Francs-Jeux n°588 15 oct 1971
Francs-Jeux n°588 15 oct 1971
  • Prix facial : 1,25 F

  • Parution : n°588 de 15 oct 1971

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : Francs-Jeux

  • Format : (202 x 264) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 24 Mo

  • Dans ce numéro : Furet mène la danse.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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AVENTURE UNE GAM NOUVELLE UX AVEN DE GAM OUX RESUME. — Après la mort de son père dont il est l'unique héritier, Gamboux revient à Paris pour son combat singulier contre François duc de Valois. Mais en chemin il apprend que Louis XII est mort et que François est devenu roi de France sous le nom de RESUME. François — Pr. Après la mort de son père dont il est l'unique héritier, Gamboux revient à Paris pour son combat singulier contre François duc de Valois. Mais en chemin il apprend que Louis XII est mort et que François est Gamboux devenu roi poursuivit de France son sous voyage, le nom de François I". perplexe. Quel accueil allait lui réserver son ennemi devenu roi de France ? La situation était nouvelle : le combat devenait impossible. Gamboux Si les poursuivit princes du son sang voyage, pouvaient, perplexe. à l'occasion, Quel accueil déroger allait lui à réserver règle, il son en ennemi allait tout devenu autrement roi de la des France rois. ? Un La roi, situation autorité était suprême, nouvelle ne peut : le se combat mesurer devenait avec quiconque, impossible. sinon Si avec les un princes autre du roi. sang Il ne pouvaient, bat pas en à l'occasion, duel. Il condamne déroger sim- à la se règle, plement il en à mort allait qui tout l'a autrement offensé, à des tort rois. ou à Un raison. roi, autorité « Je n'ai suprême, point offensé ne peut se un mesurer roi, songeait avec Gamboux quiconque, ; sinon c'est pourtant avec un un autre roi roi. qui maintenant pas doit en répondre duel. Il condamne à ma provoca- sim- Il ne se bat tion. plement La potence à mort qui est l'a peut-être offensé, au à bout tort ou de à ma raison. route. « Qu'importe Je n'ai point ! Il offensé y aura plus un roi, d'honneur songeait à Gamboux être pendu ; c'est qu'à faire pourtant demi-tour un roi ! qui » maintenant Le doit lendemain répondre Gamboux à ma provocation. à Paris. La potence Le surlendemain, est peut-être il au se arrivait bout présentait de ma à route. l'Hôtel Qu'importe des Tournelles ! Il et y aura était plus reçu d'honneur par le nouveau à être pendu roi. qu'à — faire J'eusse demi-tour préféré, ! » dit François Le I", lendemain ne point Gamboux vous revoir. arrivait Si à vous Paris. étiez Le resté surlendemain, votre province, il se présentait j'eusse quant à l'Hôtel à moi des perdu Tournelles la méet était reçu par le nouveau roi. — J'eusse préféré, dit Fran- 20 çois I", ne point vous revoir. Si vous étiez resté en votre province, j'eusse quant à moi perdu la mé- 20 moire et notre querelle se fût fondue d'elle-même ! — J'y ai songé, sire, mais c'eut été en user lâchement. — Je sais. Et vous n'êtes point moire un lâche. et notre Accepteriez-vous querelle se fût fondue moins d'elle-même mon pardon ! ? au — J'y Non, ai sire. songé, Car sire, ce n'est mais point c'eut été à vous en user de pardonner lâchement. mais à moi ! — Je Quel sais. orgueil Et vous ! Vous n'êtes parlez point au un roi désormais. lâche. Accepteriez-vous au moins — Ce mon n'est pardon point ? le roi qui m'a outragé, — Non, ce sire. n'est Car point ce n'est le roi point que à j'ai vous provoqué. de pardonner Mais sans mais doute à moi estce — le Quel roi qui orgueil va me ! Vous faire parlez pendre. au ! roi désormais. Vous vous méprenez. Roi je suis, — il Ce est n'est vrai, point mais le chevalier roi qui m'a je outragé, veux être. ce Par n'est mes point devoirs le roi sacrés, que je j'ai ne provoqué. peux plus Mais en découdre sans doute avec estce le roi qui va me faire pendre. — Vous vous méprenez. Roi je suis, il est vrai, mais