Intelligence Magazine n°3 mar/avr/mai 2015
Intelligence Magazine n°3 mar/avr/mai 2015
  • Prix facial : 6,80 €

  • Parution : n°3 de mar/avr/mai 2015

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 29,4 Mo

  • Dans ce numéro : le sommeil et ses secrets... comment le cerveau se régénère ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Bien entendu, le fait de le nourrir, de le promener, de jouer à des heures régulières vont aider le bébé à trouver son rythme. Par contre, si l’on suit la vie de bohème, il ne faut pas s’étonner si le bébé a plus de difficultés à se repérer et continue à avoir un sommeil décalé. Plus le temps passe, moins le bébé aura un sommeil agité. A partir de six mois, le sommeil s’organise entre les siestes et la nuit. Peu à peu les siestes se réduisent à une aux environs de 18 mois. Et la quantité globale de sommeil diminue pour se situer aux environs de 12 heures par jour vers 4 ans. À SAVOIR QUID DU SOMNAMBULISME Il affecte principalement les enfants (un peu plus de 10%) et pour une raison inconnue concerne surtout les garçons. Le somnambulisme peut commencer dès l’âge de quatre ans et s’arrête lors de la puberté. Autant dire que les images que nous avons en tête de ces adultes qui se promènent les bras en avant sur les rebords du toit sont plutôt rares. La crise survient en général assez tôt dans la nuit environ deux heures après le coucher et peut se renouveler plusieurs fois. Les yeux sont effectivement ouverts, mais l’attention n’est manifestement pas présente. Il existe une certaine forme de conscience puisque l’enfant peut marcher, boire, il obéit facilement pour se recoucher. Il n’y a aucun danger, il ne faut donc pas s’inquiéter, sauf si l’enfant se déplace sur des zones à risque. Les crises sont souvent accompagnées par des terreurs nocturnes, phénomène qui disparaît également naturellement et qui ne demande aucun traitement. 24 INTELLIGENCE MAGAZINE DOSSIER « LES SECRETS DU SOMMEIL » Ensuite, la sieste disparaît et le sommeil continue à diminuer un peu mais très lentement jusqu’à une douzaine d’années. Ce sont les années où l’enfant fait parfois des cauchemars et a peur du noir. Vient ensuite l’adolescence où les parents tombent dans le cercle vicieux : les ados veulent se coucher de plus en plus tard mais les contraintes du lycée font que la fatigue est rapidement au rendez-vous. La puberté y est aussi pour quelque chose. Normalement l’adolescent a toujours besoin de beaucoup de sommeil, mais ne respecte pas ses besoins. Il est donc classique alors que les ados rattrapent ce déficit en faisant la grasse matinée dès que possible, le week-end et pendant les vacances. Difficile dans ces conditions de réguler son sommeil. Un manque de sommeil a souvent des répercussions sur le travail scolaire et universitaire de l’enfant et de l’adolescent. LE SOMMEIL DE L’ADULTE L’adulte partage sa vie entre périodes de sommeil et de veille. En moyenne, le sommeil est d’une durée de huit heures. Il se peut cependant que certains adultes aient un sommeil un peu particulier, ne dormant que cinq à six heures par nuit, parfois moins. On constate aussi que plus l’on vieillit, moins l’on dort. On peut éduquer son sommeil afin de moins dormir. D’autres peuvent récupérer très facilement pendant la journée, car ils disposent de facilités d’endormissement assez fabuleuses, leur permettant de prendre quelques minutes de repos lorsqu’ils en ressentent le besoin, et même si l’environnement n’est pas particulièrement calme. Le sommeil paradoxal est bien présent et les médecins cherchent toujours le rôle exact de ces rêves dont ils sont certains qu’ils ont bien une mission sans savoir de façon scientifique laquelle. D’autant que si l’on fait des tests sur des volontaires en les empêchant de Dormir beaucoup ou dormir peu n’a rien à voir avec l’intelligence ou la créativité. dormir et donc de rêver, les conséquences physiques et morales semblent vraiment peu importantes, mis à part la fatigue bien entendu, ainsi que l’énervement à partir d’un certain temps, voire une certaine agressivité et des difficultés à s’exprimer de façon claire. L’expression « ivre de sommeil » est assez imagée pour expliquer ces principaux symptômes, jusqu’à ce que l’on tombe de sommeil au propre comme au figuré. La récupération est très rapide et ne correspond pas aux nombre d’heures perdues. Elle est bien inférieure. Certains sont même