Gazette des Armes n°472 février 2015
Gazette des Armes n°472 février 2015
  • Prix facial : 6,50 €

  • Parution : n°472 de février 2015

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 46,9 Mo

  • Dans ce numéro : les revolvers MAS Escoffier.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Les pistolets semi-automatiques italiens (2 e partie) Le Brixia modèle 1913 Texte et photos : Luc Guillou Pistolet Brixia modèle 1913 muni de ses plaquettes en ébonite d’origine et équipé de son anneau de dragonne au bas de la poignée (cet anneau a fréquemment été supprimé sur les Brixia qu’il est donné de rencontrer de nos jours) (Photo HermannHistorica Munich-Vente N°54). 36 Gazette des armes n°472 Ce pistolet résulte d’une commande ponctuelle de la marine italienne, qui souhaitait acquérir quelques pistolets automatiques plus légers et plus compacts que ses Mauser 1896 et qui, instruite par l’expérience de l’armée de terre, fit développer par MBT une version simplifiée et renforcée du modèle 1910 qui fut baptisée « Brixia », et fut adopté sous le nom de « pistolet modèle 1913-Regia Marina ». L’arme est souvent simplement appelée « Brixia » (nom romain de Brescia).Le Brixia se différencie du Glissenti sur les points suivants : - le boîtier ne comporte plus de fraisage d’allègement, ce qui lui donne une allure plus massive et se traduit par une augmentation du poids du pistolet d’environ 100 grammes, - au lieu d’être articulé sur un axe pénétrant dans la plaque amovible recouvrant le côté gauche de la carcasse, le cylindre du verrou de culasse est englobé dans la masse de la carcasse, ce qui renforce considérablement son maintien, - la sécurité de poignée a été supprimée ; par contre une sécurité automatique bloquant le percuteur, lorsque le chargeur est enlevé, a été ajoutée, selon la Brixia, dont les plaquettes d’origine ont été remplacées par des plaquettes en bois artisanales. mode en vigueur à cette époque. La sécurité manuelle à ailette du Glisenti 1910 est intégralement conservée sur le Brixia, - l’usinage de la poignée a été simplifiée par la suppression du logement de l’outil combiné et par celle du verrou de chargeur : ce dernier comporte désormais son propre ressort de verrouillage à l’arrière, - le poussoir de l’arrêtoir de chargeur, au lieu d’être quadrillé de façon à correspondre au quadrillage des plaquettes est remplacé par une simple pièce striée, - la fixation des plaquettes par clavette tournante a été abandonnée au profit d’une fixation par une vis à la base de chaque plaquette. - l’usinage d’un point d’accrochage pour une dragonne, réalisé dans la masse de la partie arrière de la poignée sur le Glisenti est remplacé par un simple forage transversal, dans lequel vient prendre place un simple anneau en fil d’acier. On a donc affaire à une arme dont la fabrication est considérablement simplifiée par les dispositions mentionnées cidessus. La fiabilité du pistolet a également été améliorée par le mode de fixation du verrou et la suppression de la sûreté de poignée.
Le verrou du Brixia, étroitement enchâssé dans un fraisage circulaire de la carcasse (flèche), ne souffre plus de l’instabilité de celui du Glisenti qui venait s’articuler à l’intérieur de la plaque de recouvrement. Comme l’illustrent les photos de cet article, les pistolets Glisenti et Bixia sont très proches d’aspect, toutefois, aucune pièce n’est commune entre les deux modèles. Si l’on s’en rapporte aux chiffres déterminés par l’étude de Ralph Riccio, seulement 5000 pistolets 1 Brixia furent fabriqués. Ceci est logique, compte tenu des effectifs restreints de la Regia Marina et explique la réelle rareté des Brixia sur le marché de la collection. Épilogue Dès l’entrée en guerre du pays en 1915, l’armée de terre, tout en conservant temporairement les modèles 1910 déjà en dotation, maintint en service les vieux revolvers Bodéo modèle 1889 puis équipa largement ses troupes de pistolets 7,65 mm de type Ruby achetés en Espagne, avant d’adopter à la fin de la guerre un pistolet Beretta en calibre 9 mm Glisenti : le Beretta modèle 1919. Après la première guerre mondiale, l’armée italienne ré-employa également du matériel saisi sur les troupes austrohongroise, dont des pistolets Steyr modèle 1912. Dès la fin de la guerre, la plupart des Glisenti furent reversés aux militaires affectés en seconde ligne et remplacés au front par des Beretta 1915 ou des Ruby. Certains officiers dont le pistolet Glisenti était leur propriété personnelle choisirent parfois de le conserver en première ligne. 1 On retrouve la quantité de 5000 armes que la marine avait déjà choisi de commander chez Mauser quand elle avait acquis des 96 en 1899. A Au lendemain de la Grande Guerre, la société MTB, ne chercha pas à remettre en fabrication le Glisenti modèle 1910, mais tenta d’intéresser l’armée italienne à une version modernisée du pistolet Brixia, qui était doté d’un canon long, d’une hausse réglable et d’un étui-crosse copié sur celui du Mauser modèle 1896. Cette version ne fut pas retenue par l’armée italienne. L’existence d’une notice en B C Sur le Bixia, le verrou de chargeur fait partie intégrante de ce dernier, alors qu’il est placé en bas de la poignée sur le Glisenti (A). Le poussoir de l’arrêtoir de chargeur a été considérablement simplifié sur le Bixia (B). Le point d’accrochage de la dragonne usiné dans la masse de la poignée sur le Glisenti est remplacé par un simple arceau (ici supprimé) fixé au bas de la poignée sur le Brixia (C). Vue de l’intérieur des deux plaques de recouvrement du Brixia et du Glissenti. Sur cette dernière, une flèche indique le logement de l’axe du verrou. Différence entre les plaquettes en ébonite du Brixia et du Glisenti. (Document : YvesL. Cadiou) La Gazette des armes n°472 37



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