chevalier je veux être. Par mes devoirs sacrés, je Tout ne peux le personnel plus en découdre nécessaire avec aux deux parties fut rapidement constitué : pages, écuyers, « parrains », porte-étendard, etc. Cinq représentants des plus vieilles familles de France Tout le formèrent personnel le nécessaire « tribunal aux » deux du tournoi. parties fut rapidement constitué Pendant : pages, cinq écuyers, jours, « parrains rue Saint- », Antoine, porte-étendard, on aménagea etc. Cinq représentants Toute des une plus longue vieilles partie familles de la rue de la lice. France fut dépavée formèrent et sablée. le Des « tribunal tribunes, » du de chaque tournoi. côté de la rue, se dressèrent. Pendant Deux cinq ouvertures jours, rue « triomphales », à on chaque aménagea extrémité la lice. du Saint- Antoine, Toute champ une clos, longue devaient partie livrer de la passage fut dépavée aux jouteurs. et sablée. Des rue tribunes, de chaque côté de la rue, se dressèrent. Deux ouvertures « triomphales », à chaque extrémité du champ clos, devaient livrer passage aux jouteurs. vous. Mais justice vous sera quand même rendue par les armes. Il se tourna vers les courtisans qui l'entouraient. — Qui donc, parmi ces gentilshommes Mais veut justice prendre vous ma sera querelle quand vous. même à son compte rendue par ? les armes. Il L'un se tourna d'eux, vers de forte les courtisans taille, se qui détacha l'entouraient. du groupe : — Qui Moi, donc, Lionel, parmi comte ces gentilshommeranges, je veut demande prendre humblement ma querelle de Ter- à au son roi compte de m'accorder ? cet honneur ! — L'un Choisissez d'eux, de donc forte vos taille, gens, se détacha poursuivit du groupe le roi, et : que messire de — Gamboux Moi, Lionel, fasse de comte même de parmi Terranges, seigneurs je demande cette humblement cour aux- les au quels roi je de requiers, m'accorder selon cet les honneur lois de ! la — chevalerie, Choisissez de servir donc vos l'honneur gens, poursuivit de mon adversaire. le roi, et que messire de Gamboux fasse de même parmi les seigneurs de cette cour auxquels je requiers, selon les lois de la chevalerie, de servir l'honneur de Au mon matin adversaire. du combat, bien avant que le jour se lève, tout le petit peuple du quartier se trouvait déjà aggloméré autour de l'enceinte. Enfin, les portes furent ouvertes et la Au foule matin s'engouffra. du combat, Vers bien 10 heures avant que du matin le jour arriva se lève, le cortège tout le royal petit qui peuple prit du place quartier dans se trouvait la tribune déjà aggloméré d'honneur. autour Le roi de lui-même l'enceinte. descendit Enfin, les pour portes recevoir furent ouvertes solennellement foule et s'engouffra. selon l'usage, Vers au 10 centre heures de et la du la lice, matin les arriva cartels le des cortège deux adversaires. qui prit Puis place chaque dans combattant la tribune se royal d'honneur. retira dans son Le camp roi lui-même pour prêter en descendit serment de pour « bon recevoir combat solennellement Après et selon quoi ils l'usage, s'équipèrent au centre et l'es ». de la lice, les cartels des deux adversaires. Puis chaque combattant se retira dans son camp pour prêter serment de « bon combat ». Après quoi ils s'équipèrent et l'es
r roi puis repartirent à leur place pour l'assaut. lances Alors nues les trompettes furent présentées sonnèrent aux et juges. le héraut Les deux d'armes, hommes, venant en caracoler au et à centre cheval, de vinrent la lice, saluer lança le roi cri rituel puis repartirent : « Laissez aller à leur les place bons armure pour combattants l'assaut. ! » Dans Alors un les foudroyant trompettes sonnèrent galop les et combattants le héraut d'armes, s'élancèrent. venant caracoler au centre de la lice, lança le cri rituel : « Laissez aller les bons combattants ! » Dans un foudroyant galop les combattants s'élancèrent. res : la masse d'armes pour Terranges, l'épée pour Gamboux. Le François combat F'se suivait poursuivit ce combat au sol, avec