Intelligence Magazine n°1 nov/déc 2014
Intelligence Magazine n°1 nov/déc 2014
  • Prix facial : 6,80 €

  • Parution : n°1 de nov/déc 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 30 Mo

  • Dans ce numéro : entretien sur la mémoire avec le professeur Hélène Amieva.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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COMPRENDRE & ÉTUDIER LE CERVEAU Le domaine des neurosciences englobe toutes les approches cherchant à comprendre le fonctionnement du cerveau et du reste du système nerveux. La psychologie cherche à comprendre l’esprit et le comportement. La neurologie est la discipline médicale qui diagnostique et traite les pathologies liées au système nerveux. Le cerveau est également l’organe le plus étudié en psychiatrie, une branche de la médecine qui étudie et traite les troubles mentaux. Les sciences cognitives tentent de lier la neuroscience et la psychologie avec d’autres domaines comme l’informatique et la philosophie. sorielles externes et internes. En effet, il est logique de penser que la permanence du processus ontogénique de renouvellement des neurones, de modification de forme des prolongements neuronaux et de renouvellement synaptique participe à l’adaptation physiologique du cerveau adulte. » UN CERVEAU EN MOUVEMENT & EN ACTION Il s’agit donc là d’une interprétation de la plus grande plasticité cérébrale chez l’homme et de sa capacité à continuer à apprendre tout au long de son existence. On notera que le caractère plus ou moins dynamique des zones du cerveau est fondé sur l’inhibition de neuromédiateurs inhibiteurs, une négation de la négation. Bien entendu, ces descriptions des particularités de la formation et ces propositions d’interprétation du mode de fonctionnement du cerveau humain ne suffisent pas à comprendre la formation de la conscience humaine. C’est seulement une base de la réflexion sur ce problème qui nous montre que la capacité propre à l’homme se greffe sur un processus dynamique, interactif, fondé sur l’apprentissage et non sur des acquis fixes et définitifs. Un dysfonctionnement du cerveau peut suffire à supprimer le fonctionnement conscient. La conscience se construit au sein de l’embryon puis de l’enfant. 22 INTELLIGENCE MAGAZINE The 2014 Nobel Prize in Physiology or Medicine John O'Keefe Born 1939, USA UrweraRy Catege London DOSSIER DOPER SON CERVEAU le prix Nobel de Médecine 2014 a été décerné en octobre à l’Américano- Britannique John O’Keefe et à un couple de Norvégiens, May-Britt et Edvard Moser pour leurs découvertes sur les « cellules qui constituent un système de géoposition dans le cerveau », sorte de GPS interne, selon le comité Nobel. May-grip Moser Bom 1963. Norway Norwegian Umversay of Science anti Technology Trondheim DU CERVEAU À LA CONSCIENCE La conscience apparaît ainsi comme un réglage de rythmes des messages neuronaux. Le meilleur moyen d’en prendre conscience est le message subliminal. Il est trop rapide pour être piloté par la conscience. Celle-ci est donc une capacité construite au fur et à mesure par le petit enfant pour accrocher les rythmes des messages cérébraux, rythmologie qui s’apprend par expérience, comme s’apprend la synchronisation des rythmes du EWard I. Moser Born 1962. Norway Norwegian University of Science and Technology. Trondheim cœur, qui est lui aussi acquis seulement au fur et à mesure du développement du bébé. Tout cela signifie déjà que la conscience est, elle aussi, un production du fonctionnement général et pas un attribut préétabli, un ordre reçu une fois pour toutes. La conscience n’est pas un objet fixe ni un composé d’objets. C’est une structure dynamique qui émerge de la dynamique instable du cerveau comme la particule émerge de l’agitation du vide ou la vie de l’agitation des macromolécules. Car, pas plus que la conscience et les
