Gazette des Armes n°471 janvier 2015
Gazette des Armes n°471 janvier 2015
  • Prix facial : 6,50 €

  • Parution : n°471 de janvier 2015

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 46 Mo

  • Dans ce numéro : les grands revolvers US 1875 et 1890.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Règlementation des armes La nouvelle année sans nouvelles ! L’arlésienne, ce fantôme que l’on attend et qui ne vient pas. Voilà comment les collectionneurs vivent la situation actuelle. La loi (1) avait prévu trois évènements que les collectionneurs attendent encore  : une liste d’armes d’un modèle postérieur à 1900 et présentant un « intérêt culturel, historique ou scientifique ». Un bout de liste a bien été publié (2) mais il ne s’agit que des armes déjà déclassée en 1986 (3) et Dans les deux précédents numéros, nous avons déjà présenté un certain nombre d’armes qui répondent au critère de la loi  : « intérêt culturel, historique ou scientifique ». Ce mois-ci nous continuons avec la sagesse de notre expertise historique. Pistolets Le Français « Type Armée » et « Type Champion ». Le « Type Armée » est une version agrandie du modèle « de poche » commercialisé depuis 1913 par la 8 Gazette des armes n°471 2015 commence, la loi avait donné jusqu’au 6 septembre 2013 pour que le la carte du collectionneurs soit en place. Il n’en est rien et seule une liste de déclassement a minima a été publiée. Les collectionneurs sont sans nouvelles de l’administration. Inutile de vous dire que l’année qui commence va être « rude » en initiatives de toutes sortes. Les collectionneurs sont plus que jamais décidés ! dont le modèle était postérieur à 1900. le dispositif de la carte du collectionneur. Ce dernier était une de nos vieilles revendications  : permettre au collectionneur l’acquisition d’armes au même titre que les chasseurs et les tireurs. Malheureusement les parlementaires ont été frileux et n’on pas permis l’acquisition d’armes de la catégorie B ni de celles de la catégorie D1. Cette carte du collectionneur semble effrayer l’administration qui craint qu’elle permette à n’importe qui de s’engouffrer dans le système pour acquérir des armes. la régularisation automatique des armes de catégorie C déjà détenues, un peu comme l’art 49 sauf Propositions pour la liste de déclassement manufacture d’armes et cycles de Saint-Étienne. Cette vieille maison avait tenté entre les deux guerres de mettre au point une version de gros calibre de son modèle de poche, tout en conservant son principe de fonctionnement à culasse non calée. Pour ce faire, elle avait choisi de chambrer l’arme pour la cartouche de 9 mm Browning long, qui permettait ce type de fonctionnement. A une époque où l’armée française envisageait d’adopter un pistolet semi-automatique en remplacement du revolver modèle 1892 et des multiples pistolets et revolvers achetés en Espagne pendant la Grande Guerre, la manufacture d’armes et cycles de Saint- Par Jean-Jacques Buigné Président de l’UFA que le seul fait d’avoir adhéré à la carte du collectionneur sans autre déclaration est suffisant. L’absence d’application de ce dispositif empêche ceux qui détiennent des armes de catégorie C de se dire régularisés. Mais ainsi il n’est pas possible de poursuivre qui que ce soit pour non déclaration d’armes de catégorieC, il aura beau jeux d’affirmer qu’il attend l’application de la loi concernant la carte du collectionneur. Donc, l’administration n’a plus qu’à faire... (1) loi n°2012-304 du 6 mars 2012, (2) arrêté du 2 septembre 2013 qui modifiait l’arrêté de déclassement en vigueur, (3) arrêté du 8 janvier 1986 qui a été repris in-extenso par l’arrêté du 7 septembre 1995. Étienne avait tenté de faire adopter son pistolet « Type Armée ». Malheureusement, l’armée avait décidé entre-temps d’abandonner le calibre 9 mm au profit du 7,65 mm long. La fiabilité de fonctionnement aléatoire du PA « Le Français type armée », son absence d’extracteur ainsi que la fragilité de certaines pièces furent également mises en évidence au cours des évaluations et tout espoir d’adoption du « Type armée » fut définitivement abandonné. Pour séduire les particuliers, désormais seuls susceptibles d’acheter son arme, la manufacture de Saint-Etienne tenta de moderniser la ligne de son pistolet en le dotant Le pistolet Le Français « type armée » premier modèle (chambre et canon non cannelés). La manipulation de l’arme est particulièrement désuète  : avant de tirer le premier coup, il faut faire basculer le canon en agissant sur le petit levier placé à droite de la carcasse puis introduire à la main une cartouche dans la chambre et enfin refermer le canon. La glissière ne comporte aucune strie de préhension permettant de l’actionner à la main et est également dépourvue d’extracteur. On comprend sans peine pourquoi l’arme a été rejetée par l’armée française !