en essayant de nouvelles de ne armes rien laisser choisies paraître de son par trouble. les deux Des adversai- senti- et acceptées ments res : la divers masse l'agitaient. d'armes pour Combien Terranges, eût préféré l'épée pour être Gamboux. à la place de il Terranges, François combien r suivait il eût ce combat préféré défendre essayant lui-même de ne rien son honneur laisser paraître de son trouble. Des senti- ; il ments divers l'agitaient. Combien il eût préféré être IliC1LLUT à la place de Terranges, combien il eût préféré défendre lui-même son honneur ; il 1(li..i. +j a. r' ; ; Y `... i14fb. r"*"i..'ide." a'Le premier assaut ne fut qu'un Wlui semblait qu'il aurait mieux choc oblique et rapidee.des " lances #.14...*:combattu. Chaque avantage de sur les écus. Ils repartirent, dans. Oity Gamboux lui était une nouvelle un t nuage de sable et cette fois la atteinte personnelle. Et pourtant, lance de Gamboux se brisa net sur il ne pouvait se défendre d'un sentiment semblait d'admiration qu'il aurait pour le mieux jeune l'écu Le de premier Terranges. assaut Le ne choc fut qu'un fut si lui choc violent oblique les et deux rapide chevaux des lances firent combattu.comte, et il Chaque lui était avantage difficile de sur un écart les écus. et Terranges Ils repartirent, tomba dans au souhaiter Gamboux sa lui défaite. était une nouvelle sol. un nuage de sable et cette fois la atteinte Soudain, personnelle. le peuple contenu Et pourtant, derrière ne pouvait les barrières se défendre cria, et d'un tous sen- les lance Aussitôt de Gamboux intervint se brisa le héraut net sur il d'armes. l'écu de Terranges. Le choc fut si timent assistants d'admiration des tribunes pour se levèrent. jeune violent — Avez-vous que les deux bon chevaux combat firent et comte, Un des et deux il lui adversaires était difficile roulait de un l'honneur écart et est-il Terranges rendu ? tomba au souhaiter au sol. sa défaite. sol. — Nenni ! répondit Gamboux Soudain, le peuple contenu derrière les barrières cria, et tous les jetant Aussitôt sa lance intervint brisée. le héraut d'armes. — Nenni ! répondit Terranges assistants des tribunes se levèrent. en — se relevant. Avez-vous eu bon combat et Un des deux adversaires roulait l'honneur Le pas est-il mal rendu assuré ? dans sa au sol. lourde — Nenni armure, ! répondit la vue rendue Gamboux difficile jetant dans sa lance fente brisée. du mézail, Terranges, — Nenni du bout ! répondit de sa lance Terranges qu'il en n'avait se relevant. pas lâchée, cherchait encore Gamboux. Le pas Celui-ci, mal assuré du haut dans de son sa lourde cheval, armure, saisit l'extrémité la vue rendue de l'arme difficile dans dans ses gantelets la fente du de mézail, fer et Terranges, repoussa du avec bout force de sa vers lance Terran- qu'il la n'avait ges qui pas retomba lâchée, lourdement. cherchait encore Après Gamboux. quoi Gamboux, Celui-ci, saisissant du haut totalement la saisit lance l'extrémité de son adversaire, de l'arme de son cheval, dans d'un coup ses sec gantelets sur son pommeau, de fer et la repoussa brisa net. avec force vers Terranges qui retomba lourdement. Après quoi Gamboux, saisissant totalement la lance de son adversaire, d'un coup sec sur son pommeau, la brisa net. Dans le furieux corps à corps et l'incroyable poussière de sable soulevée, il fut impossibe, sur le coup, de reconnaître qui était tombé. Les gens se bousculaient, se hissaient, tendaient Dans le le furieux cou. corps à corps et l'incroyable Tout ce qu'ils poussière purent de sable voir, soulevée, travers il du fut voile impossibe, de sable, sur fut le coup, l'au- au tre de reconnaître combattant qui avancer était tombé. rapidement se et bousculaient, se pencher sur se hissaient, celui qui Les gens tendaient gisait. le cou. Tout ce qu'ils purent voir, au travers du voile de sable, (A suivre.) fut l'autre combattant avancer rapidement et se pencher sur celui qui gisait. (A suivre.)



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