Francs-Jeux n°618 1er mar 1973
Francs-Jeux n°618 1er mar 1973
  • Prix facial : 1,25 F

  • Parution : n°618 de 1er mar 1973

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : Francs-Jeux

  • Format : (186 x 274) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 28,5 Mo

  • Dans ce numéro : spécial Berry.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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LES TRÈS RICHES HEURES DU DUC DE BERRY « Les très riches heures du duc de Berry » sont un calendrier orné de précieuses enluminures que les frères Limbourg exécutèrent à la fin du XIV'siècle pour le duc Jean de Berry, frère du roi Charles V. « Les riches heures » nous apprennent comment on vivait à cette époque. Les dessins que nous reproduisons montrent les travaux des champs aux différentes saisons de l'année. Il est amusant de les comparer avec les photographies prises six siècles plus tard. JUIN  : LES FOINS MARS  : LABOURAGE ET TAILLE DE LA VIGNE JUILLET  : LA MOISSON — ET LA TONTE DES MOUTONS 7 g 3e 3e 3e -31 e g el Je ad 3e, 1 _g el e Je el 3e el 3e ele, c 1 J
FURET VOUS RACONTE COMME IL VIVAIT... EN 1473 Rien d'important ne se fait à Francs-Jeux - sans que je n'y sois mêlé. Je suis tout de même le meilleur reporter du journal et, lorsque nous avons décidé de consacrer un numéro spécial au Berry, j'ai commencé à mettre un peu d'ordre dans la montagne de papiers sous laquelle il y a, parait-il, un bureau. — Tu verras, il y a plein de châteaux là-bas, m'a dit Prune pendant mon petit ménage. Ça alors ! Moi qui ai une passion pour la vie de château, quelle aubaine ! Je me suis donc mis en route pour le Berry, mon plus beau béret sur la tête et, aux pieds des chaussures, si bien cirées qu'elles auraient pu servir de miroir aux pies les plus coquettes. Mon but  : visiter un des plus vieux chàteaux de la région et vous expliquer ensuite ce que pouvait être la vie d'un châtelain au quinzième siècle. Le château d'Ainay-le-Vieil étant parfaitement adapté à ce projet, je m'y rendis. Très bien accueilli, je pus fourrer mon nez dans tous les coins et recoins et, lorsque la journée s'acheva, j'eus l'impression d'avoir effectué un fabuleux voyage au-delà des siècles. Ce voyage, faites-le en ma compagnie. Nous sommes au château d'Ainay-le- Vieil. Le ciel est bleu. Un peu de brume traîne au-dessus du cours d'eau qui a creusé une très jolie vallée. Contrairement à d'autres châteaux forts, le mien n'est pas situé sur une butte ou escarpement. Je me réchauffe quelque peu au soleil qui brille sur les remparts. Le donjon, situé au centre de 8 I Ca mon ebâteatt l'enceinte, n'est guère chauffé  : une seule cheminée par étage, dont l'ouverture est si large qu'il faut y faire en permanence un peu d'enfer pour éviter que l'air froid ne se répande dans la salle. Toutefois, dans un but de sécurité, les murs du donjon sont tellement épais (entre 3 et 5 mètres) que l'air extérieur n'a que peu d'influence sur la température intérieure  : il y fait frais comme dans une cave. Aussi, le soleil est-il le bienvenu. Cependant, ses rayons ne passent qu'en petit nombre au travers des meurtrières étroites, closes la nuit par des volets maintenus par des barres de fer. Depuis les remparts qui dominent les douves remplies d'eau d'une douzaine de mètres, je n'aperçois pas moins de quatre châteaux, tous reliés au mien par des souterrains dont nous sommes seuls, les autres châtelains et moi, à connaitre les issues secrètes. Les fumées du village où vivent paysans et artisans semblent me faire de grands signes en s'élevant dans l'air chaud. Les premières maisons sont situées de l'autre côté d'un petit mur d'enceinte que mes ancêtres ont fait édifier. Ces mini-remparts forment l'enceinte exté- rieure. Au-delà de cette enceinte, se dressent encore deux lignes de défenses circulaires. Je suis bien gardé, mais ces précautions ne sont pas vaines. Je marche à la rencontre d'une tour d'angle vide de ses gardes. Eux aussi sont partis à la recherche du soleil. Au passage, je vérifie les volets de bois destinés à protéger les ouvertures qui permettent à mes archers de tirer au pied même des remparts, chose impossible à faire depuis les meurtrières. Tout est en ordre. Je retrouve mes hommes dans le corps de garde. C'est une vaste pièce aménagée juste au-dessus de l'entrée du château. Mes archers sont assis sur le banc de pierre situé face à la grande cheminée. Le feu y crépite jour et nuit, même s'il fait beau et chaud comme aujourd'hui. Je donne un ordre  : — Baissez le pont-levis et remontez les herses ! Lentement, les treuils déroulent les chaines et libèrent l'entrée, immédiatement surveillée par des gardes. Un escalier m'amène auprès d'eux. Déjà, les charretiers qui ont perçu de loin les



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