Gazette des Armes n°472 février 2015
Gazette des Armes n°472 février 2015
  • Prix facial : 6,50 €

  • Parution : n°472 de février 2015

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 46,9 Mo

  • Dans ce numéro : les revolvers MAS Escoffier.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Le poinçon de la Direction de l’Arsenal forme une cartouche ovale avec le blason badois, sous couronne, encadré des les lettres Z et D. Il est insculpé sur la face supérieure du boîtier de culasse au niveau du tonnerre. Les autres marquages sont prussiens. La présence des aigles stylisés sur les pans gauches du canon et de la boîte de culasse certifie que ce fusil a résisté aux épreuves de tir. Le nombre 585 indique le calibre exact du canon exprimé en millièmes de Zoll prussiens. La mention Stahl (acier), frappée depuis 1857 sur les armes Dreyse, témoigne que le canon est en acier fondu et non plus comme autrefois en fer. Le 18 décembre 1870, le 2 e régiment d’infanterie badois affronte les troupes françaises à Nuits au cours de sanglants combats. 42 Gazette des armes n°472 luxembourgeoise, se retrouve dans une situation identique à celle du Grand Duché de Bade et réclame le 15 mai 1867 le secours de Berlin. Cet état a également accepté d’adopter le système Dreyse pour son infanterie. Il doit commencer par transformer ses fusils et carabines à percussion en armes à aiguille. Le mode de transformation choisi par les Badois est également repris au Wurtemberg. Cette opération qui concerne 24 200 fusils réclame un temps incompatible avec la situation internationale. Le ministère de la Guerre prussien propose donc que les six mille fusils de l’Electorat de Hesse ne reviennent pas immédiatement à Mainz mais soient à leur tour prêté à l’armée wurtembergeoise. Le 11 juillet suivant ces armes quittent le Grand Duché de Bade pour rejoindre l’arsenal de Ludwigsburg au Wurtemberg. Une prussification progressive Après la guerre de 1866, le ministère de la Guerre prussien tire les leçons de ce conflit pour augmenter la puissance et l’efficacité de l’armée du royaume. Il perfectionne l’utilisation du télégraphe et du chemin de fer à des fins militaires. Sur le plan de l’armement portatif, des commissions sont créées pour améliorer les qualités du système Dreyse et choisir un nouveau modèle d’armes capable Un autre poinçon badois, plus grand que celui insculpé sur le canon et la boîte de culasse, également de forme ovale, est frappé sur la face droite de la crosse en dessous des poinçons prussiens. Se reconnaissent, de haut en bas, le poinçon de réception prussien caractérisé par le monogramme royal FW sous couronne, celui du contrôleur enfin l’indication du type de crosse, longue ou courte. Celle-ci porte la mentionL.A. (Langer Anschlag : crosse longue). Le coude de la baïonnette livrée avec le fusil est poinçonné lors de son passage par le service badois de la Direction de l’Arsenal. Le nombre 259 correspond au numéro de série prussien et se retrouve sur toutes les pièces du fusil. d’égaler, voire de surpasser, les systèmes les plus performants. Surtout la Prusse travaille à la création d’une force militaire homogène, calquée sur le modèle de l’armée prussienne, étendue à tous les états allemands. Cela fera dire au colonel Stoffel, attaché militaire français à Berlin, en évoquant la Prusse : « Ce n’est pas un pays qui a une armée ; c’est une armée qui a un pays ». En ce qui concerne plus particulièrement le Grand Duché de Bade, ses officiers sont invités à prendre des commandements dans des régiments prussiens afin de s’imprégner L’attribution régimentaire est également insculpé sur le coude de la baïonnette. Il est identique au marquage régimentaire présent sur le retour de la plaque de couche du fusil. Ici il s’agit de la 4 e compagnie du quatrième régiment d’infanterie badois.
