Histoire événement n°15 nov/déc/jan 2005
Histoire événement n°15 nov/déc/jan 2005
  • Prix facial : 9,80 €

  • Parution : n°15 de nov/déc/jan 2005

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (125 x 205) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 7,4 Mo

  • Dans ce numéro : la bataille de Rocroi (1643).

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 34 - 35  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
34 35
l'acceptait, soit il s'enfuyait. Et les bons soldats restants pouvaient se partager sa solde qui restait allouée au régiment grâce à ce système de la revue, et ils n’avaient pas à redouter de devoir partager leur butin avec des comparses qui de toute façon se seraient mal battus, mais auraient été présents pour la répartition des pillages. Tous ces petits inconvénients de recrutement concernant les soldats tout autant que les officiers donnaient une armée qui manquait d'homogénéité. Les meilleurs régiments étaient donc des régiments de nobles, comme les mousquetaires, ou d'étrangers, comme les Suisses ou les Ecossais. A quelle époque ces derniers introduirent-ils les premières loges de francs-maçons en France ? Officiellement au temps de Louis XIV. Mais il ne s’agit là que d’une date connue par les archives retrouvées. Au temps de Louis XIII, on parle beaucoup de loges Rose-Croix où Descartes avait été initié, et qui influenceront beaucoup ses écrits par leurs théories gnostiques. Même s’ils restaient catholiques, le renouveau de la pensée gnostique sera un des fondamentaux de la pensée des officiers français. A la différence des officiers des Habsbourg, les cadres de l’armée française s’ouvraient ainsi plus facilement à un monde libéral, non traditionnel, plus proche de la pensée protestante que de celle de l’Inquisition, ayant le goût du savoir et de la remise en question plus prononcé que celui de la foi absolue dans le dogme romain. Alors, que valait réellement l'armée française en 1643 ? Elle connaissait une certaine limite si l’on analyse ses méthodes de coordination, et ses forces vives étaient plus faibles qu’un siècle auparavant. Les guerres de religions s'étaient terminées depuis cinquante ans à peine. On estime qu'elles avaient causé à la France la perte d'environ 800 000 hommes. Sans compter les femmes et les enfants. Sa situation militaire en était forcément ressortie dégradée, car c’était en grande proportion la fraction la plus guerrière de sa population qui avait disparue. Les finances du pays n’étaient pas non plus excellentes. Or une bonne armée coûte tou- 34 Histoire Événement• n°15
jours très cher à entretenir. L'infanterie française s'était ainsi structurée avec difficultés. Les rois de France avaient eu des choix de budget. Ils avaient misé sur ceux en qui ils avaient le plus confiance : les mercenaires étrangers : Suisses, Lombards ou Ecossais, qui étaient des aventuriers professionnels, disciplinés durant les combats. L’infanterie française était un peu la parente pauvre de l’armée. Tandis que la cavalerie restait une troupe d’élite, peut-être mal commandée parce qu’obéissant à des traditions et des méthodes plus adaptées aux guerres féodales qu’aux combats avec tirs de mousqueterie et d’artillerie. Elle avait déjà connu des hécatombes lors des guerres d’Italie et de religion, elle gardait des traces psychologiques de toutes ces pertes. Jusqu'à la dernière partie du seizième siècle, les troupes s'étaient organisées en compagnies et en bandes, qui se regroupaient pour les combats en des sortes de formations tactiques temporaires. Une fois la campagne ou même l’affrontement passés, les chefs de ces formations tactiques n'avaient pour ainsi dire plus de liens organiques avec les soldats de base. Ils préféraient rester dans l’entourage de leur général en chef. L’expérience des guerres de religion et l’influence des mercenaires étrangers avaient décidé les chefs de l’armée française à opter pour leurs troupes une meilleure forme d’encadrement. La structure de régiment leur permirent ainsi d'avoir à disposition des unités autonomes, avec des officiers qui se connaissaient parfaitement, qui étaient connus de leurs soldats, dans une chaîne continue de commandement. Les troupes d’infanterie étaient ainsi mieux contrôlés. Elles pouvaient développer un esprit de corps, renforcé par le fait que les régiments se constituaient par pays ou régions. Le maréchal Pierre Strozzi avait ainsi constitué sous le règne de Charles IX cinq régiments : grade française, Champagne, Picardie, Navarre et Piémont. Cette organisation en régiments articulés en compagnie fut d’abord appliquée à l'infanterie. Elle ne sera mise en place dans la cavalerie qu'un siècle plus tard, après Rocroi, lorsque l'artillerie et le fusil aura acquis encore plus d'importance sur le Histoire Événement• n°15 35



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 1Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 2-3Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 4-5Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 6-7Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 8-9Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 10-11Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 12-13Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 14-15Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 16-17Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 18-19Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 20-21Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 22-23Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 24-25Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 26-27Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 28-29Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 30-31Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 32-33Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 34-35Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 36-37Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 38-39Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 40-41Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 42-43Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 44-45Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 46-47Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 48-49Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 50-51Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 52-53Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 54-55Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 56-57Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 58-59Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 60-61Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 62-63Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 64-65Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 66-67Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 68-69Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 70-71Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 72-73Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 74-75Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 76-77Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 78-79Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 80-81Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 82-83Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 84-85Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 86-87Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 88-89Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 90-91Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 92-93Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 94-95Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 96-97Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 98-99Histoire événement numéro 15 nov/déc/jan 2005 Page 100