Discuts n°2 jun/jui/aoû 2011
Discuts n°2 jun/jui/aoû 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de jun/jui/aoû 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Alexis Malbert

  • Format : (140 x 190) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 1,2 Mo

  • Dans ce numéro : histoires de K7 phone freaks.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Parallèlement, durant près d’un demisiècle de nombreux autres types de cassettes sont apparus, parfois tombés aux oubliettes. En réalité, les premières cassettes datant des années 30 ne possédaient pas de bandes magnétiques, elles comportaient des bobines similaires à celles utilisées pour la projection des premiers films sonores. On enregistrait le son par des procédés optiques. Celles-ci étaient surtout utilisées pour la sténographie ou la téléphonie. D’autres employaient des rubans sur lesquels étaient gravés des sillons comme sur un disque vinyle, tel le TEFIFON mis au point en Allemagne dans les années 30. Ce dernier format inspira la cassette à bande sans fin. Les plus populaires étant les CARTOUCHES 8 PISTES banalisées dans les années 60 et 70, variantes des CART MACHINES utilisées pour la diffusion radiophonique de Jingles et autres annonces publicitaires. Le même procédé était également employé dans des jouets pour enfants comme les poupées CLODREY, le MAGNETO-KID de MECCANO ou le POCKET ROCKERS de FISHER-PRICE. Le magazine des manipulations sonores Le Pocket Rockers et ses cassettes. A.M. Collection Discuts Le Magneto-Kid fabriqué en France dans les années 70. Des sociétés Allemandes comme GRUNDIG produirent une grande série de dictaphones dont les cassettes ne pouvaient êtres lues que par les appareils appropriés. Les Japonais aussi ont eu leurs tentatives. En 1976 SONY invente l’encombrante ELCASET, un échec avant de développer le système DAT, plus répandu dans les années 80. La marque DICTAPHONE, filiale de JVC sort en 1985 la PICOCASSETTE, la plus petite cassette au monde. La miniaturisation de ses composants impliquait forcément un coût exorbitant. Voici quelques exemples qui ne dévoilent évidemment qu’une partie des cassettes existantes. D’autres modèles sont encore à découvrir. Ce sont là, de nombreuses espèces sonores aujourd’hui en voie de disparition. A.M. Collection Discuts
A LA RECHERCHE DES BANDES PERDUES Harold Schellinx est musicien, écrivain, chercheur & artiste néerlandais. Il habite et travaille à Paris et à Amsterdam. Après des études de composition formelle, de musique électronique et de mathématiques, ainsi que la réalisation de quelques vinyles cultes au début des années 80, il vient nous parler de ses dix années de collecte de bandes magnétiques échouées, qu’il appelle les Found Tapes. Discuts : Peux-tu présenter ta recherche sur les Found Tapes ? Harold Schellinx : J’ai commencé en 2002 à ramasser des cassettes audio abandonnées dans la rue. L’idée était de récupérer ces objets cassés et jetés, souvent par des automobilistes équipés d’autoradios. Les bandes magnétiques se mêlent dans les arbres ou aux structures métalliques, elles sont là à voler comme des drapeaux, faisant partie du paysage. Chaque fois que j’en aperçois, je les ramène à la maison, les démêle, les rembobine, puis les écoute. D : Est-ce que ces détritus sonores produisent des sons particuliers ? H.S. : La bande est souvent dégradée, au départ j’avais trouvé un extrait de musique classique dont il ne restait plus que des petits îlots d’émulsions d’oxyde fixés sur la bande. A l’écoute, cela donnait une sorte de Cut-Up naturel. Toute sorte d’imperfection m’intéresse du point de vue sonore, les basses fréquences diminuent, on entend des Scratch et des Scroutch, etc. D : Trouves-tu des bandes dans des endroits insolites ou inaccessibles ? H.S. : Une fois j’en ai aperçu une sur la voie du métro, mais je ne pouvais pas sauter pour aller la chercher. Alors je suis rentré chez moi et me suis confectionné une sorte Bande magnétique repérée par Harold Schellinx. de canne à pêche, pour ensuite retourner la récupérer. Souvent j’en vois dans des endroits où je ne peux pas m’arrêter, mais je m’arrange toujours pour y repasser. D : Est-ce qu’on peut encore aujourd’hui trouver des cassettes dans la rue ? H.S. : Jusqu’il y a encore quatre ou cinq ans, elles étaient partout, mais ça tend à disparaître maintenant de l’espace public. Aux alentours de 2007 il y a eu comme une sorte de Turning Point où presque tout le monde avait remplacé son Walkman par un lecteurmp3. Cela n’a pas été un changement radical mais plutôt graduel, étalé sur une dizaine d’années. D : La cassette n’était pas seulement utilisée pour la musique, as-tu découvert des enregistrements d’autres natures ? Le magazine des manipulations sonores H.S.



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