Le pan gauche de la boîte de culasse de ce fusil badois d’origine prussienne présente l’indication du modèle de l’arme sous la forme des deux lettres gothiques « ZG » (Zündnadel Gewehr : Fusil à aiguille) suivies du millésime du modèle 62. partie de la troisième armée commandée par le prince royal Friedrich Wilhelm. Après les batailles de Wissembourg et de Wooerth, les 4 et 6 août, la division badoise est détachée et placée sous les ordres du général prussien von Werder. Celui-ci reçoit la mission d’assiéger la place forte de Strasbourg et de protéger les voies de communications menacées par les forces françaises. Après la chute de Strasbourg, la division badoise, épaulée par des bataillons prussiens de Landwehr, participe à l’attaque d’Autun le 1er décembre 1870, le 18 à la bataille de Nuits. Elle doit faire face à l’armée du général Bourdes méthodes de commandement pratiquées dans ces unités. Charge à eux de transmettre à leur retour les enseignements reçus. Dans un souci d’homogénéité globale le ministère prussien intervient dans la réorganisation de l’armée badoise. Un sixième régiment d’infanterie badois est créé à partir des deux bataillons de fusilliers. Quant au bataillon de chasseurs, il forme désormais le troisième bataillon du régiment des grenadiers de la Garde tout en gardant ses six compagnies. Le général prussien von Beyer reçoit le commandement de toute la division badoise le 21 avril 1869 à la place du prince Guillaume de Bade, frère cadet du Grand Duc. En juin 1869, les travaux de transformation confiés aux firmes de Suhl se terminent. A la fin du mois de décembre de la même année la dotation du Grand Duché de Bade en fusils Dreyse est achevée. Elle se compose des seize mille fusils de fabrication prussienne qui ont permis aux troupes de se familiariser avec ce nouveau système d’armes. En outre cet achat a rendu possible la transformation de 18 600 fusils d’infanterie modèle 1857 et 994 carabines de chasseur. Il faut ajouter 6 000 fusils Dreyse neufs, identiques au modèle prussien de 1862, issus d’une commande passée le 15 mai 1868 à deux firmes de Suhl. Le groupe Spangenberg et Sauer livre 3 600 Dreyse tandis que les 2 400 autres proviennent de la société Haenel. L’infanterie badoise, ainsi dotée, entre en guerre quelques mois plus tard. Le contingent badois dans la guerre franco-allemande de 1870 Lorsque le 19 juillet la France de Napoléon III déclare la guerre à la Prusse, le Grand Duché de Bade a commencé sa mobilisation depuis trois jours. Tous les états allemands du sud respectent les termes des traités de Berlin de 1866 et entrent en guerre au côté de leur allié prussien. La division badoise fait Deux vues de la partie supérieure du boîtier de culasse de fusils Dreyse M. 62, vendus par la Prusse au Grand Duché de Bade : l’arme du haut sortit de Spandau en 1864, celle du bas de Sömmerda en 1863. Ces deux dates furent frappées en Prusse. La date de 1867, à droite du nom de la manufacture prussienne d’origine correspond à l’attribution de l’arme dans un régiment badois. La présence de ce marquage sur le pan gauche et non le droit, comme en Prusse, signe son appartenance badoise. La dotation de ces fusils, achetés en urgence au cours du printemps 1867, se terminera au début du mois de juin de la même année. Le retour de la plaque de couche d’un des seize mille fusils vendus par la Prusse porte un marquage régimentaire typiquement badois. Le numéro du régiment est indiqué par un chiffre romain. Celui de la compagnie en chiffre dit arabe est suivi de la lettre « C ». Le numéro matricule de l’arme dans l’unité, ici 16, vient en dernier. Au centre de la face antérieure de ce bouchon de canon d’un fusil Dreyse prussien M. 1862 figure le poinçon de réception de la Direction de l’Arsenal de Karlsruhe. Est également présent le marquage régimentaire interprétable comme appartenant à la 1 re compagnie du 4 e régiment d’infanterie. 93 représenterait le matricule dans le corps. (Photo extraite de l’ouvrage de U. Lander : « Die Handfeuerwaffen der badischen Armee von 1793 bis 1873 ») La Gazette des armes n°472 43



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