Gazette des Armes n°471 janvier 2015
Gazette des Armes n°471 janvier 2015
  • Prix facial : 6,50 €

  • Parution : n°471 de janvier 2015

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 46 Mo

  • Dans ce numéro : les grands revolvers US 1875 et 1890.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Le classement de certaines armes fabriquées à cheval sur les 19 e et 20 e siècles entraine des débats passionnés chez les collectionneurs. Et s’il y a des armes qui suscitent bien des interrogations ce sont les pistolets Smith & Wesson à un coup aussi appelés « Single Shot pistols ». Nous venons de voir page précédente que nous demandions le déclassement du Smith & Wesson Singl Shot fourth Model dit « Straight Line. » Il nous a paru important de revenir sur tous les modèles afin que les idées soient claires. A première vue, la question paraît simple  : c’est en 1891 que Smith & Wesson a l’idée de proposer aux détenteurs de ses revolvers calibre.38 à simple action, un canon doté d’une chambre monobloc, leur permettant de transformer leur revolver en pistolet de tir à un coup. Deux ans plus tard, la société décide de commercialiser, non plus des canons de conversion, mais des pistolets à un coup complets. C’est le début de la série des « Single Shots ». Les dates de 1891 et 1893 semble régler d’une façon définitive la question du classement en catégorie D2 de ces armes. Le problème provient de ce que la série des Single Shots comporte quatre variantes de pistolets  : La première variante constituée d’une carcasse de revolver.38 à Simple action sur laquelle a été monté un canon à une seule chambre est fabriquée de 1893 à 1905. La seconde variante résulte de la décision de S&W de supprimer les éléments rappelant que l’arme était à l’origine un revolver converti. Le bouclier arrière du barillet, ainsi que les passages de l’arrêtoir de barillet et de la barrette sont supprimés. Cette version est fabriquée jusqu’en 1909. La troisième variante résulte de l’épuisement du stock de carcasses de revolvers à simple action calibre.38. La demande des tireurs sportifs persistant pour les « Single Shots », il est décidé de remplacer les carcasses initialement utilisées par des carcasses de Smith & Wesson double action « perfected model ». Cette troisième version est fabriquée de 1909 à 1923. 10 Gazette des armes n°471 Cas particulier  : les Smith & Wesson à un coup S&W « Single Shot » première version, encore muni du bouclier arrière de barillet hérité du revolver auquel il emprunte sa carcasse. Le marquage « Model of 91 » enlève toute hésitation sur le classement. S&W « Single Shot » troisième version, monté sur une carcasse de revolver à double action « perfected model », reconnaissable à son pontet usiné dans la masse et non plus rapporté, comme sur les versions précédentes. Smith S&W « Single Shot » quatrième version dit « Straight Line ». Cette arme qui a été en détention libre jusqu’en 1998 reste pour l’instant en catégorie B malgré sa rareté et sa désuétude. Souhaitons que l’administration suive l’avis de l’UFA, proposant de la classer par dérogation en catégorie D2 ! S&W « Single Shot » seconde version reconnaissable à la cannelure verticale fraisée à l’emplacement où se trouvait le bouclier de barillet sur la version précédente. La quatrième version apparaît en 1923, lorsque que les carcasses de revolvers à double action « perfected model » sont arrivées à épuisement. S&W décide alors de proposer aux tireurs une arme d’aspect plus moderne et doté d’un système de percuteur en ligne, qui lui a valu le surnom de « Straight Line ». Ce quatrième « Single Shot », dont la silhouette évoque celle d’un pistolet automatique, ne fait pas une grande carrière. Le dispositif de percussion en ligne se révèle d’un fonctionnement irrégulier et sa fabrication est arrêtée rapidement. L’analyse de l’UFA, quant au classement de ces pistolet est la suivante  : les trois premières versions ne sont que des variantes minimes du « single Shot » apparu en 1893. Elles ne comportent aucune amélioration technique leur conférant une « dangerosité supérieure » à la version initiale. De plus, il s’agit d’armes fabriquées en très petit nombre, qui ne sont plus couramment accessibles sur le marché aujourd’hui. Ces armes sont indéniablement des pièces de catégorie D2. la quatrième version ne comporte pas plus de dangerosité que les trois premières, mais elle résulte néanmoins d’un remaniement complet de l’arme, qui n’a plus comme point commun avec les modèles précédents que d’être un Smith et Wesson à un coup. Il s’agit d’une arme conçue en 1923, qui relève donc actuellement de la catégorie B, mais dont nous demandons le déclassement. Sauf ceux qui se sont spécialisés dans l’étude des armes américaines, la plupart des collectionneurs français ignorent les différences qui distinguent les trois premières versions. La plupart n’y voient qu’un seule et même pistolet  : « un Smith & Wesson à un coup. » C’est pourquoi nous pouvons dire bravo à Erwan pour ses connaissances.