Le Français « Type Armée » second modèle  : La chambre et le canon sont allégés par des cannelures et le chargeur comporte à sa base une bague dans laquelle vient prendre place la cartouche qui sera plus tard introduite à la main dans la chambre  : une innovation digne du concours Lépine ! L’arme, élégante et superbement finie, n’en reste pas moins un témoignage du patrimoine armurier français. à partir de 1931 d’un canon allégé par des cannelures. Malgré cela, le « Type Armée » resta un échec commercial et sa fabrication fut abandonnée à la veille de la Seconde Guerre Mondiale après qu’environ 4900 exemplaires, des deux modèles confondus, aient été fabriqués. Le PA « Le Français Type champion » représente une autre tentative de la manufacture d’arme set cycles de Saint Étienne pour élargir la gamme de ses pistolets « Le Français » avec un modèle destiné au tir de compétition, doté d’un canon allongé à 150 mm chambré en 6,35 mm ou en 22 long rifle et d’une platine permettant le tir en simple action, sous réserve d’armer le percuteur à la main. Le pistolet fonctionne comme un semi-automatique normal avec un chargeur de 8 coups dans la version en calibre 6,35. Il ne fonctionne plus que comme pistolet à un coup, lorsqu’il est monté avec le canon de calibre.22 LR. L’arme ne connut aucun succès commercial et sa fabrication, commencée en 1926, fut arrêtée très rapidement. Le nombre exact d’exemplaires fabriqués est probablement inférieur à un millier. Le « Type Armée », comme le « Type Champion » sont deux pistolets au mécanisme aujourd’hui dépassé, fabriqués en très petite quantité et dont seulement un nombre réduit a survécu jusqu’à aujourd’hui. La firme qui les avait réalisés ayant disparu, leur fabrication ne sera jamais relancée, aussi représentent-ils l’exemple même des armes dont l’inscription sur une liste de classement en catégorie D2 serait pleinement justifiée. Le pistolet Smith & Wesson Single Shot fourth Model aussi appelé « Straight Line », (voir aussi la page suivante). Les trois premières versions de pistolets S&W « Single Shot », sont composées d’un canon de calibre.22 monté sur une carcasse de revolver calibre.38 single action. Ces armes d’un modèle antérieur à 1900 sont aujourd’hui classées en catégorie D2. En 1925 le stock de carcasses de revolvers dont disposait Smith & Wesson se trouvant épuisé, la société conçut un nouveau modèle de pistolet de tir à un coup, présentant l’allure d’un pistolet semi-automatique, plus à la mode à cette époque. L’arme était dotée d’un percuteur en ligne d’où le Le Smith et Wesson « Straight ligne »  : un retentissant échec commercial qui ne fut produit qu’à 1810 exemplaires. Cette arme à un coup de calibre.22 mesurant plus de 28 cm de longueur totale a été en vente libre en France jusqu’en 1998. Le pistolet Le Français « Type Champion » une arme qui ne fut fabriquée qu’en nombre restreint et qui est aujourd’hui tellement rare que, faute de pouvoir en photographier un exemplaire, nous avons dû recourir à une reproduction du tarif album de la la manufacture d’armes et cycles de Saint-Étienne pour pouvoir en montrer une image ! nom de « Straight Line ». Le fonctionnement de cette percussion en ligne s’étant révélé décevante, les ventes du modèle « Straight Line » stagnèrent et sa fabrication fut finalement abandonnée en 1936 après que 1870 exemplaires aient été fabriqués. La désuétude de son mécanisme et sa rareté font de ce pistolet un excellent candidat pour un classement en catégorie D2. Un autre argument milite en faveur de ce classement  : jusqu’a 1998 (1), cette arme a été en vente libre en France, comme tous les pistolets de calibre.22 à un coup d’une longueur totale supérieure à 28 cm. Un décret a soumis cette arme à autorisation. Il est vrai qu’à l’époque s’est produit un afflux sur le marché de pistolets à un coup fabriqués en Allemagne et en Europe de l’Est, dont le bas prix pouvait faire craindre qu’ils ne soient raccourcis par des personnes avec de mauvaises intentions... Bien qu’il ne semble pas que cette menace se soit concrétisée, le classement en 4 e catégorie (notre actuelle catégorie B) des pistolets.22 à un coup d’une longueur supérieure à 28 cm a touché aussi bien des armes modernes disponibles en grand nombre et à bas prix, que des armes de haute qualité. Cela alors que leur fabrication avait été abandonnée depuis des années comme certains pistolets Hämmerli à un coup, Buhag Zentrum et le S&W « Straight Line », dont le nombre limité ne posait en réalité aucun problème de sécurité. (1) décret n°98-1148 du 16 décembre 1998 La Gazette des armes n°471 9



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