Intelligence Magazine n°1 nov/déc 2014
Intelligence Magazine n°1 nov/déc 2014
  • Prix facial : 6,80 €

  • Parution : n°1 de nov/déc 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 30 Mo

  • Dans ce numéro : entretien sur la mémoire avec le professeur Hélène Amieva.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Les pyramides à degrés, de somptueux vestiges Mayas. DES DIEUX EFFRAYANTS La cosmogonie maya est très importante, et les dieux souvent effrayants comme Chac, qui apprécie les sacrifices humains. Le roi est garant d’une certaine pérennité, mais la religion témoigne d’une histoire agitée, ponctuée de catastrophes, déluges et autres feux dévorants. 50 INTELLIGENCE MAGAZINE HIER HISTOIRE MAYA Il faut attendre la seconde moitié du XX e siècle pour que l’on commence à réussir à déchiffrer l’écriture maya, dont on pensait qu’elle ne pouvait pas être décryptée. Après bien des errements et des recherches, c’est finalement un soviétique qui trouva la base de l’écriture. Le dénommé Knorosov n’était pas en odeur de sainteté en cette époque de guerre froide et il fallut attendre les années 80 pour que finalement le décodage puisse vraiment s’accélérer. On a réussi à identifier plus de 800 glyphes qui se lisaient en groupes de deux colonnes. La lecture se fait de gauche à droite et de haut en bas. L’écriture est mixte, avec des éléments sémantiques et phonétiques : des logogrammes ou idéogrammes qui sont des mots, et les phonogrammes syllabiques. LES CÉLÈBRES PYRAMIDES On visite aujourd’hui les pyramides à degrés. Ce type de construction permettait de se rapprocher des dieux et du ciel. Chichen Itza, Tikal, Uxmal sont quelquesunes des plus connues. Une architecture d’autant plus remarquable que les moyens étaient très basiques. Ils ne disposaient pas de roues, même si certains pensent que cela n’est pas vraiment exact et que c’est l’absence d’animaux de trait qui était en réalité primordiale. Pas de poulies non plus pour aider à transporter ces blocs énormes. Il fallait donc compenser par une main d’œuvre très nombreuse qui portait les charges à dos d’homme. Une théorie prévaut : la pyramide représente la montagne et devait permettre aux rois d’accéder au monde des dieux, le socle n’étant présent que pour construire un lieu de culte plus proche de ce monde surnaturel. Elle pouvait aussi servir de dernière demeure, la pyramide est donc une sorte de temple, recouverte de messages religieux et peinte de couleur vive. Pas de voûte, ni de colonnes dans les ouvrages mayas, mais des couleurs vives en particulier le rouge à base d’hématite et le bleu de l’indigo. Ces couleurs ont disparu au fil des siècles, mais les imaginer ainsi les rend d’autant plus grandioses. Les palais habités par les souverains et les dirigeants étaient grands, très décorés, les pièces assez petites et toujours situés au centre de la ville. Il reste cependant un mystère : On retrouve fréquemment trois petits temples face à une pyramide bâtie généralement à l’ouest de la grand place. Il est possible d’examiner cette structure en E dans plusieurs villes. Les spécialistes ont pu constater que le soleil apparaissait dans l’alignement des petits bâtiments à certaines périodes de l’année, par exemple lors des solstices. Sans doute, ces périodes correspondaient-elles à certaines cérémonies. Inutile de comparer les pyramides mayas avec leurs sœurs de Méditerranée. Les époques de construction ne correspondent nullement et l’éloignement géographique est immense, inutile de bâtir des théories ou d’imaginer des connexions entre les deux civilisations. De plus les pyramides mayas ne sont pas des tombeaux, du moins ce n’était pas leur destination première contrairement aux monuments égyptiens. DES ASTRONOMES ÉTONNANTS Les Mayas sont connus pour avoir été de vrais astronomes qui suivaient avec soin les mouvements planétaires. Cette science a une importance primordiale du fait que les observations de ces savants de l’époque servaient également à bâtir les fameux calendriers essentiels à la religion maya.
