Gazette des Armes n°475 mai 2015
Gazette des Armes n°475 mai 2015
  • Prix facial : 6,50 €

  • Parution : n°475 de mai 2015

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 44 Mo

  • Dans ce numéro : le centenaire du Chauchat.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Gros plan sur la grenadière, de dessous, noter les dispositions du battant et côté droit.. Gros plan sur le côté droit de la capucine et le poinçon DB. Conscrit grenadier (à gauche) et conscrit chasseur (à droite) de la Garde Impériale (1809). 46 Gazette des armes n°475 Il en est de même pour la grenadière dont le battant suit les mêmes dispositions que celui de la pièce de sous-garde sauf le piton qui est brasé à même la pièce. Elle comporte par ailleurs également, sur le côté gauche et en bas, le poinçon de Bouissavy. L’embouchoir, maintenu au fût à l’arrière et à droite, par un ressort à pivot, répond au plus près aux dispositions propres à celles de l’ancien fusil des Gardes du Directoire avec un bec très prononcé à l’entrée du canal de la baguette. Il porte sur sa bande arrière un guidon de visée en demi lune mais ne laisse pas apparaître de marque particulière. Ces dernières observations semblent donc indiquer un montage final de l’arme avant réception et mise en service plutôt vers 1807 ou 1808 si l’on s’en tient aux créneaux de présence simultanée à Versailles des contrôleurs et réviseurs apposés sur les différentes pièces. Par ailleurs, en fonction du cloisonnement du travail, des commandes et des besoins, il faut tenir compte que celles-ci étaient fournies au moment du montage final, d’où un fréquent, voire inévitable, décalage dans les marquages et les poinçons. Il faut également tenir compte de la réutilisation éventuelle de certains éléments, ce qui pouvait justifier à l’occasion un double poinçonnage de contrôle. Enfin, sachant qu’il ne fut officiellement construit qu’un seul exemplaire neuf en 1807, il apparaît que le millésime de 1808 est le plus logique, année où la production s’éleva à 601 armes et durant laquelle le maximum des intervenants se trouvaient ensemble Versailles. La monture Seuls en fait les marquages du bois, en particulier ceux du macaron de crosse, auraient pu fournir des données décisives car, pour ce dernier, ils incluaient le mois et l’année de fabrication définitive et donc de réception avant mise en service. Ce n’est hélas ici pas le cas comme on le verra. La monture est en noyer d’un bon fil et la crosse est en légère « gigue » conformément aux critères de 1777 et de l’An IX pour cette partie. Elle ne comporte pas de joue à gauche, ni en relief comme sur le modèle du Directoire, ni en creux comme sur les exemplaires ordinaires. Elle a par contre été notablement modifiée dans son profil par une forte accentuation du busc et l’aménagement de deux importantes « saignées » symétriques en creux de part et d’autre à sa base. Cette disposition rappelle fortement l’usage en vigueur pour les crosses sur les
armes du système 1763 et des modèles antérieurs, conférant ainsi à ce fusil un aspect extérieur quelque peu archaïque. D’évidence cette modification non réglementaire ne peut être le fait que d’une initiative individuelle originale et sans doute unique en son genre. Le côté droit de la crosse laisse entrevoir des traces ténues de macaron très altéré. En effet, la carotte de buis a disparu et n’en subsiste que l’orifice de son logement autour duquel se devine encore le contour extérieur du macaron. Rien n’y est plus lisible, ni même discernable et, en conséquence, ne peut rien révéler sur le mois et l’année de réception qui devraient y apparaître ainsi que l’identification des contrôleurs. La baguette en fer est en forme de « tête de poire ». Elle mesure 1, 10 met est filetée sur environ 1 centimètres à l’extrémité. La baïonnette Elle est à douille et correspond au modèle An IX d’infanterie. Longue au total de 46, 5 centimètres, elle porte au coude le matricule 650 ainsi que des marquages de Klingenthal.. Elle possède encore son fourreau en cuir bien complet avec sa chape et sa petite bouterolle, ce qui est relativement rare. Ce fusil est enfin intéressant, ne serait-ce que par ses détails dérogatoires par rapport au modèle et les hypothèses qu’il offre avec la diversité de ses marquages, qui donnent lieu à un vrai travail d’investigation, et l’argenture de ses garnitures qui le rapproche fortement du 1er Régiment de Chasseurs de la Garde Impériale et probablement d’un gradé. D’autres suppositions peuvent encore être soulevées, comme l’appartenance à un vétéran de la Garde, mais celle ci, somme toute, semble devoir être la plus logique. Conclusion. Si le fusil des Gardes du Directoire et du Corps Législatif est de la plus grande rareté, celui des Gardes Consulaires puis Impériales est plus courant et se rencontre encore de temps à autre. Le premier en effet, pour ce qu’on en sait, ne fit l’objet que d’une seule commande de l’Etat en 1796 à raison de 1600 unités, alors que le second connut des fabrications nombreuses s’étalant de l’An IX à 1812 pour un total de 8926 exemplaires, y compris pour les vélites dont l’arme était identique mais un peu plus courte. Un grand nombre fut « consommé » au cours des dernières campagnes de l’Empire (Russie, Allemagne et France de 1812 à 1814), d’où la rareté et l’engouement que leur portent amateurs et collectionneurs De fabrication effectivement plus soignée et mieux « finie » que le fusil d’infanterie ordinaire, son coût à la fabrication était également plus élevé (39 francs au lieu de 29). Toutefois il ne jouissait pas d’une grande faveur dans la troupe, ni même au sein du Corps des inspecteurs qui l’estimaient moins robuste, et donc moins fiable que son homologue ordinaire pour l’infanterie de ligne. Cette considération plutôt négative a bien évolué avec le temps, du moins sur l’échelle des valeurs et sur le plan affectif lié à l’appartenance à une formation militaire d’exception, aussi prestigieuse que légendaire et dont l’épopée demeure encore dans toutes les mémoires. Remerciement à Maitre Wilfrid Cazo, commisaire-priseur à Paris pour le prêt de l’arme. Vue d’ensemble sur la baïonnette Mle An IX. Production sur 12 ans An IX : 1071 fusils. An X : 1631 An XI : Néant. An XII : 1254 An XIII : 508 An XIV : Néant. 1806 : 1860 1807 : 1 1808 : 601 1809 : Néant. 1810 : 1000 1811 : 714 1812 : 286 Gros plan sur la crosse à droite. Noter le busc important et la « saignée » ainsi que la trace de macaron avec l’absence de la carotte de buis. côté gauche. Noter l’absence de joue. La Gazette des armes n°475 47



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