.oa.uo, oeO,m,arwm:4141111-111.a4.. 14{, o ; 11 ; r ; Q1r..h,w... ?. ro w, aymsw..,d,at...,u+., 1 -... ooar.rcn. -:wo..9a,0,t goo 4ao.et,}.gws, y po repS{. ; an5eeo1$fm#`X3.`.. owaKom.. +..>,n011rt11,1 éws..oârm.wmWa, `MPwa ae,A> A as messages neuronaux, la matière, la lumière, la vie n’existent une fois pour toutes. DU SÉQUENÇAGE DU GÉNOME HUMAIN Le séquençage du génome humain marque une étape importante pour comprendre les mécanismes du développement de l’homme, sa physiologie et son histoire évolutive. Le génome est un lieu où des informations moléculaires essentielles sont conservées. Notre DOSSIER DOPER SON CERVEAU corps serait détenteur d’une mémoire des gènes de nos ascendants. Progressivement, grâce à l’observation et aux études des effets produits par les lésions cérébrales, nous avons pu localiser en grande partie les fonctionnements complexes de la mémoire dans le cerveau, et avancer considérablement sur le chemin de nouvelles connaissances comme par exemple la neuropsychologie... ALORS À QUOI RESSEMBLE LA MÉMOIRE ? Depuis que nous connaissons la plasticité cérébrale, nous savons que la mémoire est mouvante, non pas seulement au niveau du ressenti, mais au niveau physiologique également. Peut-être est-ce pour cette raison que l’homme a toujours décrit la mémoire avec des métaphores différentes au cours de l’évolution, et selon les cultures. Il existe une infinité de mémoires. Pas seulement parce qu’il existe différentes formes de souvenirs mais parce que précisément la mémoire est construite à partir d’une séquence en trois étapes l’encodage, le stockage et la restitution. En effet, chacun d’entre nous, devant un même paysage, face à un même évènement, écoutant une même symphonie ou visionnant une même vidéo, restituera des impressions et souvenirs différents. Preuve s’il en est que la mémoire réinterprète. DES AVANCÉES TOUJOURS POSSIBLES Ce qui est merveilleux avec le cerveau, c’est qu’on en finit pas d’en découvrir toujours plus sur lui. D’ailleurs, le prix Nobel de Médecine 2014 a été décerné en octobre à l’Américano-Britannique John O’Keefe et à un couple de Norvégiens, May-Britt et Edvard Moser pour leurs découvertes sur les « cellules qui constituent un système de géoposition dans le cerveau », sorte de GPS interne, selon le comité Nobel. Et quand on demande au Professeur Hugues Duffau, neurochirurgien, et pionnier, en Europe de la « chirurgie éveillée » ce qui le fascine le plus dans le cerveau, il répond : « Tout ce qu’on a cru comprendre depuis 140 ans était totalement faux : jamais une zone n’a correspondu à une fonction. Le cerveau fonctionne en réseaux, et ils sont capables de se réorganiser. On peut enlever un lobe à un patient et pour autant qu’il reprenne une vie totalement normale, même s’il est avocat ou chirurgien ! » Voilà une preuve de plus que le cerveau humain ne nous a pas encore dévoilé tous ses mystères ! A suivre… n I.N. (Sources : Semaine de la Mémoire, Observatoire B2V des Mémoires, Fédération pour la Recherche sur le Cerveau). DIFFÉRENCES 4 TYPES D’IMAGERIE CÉRÉBRALE > L’ÉLECTROENCÉPHALOGRAMME Appelé aussi EEG, c’est l’enregistrement de l’activité électrique du cerveau : c’est la somme de tous les potentiels d’action qui ont lieu. Il est mesuré avec un oscilloscope. > LE SCANNER Dont le vrai nom est tomodensitométrie (ou TDM), c’est une imagerie en noir et blanc apparue dans les années 1970. Il s’agit de radiographies aux rayons X faites sous divers angles (le récepteur tourne autour de la personne). Ensuite, à partir de ces images en coupe, il est possible de réaliser une image tridimensionnelle après reconstruction informatique. > L’IMAGERIE PAR RÉSONANCE MAGNÉTIQUE NUCLÉAIRE L’imagerie par résonance magnétique nucléaire, ou IRM, est une imagerie en couleur qui permet de distinguer beaucoup d’autres organes. Ce type d’imagerie est bien adapté pour les organes mous, transparents aux rayonsX, comme le cerveau. La résolution de l’image est généralement bonne, voire très bonne pour les appareils puissants. > LA TOMOGRAPHIE PAR ÉMISSION DE POSITRONS Appelée TEP, c’est un type d’imagerie très difficile à réaliser (elle n’est faite que dans des centres qui peuvent produire du carbone 13 radioactif, celui-ci ayant une durée de vie très courte). Le carbone radioactif est incorporé dans du glucose, et l’on mesure les zones où le glucose est utilisé, ce qui donne une idée des zones actives du cerveau. On peut modifier les conditions de mesure : la personne parle, écoute, bouge, etc. ; on voit alors apparaître des zones du cerveau qui s’allument (signes d’activité). C’est ainsi qu’on peut faire une cartographie du cerveau. Son principal défaut est que la résolution est faible. n INTELLIGENCE MAGAZINE 23



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