « POURQUOI RÊVONS-NOUS ? POURQUOI DORMONS-NOUS ? » (EDITIONS ODILE JACOB). Le rôle restaurateur du sommeil « Habituellement, le pourquoi mène au comment. Ainsi, pour étudier une fonction du cerveau - par exemple, les régulations de la respiration - on cherche à quoi ça sert et on trouve ensuite comment ça marche. Dans le cas du sommeil, on ne peut pas mettre au départ un pourquoi. Alors on s’est dit qu’à force de connaître quelques éléments du comment, on aurait la réponse. On sait, par exemple, que chez l’enfant et jusqu’à la grande adolescence - 20-25 ans - il existe, durant le premier cycle de sommeil, une libérsation de l’hormone de croissance. Celle-ci a une fonction essentielle. Des Américains ont montré, il y a une quinzaine d’années, que dans des conditions déplorables - de logement, de bruit... - les enfants grandissaient mal, alors qu’en les mettant dans un milieu hospitalier, leur croissance se déroulait normalement. En fonction des cycles de sommeil, d’autres hormones - comme la prolactine - sont sécrétées. On ignore encore pourquoi leur libération intervient à ce moment-là. Mais, indiscutablement, tout cela est en rapport avec le rôle restaurateur du sommeil. » > MICHEL LECENDREUX MÉDECIN, CRÉATEUR DE LA CONSULTATION DES TROUBLES DU SOMMEIL DE L’ENFANT ET DE L’ADOLESCENT À L’HÔPITAL ROBERT DEBRÉ À PARIS, AUTEUR DE « RÉPONSES À 100 QUESTIONS SUR LE SOMMEIL ». Pas tous égaux ! « Nous ne sommes pas tous égaux devant le sommeil mais nous sommes tous obligés de dormir. Notre temps de sommeil idéal est gouverné par nos gènes, par notre horloge biologique et influencé par des facteurs environnementaux. Certaines personnes se contentent d’une nuit de moins de 6 heures, tandis que d’autres ont besoin de leurs 10 heures de sommeil. Pour la grande majorité des adultes, le temps de sommeil moyen est de huit heures. Cependant, certaines personnes font le choix délibéré de rester longtemps au lit alors que d’autres au contraire restreignent au maximum leur temps de repos. Les adolescents connaissent des insuffisances chroniques de sommeil, sans qu’ils puissent rattraper leur déficit dans le courant de la journée. Nous assistons aujourd’hui à un phénomène nouveau : on constate même chez les jeunes enfants des états de somnolence diurnes car ils se couchent de plus en plus tard, se calquant volontiers sur le rythme de leurs parents. Chez les personnes âgées, le sommeil est de moins bonne qualité, il est moins profond et moins continu. D’une façon générale, il est préférable chez ces personnes de ne pas dormir dans la journée, de conserver l’alternance jour/nuit en s’exposant à la lumière du jour par exemple, en évitant trop d’activités le soir ainsi que les repas trop lourds ou riches en graisses au dîner. » n INTELLIGENCE MAGAZINE 39



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