Intelligence Magazine n°1 nov/déc 2014
Intelligence Magazine n°1 nov/déc 2014
  • Prix facial : 6,80 €

  • Parution : n°1 de nov/déc 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 30 Mo

  • Dans ce numéro : entretien sur la mémoire avec le professeur Hélène Amieva.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 48 - 49  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
48 49
QUELQUES MOTS MAYAS… Tsul : chien Balam : jaguar Pakal : bouclier en+EYgÔiatI6r0(b : ; ciiïr.fr62: ; Y O : i(r : ! ; 6 : I : R'IJ € l'âlm``I 411'r. I » I.'sQ I ( !o.111N1. 1 : 1 : NI o vcca000fJuo f4ÛOGpgmW "otaçQ09g5 48 INTELLIGENCE MAGAZINE : f k ?'. e E2 f W9-,:IP I 131 € 1.. Pi O ti. ts` : #qbị.,ẉa. nr. f1, - ss M 1 k q. HIER HISTOIRE MAYA guère de traces de la culture de ce peuple. Leurs écrits ont été détruits par les années et les multiples autodafés et la forêt a envahi les ruines des cités perdues. Ce n’est qu’à partir du XIX e siècle que les premiers explorateurs et archéologues ont commencé à étudier à nouveau les vestiges mayas. A l’époque, ils évoquent une sorte de peuple idéal, pacifique, riche et féru d’astrologie, décimé par l’invasion espagnole. Une vision idéalisée et romantique, bien éloignée de la réalité telle qu’on le connaît aujourd’hui. S’il est clair que la civilisation Maya a bâti des monuments extraordinaires, que des artistes, des chercheurs pouvaient s’épanouir dans ce monde, le pacifisme n’était pas vraiment l’une des qualités premières. En effet, les différentes cités étaient rivales et à la façon des ancienne baronnies ou des organisations de clans en Europe, de véritables conflits avaient lieu. > Le Codex maya : une clé pour les chercheurs Un codex est un équivalent du livre : le papier est remplacé par des feuilles d’origine végétale recouvertes d’écriture maya. Ces documents étaient extrêmement nombreux, mais il n’en subsiste que quelquesuns, les Conquistadores et le fameux évêque Diego de Landa ayant ordonné la destruction de ces petits trésors, tout comme les inscriptions apparaissant sur les monuments. Trois codex sont authentifiés, celui de Madrid, de Dresde et de Paris du nom de la ville où ils sont conservés, rapportés d’Amérique par Hernan Cortès lui-même. Datés des XIII e et XIV e siècles d’après les spécialistes, ils sont un étrange mélange de calculs, de prédictions, mais aussi de recommandations quant au temps des semailles. On trouve dans ces recueils des calendriers mayas, le système numéral, des horoscopes et tables astrologiques, mais l’ensemble des rituels et savoirs mayas a malheureusement disparu. Malheureusement pour les esprits imaginatifs, nulle information quant à la Hernan Cortès fin du monde. Ce saccage organisé de la culture et des acquis mayas ne permet aujourd’hui qu’une connaissance relativement fragmentaire de cette civilisation laissant une place au mystère. L’autre problème lié au peu de documents qui ont survécu est la difficulté à déchiffrer l’écriture. Pourtant les Mayas gravaient la pierre, la céramique, le bois, les murs de grottes. Le papier était plié en accordéon, chaque pli correspondant à une page. On estime que l’on est parvenu à déchiffrer environ 80% de « l’alphabet » maya à aujourd’hui. Si l’on ajoute à cela la flore luxuriante et le climat chaud et humide, on comprend aisément qu’il a été difficile de retrouver des traces nettes de la période Maya. Les archéologues ont de plus été parfois découragés de par les difficultés à travailler dans la zone lors de périodes révolutionnaires, qui ont notamment émaillé tout le XX e siècle. > Pas de véritable empire Maya On sait aujourd’hui qu’il n’y a pas eu de véritable empire tel qu’on l’entend habituellement, pour une raison essentielle : il n’y avait pas d’unité politique. En réalité, chaque territoire disposait d’un seigneur, également doté d’une autorité religieuse. On considère aujourd’hui que c’est la période classique la plus ancienne qui a été la période la plus prospère avec notamment une ville dénommée Tikal, alliée à l’époque à une autre ville plus au Nord, Teotihuacan. Le déclin commence vers le X e siècle. La période post-classique marque en réalité le début de la fin, avec des rivalités incessantes entre cités. Pourtant, on constate à cette époque de véritables innovations, ainsi que la fin de la royauté divine pour donner lieu à une organisation plus classique avec un
souverain détenant le pouvoir politique et un clergé séparé. C’est également l’époque où les Mexicains s’introduisent de plus en plus fréquemment sur le territoire maya. LA CONQUISTA Les Espagnols commencent par vaincre les Aztèques au début du XVI e siècle et se lancent ensuite à l’assaut des territoires occupés par les Mayas. La conquête est relativement facile étant donné les conflits existants déjà entre les différents clans. Du moins, c’est ainsi que cela se passe dans la zone qui correspond au Guatemala actuel. Cela change lorsqu’ils souhaitent poursuivre leur avance dans le Yucatan. La résistance s’organise et il faudra plus de 70 ans pour que les Espagnols parviennent à leurs fins en faisant plier le dernier Etat Maya de Tayasal. Il est clair que l’organisation en cités-Etats a joué un rôle défavorable dans ce contexte d’attaque en règle. Le manque d’unité fut un facteur favorisant la défaite. On le sait, les maladies importées par les Espagnols jouèrent également un effet dévastateur au sein des populations locales. LA CHUTE D’UN EMPIRE A partir des années 700, le déclin s’amorce. On accuse à tort les Espagnols d’avoir décimé les civilisations présentes à leur arrivée. La chute de l’empire Maya s’est produite assez soudainement, mais sans que l’on ne connaisse les véritables origines. Les historiens supposent que plusieurs facteurs ont dû se conjuguer pour causer ce déclin. Une guerre, des récoltes désastreuses d’autant que les Mayas pratiquaient le brûlis, le fait est que la plupart des cités sont abandonnées sans être détruites au plus tard au début du Xème siècle, alors que déjà deux siècles auparavant l’activité était fortement en baisse, tout comme la démographie. Toutes sortes d’hypothèses ont été émises sans qu’aucune n’ait vraiment été validée. De la catastrophe naturelle (une sécheresse) à l’invasion, il est probable que plusieurs phénomènes se sont conjugués pour expliquer le