Direct Soir n°724 18 mar 2010
Direct Soir n°724 18 mar 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°724 de 18 mar 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 275) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : Emmanuelle Béart belle de scène

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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8 EN COUVERTURE EMMANUELLE BÉART À LA SCÈNE COMME À L’ÉCRAN Belle actualité pour l’une des comédiennes françaises les plus engagées. A l’affiche de « Nous trois », une comédie douce-amère pleine de charme, elle s’attaque aussi à l’un des plus beaux textes du répertoire théâtral : « Les justes », d’Albert Camus. Pour beaucoup, elle est toujours l’évanescente Manon ou la Pasionaria des sans-papiers. L’actrice audacieuse et la femme à fleur de peau. L’inaccessible et la sensuelle. Autant de clichés qui correspondent à autant de temps forts de sa belle carrière. Mais qui parfois relèguent au second plan ce qu’elle est vraiment : une grande comédienne. Un film, Nous trois, et une pièce, Les justes, viennent à temps pour nous le rappeler. Si c’est le grand écran qui l’a fait connaître, et même si Nous trois est un film d’excellente facture (lire ci-contre), ce sont aujourd’hui les planches qui montrent toute l’étendue de son talent. Sa participation dans Les justes crée l’événement. En effet, la comédienne n’est montée que cinq fois sur scène depuis 1986. Et toujours sous la houlette de grands metteurs en scène (Bernard Murat, Jacques Weber, Jean-Pierre Vincent ou Luc Bondy), Emmanuelle Béart s’était à chaque fois mesurée aux classiques (Anouilh, Marivaux, Molière, Musset et Strindberg). Aujourd’hui, c’est avec une pièce d’Albert Camus que l’actrice renoue avec le théâtre. Dirigée par Stanislas Nordey, elle incarne, dans cette pièce inspirée d’événements historiques (l’assassinat à Moscou en 1905 du grand-duc Serge par un groupuscule terroriste), Dora Doulebov, une jeune socialiste confrontée aux enjeux de la révolution et à la perte d’un être cher. Après quelques représentations en Bretagne, la pièce débarque demain à Paris. TROIS FILMS MEUROU/SIPA « L’AMOUR EN DOUCE » ➔ En 1985, Emmanuelle Béart est dirigée par Edouard Molinaro dans L’amour en douce. Elle y incarne Samantha Page, une call-girl qui fait tourner la tête de Marc Delmas, alias Daniel Auteuil. Si leur rencontre est intense dans le film, elle l’est plus encore dans la vie puisque les deux comédiens se marient pendant le tournage. Leur histoire durera dix ans et verra naître la petite UNE PIÈCE CULTE Quand Albert Camus écrit Les justes en 1949 – alors que la guerre froide s’intensifie –, il réfléchit à la question du crime politique, à la légitimité de la violence et aux limites de l’action terroriste. Stepan Federov (interprété par Wajdi Mouawad) est un jusqu’au-boutiste (« C’est tuer pour rien, parfois que de ne pas tuer assez. ») en désaccord avec son compagnon d’armes, Ivan Kaliayev (Vincent Dissez), pour qui combattre des idées ne justifie pas tous les crimes, comme, par exemple, l’assassinat d’enfant (« Et pour une cité lointaine dont je ne suis pas sûr, je n’irai pas ajouter à l’injustice vivante pour une justice morte »). Amoureuse des beaux textes et passionnée des grands enjeux du monde contemporains, « AMOUREUSE Emmanuelle Béart ne pouvait que se DES BEAUX TEXTES montrer sensible à cette pièce. « Ce ET PASSIONNÉE qui me touche le plus profondément DES GRANDS ENJEUX » dans Les justes, c’est qu’il est question de fraternité, et que cette fraternité est ce que je recherche au théâtre », déclaraitelle récemment au Figaro. Sans doute une des raisons qui explique l’intensité de sa présence sur scène. A ne pas manquer. Les justes, à partir de demain et jusqu’au 23 avril. Théâtre national de la Colline, 15, rue Malte-Brun, Paris 20 e (01 44 62 52 52). Nelly en 1992. SIPA « MANON DES SOURCES » ➔ Un an plus tard, en 1986, le jeune couple partage l’affiche de Manon des sources de Claude Berri, d’après le roman de Marcel Pagnol. Après Jean de Florette, Daniel Auteuil se glisse de nouveau dans la peau d’Ugolin. Emmanuelle Béart, elle, interprète la jolie bergère qui va lui faire perdre la tête. C’est là que l’actrice remporte son premier trophée : le césar de la meilleure actrice dans un second rôle. Auteuil reçoit quant à lui le césar F. MALTESE/EF IMAGES/EF PRESS/SND du meilleur acteur. Ci-dessus, Nathan Georgelin (Sébastien dans Nous trois). Ci-contre, Emmanuelle Béart et Wajdi Mouawad dans Les justes. NANA PRODUCTIONS/SIPA BRIGITTE ENGUERAND Directsoir N°724/Jeudi 18 mars 2010 EN SALLES Dans les yeux de ma mère ➔ 1972. Sébastien a 6 ans et demi. Rêveur, un peu solitaire, il accompagne un peu partout sa mère, Marie (Emmanuelle Béart), que son mari a délaissée pour ses inventions. Lorsque Michèle (Audrey Dana) et Philippe (Stefano Accorsi), un couple fêtard et sympathique, s’installent de l’autre côté de la rue, Marie entame une relation adultère avec ce dernier sous le regard approbateur de son fils, qui aperçoit enfin sur le visage de sa mère l’expression du bonheur. Jouant de plusieurs genres (burlesque, mélodrame, conte, récit d’enfance), Nous trois, deuxième long métrage de Renaud Bertrand après Les irréductibles, surprend par son changement de ton qui s’opère subtilement à mi-chemin du film. A travers les yeux du petit garçon, le spectateur prend conscience de la douleur d’un être, celle d’une femme dépassée par un amour trop grand pour elle. Nous trois, de Renaud Bertrand, en salles. Dans Nous trois, l’actrice incarne une femme délaissée qui s’épanouit dans l’adultère. « LES ÉGARÉS » ➔ Douze ans après J’embrasse pas (1991), Emmanuelle Béart joue pour la seconde fois sous la direction d’André Téchiné. Dans Les égarés, adapté du roman Le garçon aux yeux gris, de Gilles Perrault, elle est Odile, une jeune veuve, mère de deux enfants qui fuit Paris en juin 1940. Sur sa route, elle croise Yvan (Gaspard Ulliel), un ado débrouillard dont elle s’éprend. Téchiné refera appel à la comédienne en 2007 pour son drame, Les témoins. F. MALTESE/EF IMAGES/EF PRESS/SND



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