allés jusqu’à rester plus d’une semaine sans dormir et cela n’a pas vraiment eu de conséquences physiques une fois un sommeil réparateur effectué. Rassurons tous les tempéraments : dormir beaucoup ou dormir peu n’a rien à voir avec l’intelligence ou la créativité. Napoléon est souvent cité dans ce domaine puisqu’il était le cas type du petit dormeur (environ trois heures par nuit) susceptible de récupérer en quelques minutes quel que soit son environnement, et ce tout en restant un génie de la stratégie militaire. Mais pour réconforter les autres, sachez qu’Einstein dormait un minimum de douze heures, souvent plus. Ceci étant posé, la plupart d’entre nous éprouvons des difficultés certaines lorsque nous n’avons pas au minimum nos six heures de sommeil.
HYPERSOMNIE LA NARCOLEPSIE La plus connue des hypersomnies est la narcolepsie, qui touche en grande majorité les hommes. Elle intervient souvent au moment de l’adolescence ainsi que vers 35 ans. Les origines restent largement inconnues et comme relativement peu de personnes sont touchées, la recherche sur ce sujet en particulier n’a pas été très active. Sans que ceci soit la règle dans tous les cas, on trouve la plupart du temps un grand stress comme une maladie, un accident grave à l’origine des premiers symptômes. Il est également clair qu’il y a une prédisposition familiale. L’HYPERSOMNIE, ÇA EXISTE ! Certaines personnes dorment beaucoup, et ont surtout de grandes difficultés à se réveiller. Il s’agit soit de fatigues physiques ponctuelles, soit de soucis plus psychologiques, voire d’un état dépressif. On sait que les dépressifs restent d’ailleurs au lit, car ils n’ont plus suffisamment d’énergie vitale pour aller de l’avant. Les difficultés à se lever sont plus du ressort de la déprime que de la dépression. Pas envie de revenir s’ancrer dans la réalité, dans les problèmes professionnels, le chômage ou la maladie… Le sommeil présente de nombreux bienfaits pour notre corps et notre esprit. DOSSIER « LES SECRETS DU SOMMEIL » Dans ce cas, inutile de vous brusquer, au contraire, réveillez-vous lentement doucement, prenez votre temps, ne mettez pas votre réveil à la dernière minute afin de parvenir à prendre le dessus en douceur. Il ne s’agit nullement d’une fatigue causée par une insuffisance d’heures de sommeil, ni de qualité de sommeil. Il faut par contre surveiller ce passage afin que cela ne s’aggrave pas. DE NOMBREUX BIENFAITS Le sommeil présente de nombreux bienfaits pour notre corps et notre esprit. En position allongée, les muscles ne sont pas sollicités. Ainsi, les différents membres du corps peuvent se relaxer et les tensions musculaires s’évacuer. Le cerveau va profiter de ce « repos musculaire » pour intensifier le renouvellement cellulaire de la peau, des os et des muscles. Les connexions cérébrales, affaiblies durant le jour, seront aussi régénérées durant la nuit. Le sommeil est donc un état qui nous permet de récupérer pour être à même de réattaquer une nouvelle journée dans de bonnes conditions physiques. La nuit le corps se restaure, il se défend contre les infections, il fabrique des hormones, la peau se régénère. En un mot le corps est loin de rester inactif. En plus de sa fonction principale de repos, le sommeil joue également un rôle dans la consolidation de l’organisme. C’est d’ailleurs en cas de privation que l’on s’en rend compte : troubles de l’équilibre, du comportement, de la vigilance… Et de nombreux autres problèmes qui risquent d’affecter la vie personnelle et professionnelle. Autant dire qu’il vaut mieux bien dormir pour être en forme car pendant que vous dormez, votre cerveau s’active. En effet, selon l’une des principales théories en vigueur, il revit tout ce que vous avez appris dans la journée et l’emmagasine, ce qui renforce votre mémoire. n J.B. À RETENIR POUR QUE LE CERVEAU RÉCUPÈRE… Des travaux récents suggèrent que le sommeil permet de maintenir les connexions entre les neurones (synapses), consolidant ainsi la mémoire innée (comme celle du chant de l’oiseau) et la mémoire acquise (comme celle des leçons). Pour bien se souvenir de ce que nous avons appris pendant la journée, il faut dormir. Le sommeil favorise donc le stockage et l’organisation de nouvelles connaissances. Ces processus nécessitent que le cerveau soit coupé des stimulations extérieures. INTELLIGENCE MAGAZINE 25



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