Les descendants des Mayas existent toujours, mais leur culture s’est totalement transformée depuis la venue des Espagnols. Il semble que le calendrier établi par ce peuple prévoyait la fin du monde au XVI e siècle. On se souvient d’ailleurs que les Aztèques avaient pris les premiers conquistadors pour des dieux vivants qui annonçaient la fin d’un cycle. La religion maya était polythéiste : un nombre impressionnant de divinités existaient, même si le ciel quant à lui comportait une divinité par strate. Il y en avait treize, le niveau le plus élevé étant représenté par un oiseau. Si le ciel dispose de 13 strates, le monde souterrain n’en avait que 9 et donc 9 divinités. C’est dans ce monde que les humains finissaient après leur mort, même les souverains qui eux n’étaient que de passage pour ensuite aller vers le ciel. Les Mayas pensaient que le monde terrestre évoluait par cycles qui se terminaient par une destruction suivie d’une renaissance. Les prêtres devaient suivre ces cycles et guider l’action des peuples parfois en préconisant des sacrifices humains supposés calmer des divinités en colère. DES CONNAISSANCES MATHÉMATIQUES Les Chinois et les Arabes disposaient de connaissances extrêmement solides en matière de mathématiques. Les Mayas également. Leur système comprenait un zéro, différent du nôtre, et était basé sur vingt chiffres élémentaires au lieu de dix. Un cycle maya était constitué de 400 ans, soit 20 fois 20 ans. Cela signifie aussi qu’ils pouvaient manier de très grands nombres allant jusqu’à l’infini. Ce savoir a permis aux prêtres et astronomes de parvenir à des estimations extraordinairement précises sur les mouvements des astres, d’autant plus surprenantes que tout se faisait à l’œil nu. HIER HISTOIRE MAYA LES MAYAS AUJOURD’HUI Les descendants des Mayas existent toujours, mais leur culture s’est totalement transformée depuis la venue des Espagnols. Aujourd’hui, on retrouve pourtant toujours des spécificités culturelles dans le domaine religieux essentiellement. L’écriture a disparu depuis longtemps, mais certains ont exprimé la volonté de réapprendre la langue de leurs ancêtres. Cela reste relativement anecdotique. Une partie de la population paysanne du Guatemala, du Yucatan et du Belize continue cependant à parler la descendante d’une des langues mayas. On estime qu’elles sont environ 2 à 3 millions. La plupart s’expriment donc en quiché, en maya ycatèque, en mam, en cakchiquel, etc. Car la langue maya dite classique et pratiquée par les anciens était loin d’être unique, les cités vivant de façon assez autarciques les unes vis-à-vis des autres. Ces descendants ont de quoi être fiers d’une civilisation qui a notamment permis de créer des œuvres d’art remarquables. Les Mayas font preuve d’une maîtrise en particulier dans les fresques que l’on a retrouvées ainsi que dans l’art statuaire. Les œuvres ont pour la plupart disparu, mais celles que l’on a pu exposer font preuve d’une belle maîtrise. Autre élément qui prouve que l’art avait sa place dans la société : les œuvres étaient signées. Si les Mayas furent un peuple de guerriers et firent preuve d’assez peu d’unité politique, et que du point de vue linguistique, plusieurs langues cohabitaient simultanément, il existait une véritable unité culturelle que l’on retrouve au niveau de l’écriture, des bâtiments, et de l’art. Une civilisation vraiment hors du commun, car très en avance sur son temps, mais qui garde encore bien des mystères... n F.R. LES DIFFÉRENTS CALENDRIERS Le calendrier principal était sacré et durait 260 jours. Le calendrier haab ou solaire était de 365 jours. Il ne s’agit pas d’une coïncidence ; les Mayas ayant mesuré l’année solaire sans que l’on ne sache exactement sur quelles bases. Les Mayas utilisaient également le calendrier lunaire et le calendrier vénusien. LE POK TA POK C’était le football ou plutôt le basket de l’époque. Il s’agissait en réalité d’un jeu de balle que l’on pratiquait à certaines périodes du calendrier maya afin de satisfaire les dieux. Comment ? Deux équipes s’affrontaient pour faire passer une balle en caoutchouc extrêmement dure dans un anneau de pierre sans la laisser tomber. INTELLIGENCE MAGAZINE 51



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