Gazette des Armes n°471 janvier 2015
Gazette des Armes n°471 janvier 2015
  • Prix facial : 6,50 €

  • Parution : n°471 de janvier 2015

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 46 Mo

  • Dans ce numéro : les grands revolvers US 1875 et 1890.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Le Mauser iranien modèle 1314 Une merveille de l’industrie tchécoslovaque Texte et photos  : Luc Guillou Le fusil iranien modèle 1310  : une arme magnifique qui illustre le niveau de maîtrise supérieur auquel était parvenue la manufacture de Brno à la veille du démembrement de la Tchécoslovaquie. 46 Gazette des armes n°471 Chaque arme raconte une histoire, aussi les collectionneurs qui se contentent d’accumuler les pièces sans tenter de les relier à leur passé, se privent-ils d’une grand partie du vrai plaisir de la collection ! Le fusil Mauser modèle 1314 iranien raconte l’histoire d’un pays que la volonté de fer de son monarque a poussé à se développer à marche forcée pour entrer de plein pied dans le monde moderne. Le colonel Reza examine une mitrailleuse Maxim. Son habileté à tirer le meilleur parti de ces armes lui vaudra bientôt le surnom de « Maxim Reza ». (D.R.) Au lendemain de la première guerre mondiale, l’effondrement de l’Empire ottoman avait considérablement modifié la carte du Moyen Orient. Français, Anglais et Russes s’efforcèrent d’établir leur influence dans cette zone sensible, dans laquelle une ressource nouvelle commençait à acquérir une grande importance stratégique et économique  : le pétrole. Pays de très vieille civilisation, l’Iran, aussi appelé « la Perse » souffrait alors de l’absence d’autorité de son monarque AhrmedShah, dernier souverain de la dynastie Qadjar, que sa santé déficiente et son bon plaisir conduisaient à séjourner plusieurs mois par an en Europe. La vacance du pouvoir laissait libre jeu aux dissidences tribales et engendrait dans tout le pays une insécurité désastreuse pour son économie. Profitant de cette faiblesse, les grandes compagnies pétrolières britanniques avaient accaparé les ressources du pays et ne lui redistribuaient que quelques miettes de leurs colossaux bénéfices. Au nord du pays, la jeune République des Soviets, ayant repris à son compte le vieux rêve des tsars d’un accès aux mers chaudes, constituait une menace d’un autre type. « Maxim Rezah » Dans ce pays en pleine décomposition, la seule source d’autorité était concentrée au sein de la brigade cosaque persane  : un corps composé de redoutables cavaliers tcherkesses, originaires du Caucase et indépendants de toute sympathie tribale, qui n’obéissaient qu’au souverain. Reza Savad-Koohi, jeune officier de la brigade cosaque, luimême fils d’un officier cosaque et d’une géorgienne musulmane, se distingua rapidement
par sa force, sa bravoure, son intelligence et son charisme. Aussi gravit-il rapidement les échelons de la hiérarchie. L’énergie dont il fit preuve dans la lutte contre les tribus dissidentes, en utilisant avec habileté les mitrailleuses Maxim achetées par le souverain lors d’un de ses voyages en Europe, lui valurent le surnom imagé de « Maxim Reza », qui laissa plus tard la place à celui de « Reza Khan », quand il accéda au grade de général et prit le commandement de la brigade cosaque En 1921, exaspéré par l’anarchie qui ruinait son pays, Reza Khan investit la capitale à la tête de ses troupes. Ce coup d’état sans effusion de sang, lui valut d’être nommé commandant en chef de l’armée. Dès lors, il s’employa avec efficacité à moderniser l’armée persane et à rétablir l’ordre et la sécurité dans le pays. Approuvée par beaucoup d’iraniens, las de l’anarchie, son action en fit vite le nouvel homme fort du pays et le fit appeler aux fonctions de premier ministre en 1923. En 1925, alors que le souverain effectuait un séjour prolongé en Europe, il fut destitué par le parlement, qui nomma Reza Khan à la tête du pays, L’année suivante, Reza fut couronné roi de Perse (« roi des rois »  : « chahanchah ») sous le nom Reza Chah Pahlavi. Illustrant à la perfection la célèbre devise de Voltaire  : « le premier qui fut roi fut un soldat heureux, qui sert bien son pays n’a pas besoin d’aïeux », il fonda une nouvelle dynastie  : celle des Pahlavi. Sous sa main de fer, le pays retrouva l’ordre et la prospérité. Reza organisa un pouvoir fort et centralisé et entreprit de nombreuses réformes, développant les transports, l’industrie, le commerce et l’enseignement. Il fonda la première université à Téhéran, créa un état civil et, inspiré par l’exemple de Mustapha Kemal en Turquie, il interdit aux femmes le port du voile. Afin de garantir l’indépendance de son pays, Reza Shah modernisa son armée en engageant des instructeurs européens pour l’encadrer et en passant commande d’armements modernes. Ancien soldat, descendant d’une lignée de militaires, Reza Schah appréciait les armes de qualité. Aussi fit-il acheter par son pays ce que les manufactures européennes proposaient de mieux à l’époque en matière d’armes légères d’infanterie  : - en Allemagne, il acheta des pistolets Luger courts et longs ainsi que des Walther PPK, - en Tchécoslovaquie, il commanda des fusils et des carabines Mauser, ainsi que des fusils-mitrailleurs ZB 26, - en Belgique, il commanda des munitions auprès de la FN Herstal. Il exigea également que les sociétés d’armement européennes installent près de Téhéran une manufacture moderne d’armes et de munitions  : la manufacture d’armes de l’armée (Taslihat-e Artesh). Cet établissement, souvent surnommée par la population « la Rare boîte de cartouches fabriquées par la FN Herstal pour l’Iran, portant une étiquette indiquant que les munitions qu’elle contient ont été inspectée par l’officier de l’armée impériale persane (l’appellation d’iranienne ne sera imposée qu’à partir de 1935) chargé du contrôle le 20 mars 1931. Arme vue du côté gauche. La Gazette des armes n°471 47



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