Francs-Jeux n°646 15 jun 1974
Francs-Jeux n°646 15 jun 1974
  • Prix facial : 1,50 F

  • Parution : n°646 de 15 jun 1974

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : Francs-Jeux

  • Format : (186 x 274) mm

  • Nombre de pages : 30

  • Taille du fichier PDF : 42,4 Mo

  • Dans ce numéro : la montagne... première au Mont-Blanc.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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28 carnet ePistil Pourquoi a-t-on fait de la bécasse le symbole de la bêtise, c'est un mystère que je n'éclaircirai certainement jamais. Mais laissons cela, quand on pense que les hommes ont fait de la colombe le symbole de la paix alors qu'en vérité cet oiseau est particulièrement batailleur et agressif. Bon, la bécasse n'étant pas plus « bécasse » que les autres, voyons de plus près cet intéressant volatile. Pesant allègrement ses quatre cents grammes, Dame Bécasse a été heureusement pourvue par Mère Nature d'un plumage2Eamoi4lage particulièrement bien étudié poUr se confondre avec le milieu environnant, allant du gris-blanc au brun noir en passant par toute une gamme d'ocre-roux.• Le plus admirable chez Dame Bécasse est sans aucun doute son mer- R/a tombée du\jar,/e vo/.5i/er-\cieux de/a berasse' ; sant/a cime desarbres efi - Uri -.5-,vec ta c/e h merveilleux,. La bécasse Ce bec Interminable est vraiment une merveille de/nature I veilleux bec un peu long mais tellement bien étudié en fonction de ses besoins. Comme elle se nourrit essentiellement de vers de terre, ce fameux bec est d'abord une pioche puis un radar qui emmène jusqu'à ses narines les effluves souterraines puis enfin une pince qui lui permet de saisir sa proie.• Autre particularité de Dame Bécasse  : son oeil situé très en arrière, ce qui lui permet de voir venir l'ennemi.• De préférence, elle habite les taillis de sous-bois en terrain humide où, grâce à son plumage bigarré, elle se camoufle parfaitement. A la tombée du jour et après quelques ablutions au point d'eau le plus proche (car elle est très propre), elle s'envole silencieuse, rasant la cime des arbres vers les prés et terres humides où abondent les vers. Et c'est pourquoi aussi elle émigre en hiver pour fuir les sols gelés où elle ne peut plus trouver sa subsistance. Pour les chasseurs et les gourmets, Dame Bécasse est un gibier de choix peut-être mais pour moi, c'est une très chère amie aussi aimable que courageuse devant les difficultés de sa vie quotidienne et croyez-moi, ce n'est pas son moindre mérite ! ■ 0 p
Les C 13) ROMAN DE JEAN-COME NOGUES ompagnons de la Résumé  : Benoît, Nathalie et Philippe ont repêché le petit coffre que Constantin Bavelli a perdu au cours d'une tempête sur une côte de Corse. Mais qui est Constantin Bavelli ? Son comportement est étrange. Les voilà dans l'île, de nouveau, et cette fois avec leur butin. C'est là qu'ils vont tenir conseil pour savoir ce qu'il convient de faire. Ouvrir le coffre ne sera pas facile. Les ferrures ne semblent pas avoir souffert de leur séjour dans l'eau. La serrure pas davantage. Et le bois est si bien verni que c'est comme s'il n'avait jamais été mouillé. Nathalie glisse le trésor dans un creux de rocher. L'île est devenue une île mystérieuse et personne, à part eux, ne le sait. — Normalement, nous pouvons le garder, dit Benoît. Constantin Bavelli l'a abandonné, il nous appartient. — Epave ou pas, il avait l'air d'y tenir. Il ne s'en séparait jamais. — Oui mais, depuis qu'il ne l'a plus, il a changé de comportement. — Ce n'est pas notre affaire. — Je crois, dit Philippe, que nous devons le rapporter. Bavelli ne l'a pas abandonné, il l'a perdu. S'il veut nous donner des explications, libre à lui. DESSIN DE ROBERT GIGI ascasse Mais comment le rapporter ? Constantin s'est volatilisé. Le cabanon, replié sur lui-même, semble attendre dans la solitude de nouveaux locataires. Plus de nasses accrochées au poteau, devant la porte, plus de filet séchant au soleil, plus la moindre trace de vie. La mouette est perchée sur la cheminée, étonnée de cette absence qu'elle ne s'explique pas. A l'approche des enfants, elle ouvre ses ailes et descend. Elle est affamée. — Pauvre bête, dit Nathalie. Si son maître ne revient pas, nous allons la prendre chez nous. L'oiseau, comme s'il avait compris, vient se poser sur la tête de Nathalie. Philippe fait tourner la poignée de la porte et la porte ne s'ouvre pas. Il glisse un doigt sous les volets qui joignent mal et les volets bougent un peu. Un tout petit peu. Un fil de fer les retient. — Il est parti. — Venez, dit Benoît, suivez-moi — Où ? — Chez Toussaint. Si lui ne sait pas où est passé notre bonhomme, c'est que personne n'est au courant. Sur la terrasse qui surplombe la route,



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