Nous avons réalisé un article de plus de 10 pages sur ce sujet. Bavures Voir www.armes-ufa.com article 1609. L’inconvénient de « balayer devant sa porte » Une anecdote qui circule dans le milieu des tireurs nous a récemment été rapportée. Il y a de nombreuses années un tireur dûment licencié aurait tiré en rafales avec une arme automatique sur le pas de tir du club qui l’accueillait. Manquant autant de discernement que de discrétion il s’est vu en toute logique signifier son exclusion définitive du club. Cette affaire est arrivée récemment aux oreilles d’un fonctionnaire des Douanes qui a souhaité la tirer au clair. Ce douanier se serait fendu d’un coup de fil « énergique » à la direction du club pour obtenir des informations sur le tireur. Cette excès de zèle administratif n’a malheureusement rien de comique mais s’avère franchement inquiétant. Il met des tireurs soucieux de respecter et de faire respecter des lois aux prises avec une administration trop souvent perçue comme hostile. Il pénalise un club qui a pourtant fait ce qu’il fallait en « balayant devant sa porte ». BULLETIN D’ADHESION & D’ABONNEMENT 2015 U.F.A.  : BP 132 38354 LA TOUR DU PIN CEDEX - Fax  : 09 57 23 48 27 E-mail  : jjbuigne@armes-ufa.com - Questions relatives aux adhésions  : secretariat@armes-ufa.com Nom (En majuscules) :. Prénom :... Adresse  : Ville  : Code Postal :.. Pays :.. E-mail :... Tél  : -/-/-/-/- Mobile  : -/-/-/-/- Pour l’année 2015 j’adhère et je m’abonne à  : Géométrie variable La sous-préfecture de Pithiviers a repris toute la gestion administrative des armes pour le département du Loiret. Le Sous-Préfet se targue que « L’objectif de la réglementation est de limiter la prolifération des armes » (1) Et en effet, un retraité, ancien armurier est venu rendre visite au bureau des armes à la suite de son déménagement du 91 pour s’entendre dire  : « ici dans le Loiret les règles sont plus draconiennes que dans le 91 ». Ainsi y aurait-il autant d’applications différentes que de départements ? Il faut le croire puisque, titulaire de 6 autorisation de catégorie B et 9 déclaration de catégorieC, « on » lui a dit verbalement qu’il a « trop d’armes » et « qu’à l’avenir il est possible qu’il soit dans l’obligation de s’en dessaisir d’une partie ». Petit détail, impossible de remettre en mains propres des dossiers, l’envoi doit se faire par par la poste recommandé avec AR. Quand on voit l’ambiance, c’est probablement le plus sûr. On est loin de la loi votée à l’unanimité des deux chambres qui doit « simplifier la vie des utilisateurs » (1) Courrier du Loiret du 6/11/2014, page 23. Membre actif 20 € Membre de Soutien 30 € Membre bienfaiteur 100 € Bulletin papier 5 € (un ou deux par an) ACTION (6 n°) 39 € (- 6 € ) 33 € 2 ans (12 n°) 75 € (- 12 € ) 63 € GAZETTE DES ARMES (11 n°) 57 € (- 9 € ) 48 € 2 ans (22 n°) 110 € (-18 € ) 92 € Supplement de 10 € pour les autres pays par voie de surface, 1 ou 2 ans. Pour Gazette ou Action. 10 € Totaux adhésions & abonnements  : Numéraire* Chèque * Banque/N°- Signe des temps... Lorsqu’on regarde aujourd’hui les étuis qui s’accumulent dans les poubelles des stands de tir, on y trouve surtout des.22 LR et des étuis de Mosin Nagant  : deux types de cartouches peu coûteuses. Les.22 l’ont été de toute éternité et par le jeu de l’arrivée sur le marché des stocks de l’ancien monde communiste, les Mosin s’achètent désormais souvent à moins de 0,5 € pièce. Dans un contexte de difficulté économique, les tireurs réduisent donc leurs dépenses de « consommables ». Il en va différemment des collectionneurs ou des collectionneurs-tireurs, toujours aussi actifs dans leurs achats d’armes anciennes. Ils verraient-ils un refuge à la morosité avec ses dépenses ? Caméra et manipulation L’émission d’Arté Vox Pop portait sur la facilité de remise en état des armes neutralisées à l’étranger. Au président de l’UFA représentant des collectionneurs, la rédaction a choisi le Président de Guillaum Tell, lobbyiste représentant des chasseurs. Mais ce qui est inacceptable est la suite  : un journaliste s’est rendu à la bourse de Rungis en caméra cachée (il y a un panneau à l’entrée qui interdit de filmer). Et « un expert de ce milieu très fermé a accepté de guider » le journaliste. Il repère un stand d’armes contemporaines, et montre à la caméra que la neutralisation est faite juste avec « une petite soudure que l’on peut faire fondre ». Et sur le même stand il trouve des munitions de surplus qu’il affirme utilisable dans l’arme. En réalité ce sont des cartouches de Mosin Nagant ! La manipulation est parfaite  : le téléspectateur peut croire qu’une soudure électrique « cela fond » et que des munitions de fusils sont utilisables dans une AK 47 ! Nous avons recueilli le témoignage du commerçant. En avant pour 2015 Le début janvier est le moment favorable pour adhérer à votre association qui défend au quotidien les intérêts des collectionneurs. Utilisez le bulletin ci-contre. Retrouvez toutes les informations www.armes-ufa.com La Gazette des armes n°471 11



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