Francs-Jeux n°646 15 jun 1974
Francs-Jeux n°646 15 jun 1974
  • Prix facial : 1,50 F

  • Parution : n°646 de 15 jun 1974

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : Francs-Jeux

  • Format : (186 x 274) mm

  • Nombre de pages : 30

  • Taille du fichier PDF : 42,4 Mo

  • Dans ce numéro : la montagne... première au Mont-Blanc.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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(F1PRES TOUT, LES FRUITS DU SOL E I L COMME CEUX DE LA TERRE SONT A TOUT LE MONDE 0h ! la clairière !..Oncle pdssé ?... EL les pournKaLs ? ! ! Lià s/ul ne sai [&ils existent pilleurs que des notre imaginton Mais grâce à ton courageux vocc,pee, tuas 5guvé Aaépin
prendra les rudiments du métier. Dès huit ans, un enfant peut participer à des compétitions. Sa première épreuve consistera en deux chandelles avant et deux chandefles arrière, suivies de deux plongeons simples. — Qu'appelle-t-on chandelles ? — Oh, un simple saut pieds devant. Je m'adresse maintenant à Michel Boussard qui prépare les championnats d'Europe  : — Pourquoi avez-vous fait votre spécialité dans le plongeon ? — J'aime beaucoup la gymnastique, explique mon ami. Or, le plongeon, c'est de la gymnastique. Il y a onze plongeons classés en catégorie olympique. Le meilleur plongeur est celui qui les réussit à la perfection. Le jury juge un plongeur sur son départ du tremplin, sur la bonne exécution des mouvements entre le tremplin et la surface de l'eau et sur son entrée dans l'eau. Vous m'avez dit tout à l'heure qu'un plongeon durait deux secondes. Est-ce vrai pour tous les plongeons ? — Que l'on saute de trois mètres ou de dix mètres, le temps de chute est à peu près le même, explique Michel Boussard. A 3 met à 5m, on utilise des tremplins. Ces tremplins sont de véritables lanceurs qui expédient le plongeur beaucoup plus haut. Par contre, aux hauteurs 7,80 met 10m, le plongeur saute d'une plateforme fixe. — Ce doit être impressionnant. — Oh, oui, Furet, répond Michel Boussard. Le plongeon est une école de courage et pourtant, le plongeon n'est pas un sport dangereux. Je suis étonné  : — Pourquoi ? On ne se fait jamais de mal en plongeant ? — On pourrait se faire très mal, Furet. C'est pourquoi tous les mouvements sont étudiés à l'avance et répétés inlassablement. Pierre Bernard m'affirme que ses plongeurs réalisent plus de cent plongeons par séance d'entraînement. Cent plongeons en deux heures. — Et il faut six à sept années de travail pour devenir un très bon plongeur ! assure Pierre Bernard. Je fais un rapide calcul  : cent plongeons depuis le tremplin de 3m, cela revient à plonger du haut de la Tour Eiffel à chaque séance d'entrainement. Moi, je suis sûr de ne jamais me lancer du haut de la Tour Eiffel. Même s'il y avait une pis- On peut très bien plonger... sans eau à l'aide d'un simple tremplin et d'un matelas de mousse très épais. Les apprentis plongeurs qui ont la chance de posséder ce dispositif font des progrès tres rapides car les séances sont moins fatigantes puisqu'il n'y a plus les pénibles et monotones entrées et sorties de l'eau. cine au pied de cette fameuse tour, elle ne serait pas assez profonde pour me recevoir sans que j'aille m'écrabouiller au fond ! Je pose, du coup, une question à ce sujet  : — Un plongeur descend-il profond sous l'eau ? — A lui de le décider, déclare mon ami l'entraineur. Même depuis le tremplin d'un mètre, un plongeur peut toucher le fond de la piscine, trois ou quatre mètres plus bas ! — Et depuis la plate-forme de dix mètres ? — Rassurez-vous, Furet, dans ce cas, les plongeurs n'ont pas besoin de casque ! La vitesse de pénétration dans l'eau n'est guère plus grande que depuis le tremplin de trois mètres et l'eau est un frein rapide. Une fois dans l'eau, le plongeur amorce une courbe de remontée qui le ramène très vite à la surface ! Je comprends bien maintenant  : Le plongeon est un vrai sport. Il demande du courage, de l'entraînement, de la discipline. Il habitue ses pratiquants à maitriser leurs nerfs, car on ressent toujours une certaine émotion à plonger devant un public. En France, il est pratiqué en compétition par cinq cents plongeurs de tous âges. Si vous réussissez à dénicher un entraîneur dans une piscine, vous pourrez vous aussi rejoindre ces sportifs qui, le temps de quelques secondes, retrouvent entre ciel et eau le vol des oiseaux les plus gracieux. ■ 9



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