phénomène. LES SPÉCIFICITÉS DE LA CULTURE MAYA > Des caractéristiques sociétales Cette société a des points communs avec le Moyen- Âge européen du fait que l’on retrouve des classes sociales bien séparées correspondant à une aristocratie, des commerçants et des paysans assimilables aux serfs, sans oublier les militaires et les prêtres. L’économie est donc largement agricole, et les techniques proches du néolithique. HIER HISTOIRE MAYA La majorité de la population est constituée de paysans qui sont eux-mêmes divisés en trois catégories : paysans, serviteurs et esclaves. Pourtant et c’est là l’originalité de cette société, les classes n’étaient pas aussi séparées que l’on pourrait l’imaginer, du fait que des liens de parenté ou des alliances liaient les privilégiés au peuple. On peut même considérer qu’il existait ce que l’on peut considérer comme une classe moyenne, constituée par les militaires et les commerçants, en particulier pendant la période postclassique. Les prêtres sont également nombreux, cette charge se transmettant de père en fils. Certains ont une charge particulière : ils sont supposés recevoir les messages de l’au-delà et ont un rôle de prophètes. Le jeûne est très largement pratiqué, des sacrifices font également partie des us ; le sang étant supposé avoir un pouvoir magique. > Un roi divin La religion occupe une place centrale dans la religion Maya. Lorsque les architectes construisent une cité, les monuments dédiés aux cérémonies religieuses sont prédominants. Pour comprendre cet aspect, il convient d’étudier de plus près les calendriers mayas basés sur des observations astronomiques, qui guidaient la vie de la cité. Le roi concentre tous les pouvoirs : civil, militaire mais aussi religieux, du moins jusqu’au milieu de l’époque post-classique, et même s’il s’entoure d’un conseil, son pouvoir est grand. > Les sacrifices humains Cet élément contribue à la légende maya. Le sacrifice versant le sang est en effet nécessaire pour les dieux, mais aussi pour les humains. Il s’agissait souvent de faire couler une simple saignée et non pas de faire passer une personne de vie à trépas. Des sacrifices d’animaux avaient lieu, mais force est de reconnaître que des sacrifices humains étaient également perpétrés. Les malheureux choisis pour ces cérémonies provenaient généralement de la classe des esclaves, ainsi que des enfants, généralement orphelins. Mais, même si cela semble difficile à imaginer, les victimes étaient parfois volontaires. Leur foi était telle que certains pensaient revenir sur terre sous la forme d’un oiseau. La vie après la mort était partie intégrante de la religion. L’ÉCRITURE MAYA Les scribes écrivaient dans les codes à partir de glyphes, car il n’y avait pas d’alphabet à proprement parler. L’écriture maya utilisait donc un glyphe correspondant à un mot ou à une syllabe. Pour les néophytes, ces glyphes sont particulièrement artistiques. TROIS GRANDES PÉRIODES Le Préclassique : de 2600 av JC à 250 après JC, Le Classique : de 250 à 900 après JC, Le Postclassique : de 900 à 1521 après JC. C’est pendant la période classique que la population croit le plus rapidement, et que les architectes bâtirent le plus de bâtiments dans lesquels on retrouve un caractère commun, en particulier la céramique rouge ainsi que noire. INTELLIGENCE MAGAZINE 49



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 1Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 2-3Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 4-5Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 6-7Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 8-9Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 10-11Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 12-13Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 14-15Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 16-17Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 18-19Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 20-21Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 22-23Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 24-25Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 26-27Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 28-29Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 30-31Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 32-33Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 34-35Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 36-37Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 38-39Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 40-41Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 42-43Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 44-45Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 46-47Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 48-49Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 50-51Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 52-53Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 54-55Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 56-57Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 58-59Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 60-61Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 62-63Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 64-65Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 66-67Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 68-69Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 70-71Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 72-73Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 74-75Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 76-77Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 78-79Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 80-81Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 82-83Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 84-85Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 86-87Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 88-89Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 90-91Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 92-93Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 94-95Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 96-97Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 98-99Intelligence Magazine numéro 1 nov/déc 2014 Page 100