Direct Soir n°618 7 oct 2009
Direct Soir n°618 7 oct 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°618 de 7 oct 2009

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : Internet : attention danger !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 CULTURE DANSE Du contemporain à Chaillot Le Théâtre national de Chaillot accueille Bernardo Montet, pour une pièce courte inspirée d’une photographie de Jeff Wall, et Saburo Teshigawara, seul dans un décor épuré. A quelques mètres l’un de l’autre, Bernardo Montet et Saburo Teshigawara présentent leurs nouveaux spectacles respectifs. Le premier s’est associé au talent du metteur en scène Thomas Ferrand pour créer une pièce courte, Switch Me Off. Après Batracien, l’après-midi présenté en début d’année au Théâtre national de Chaillot, le danseur et chorégraphe développe l’idée de l’espace « comme véhicule du langage scénique ». Bernardo Montet et Thomas Ferrand se sont inspirés de la photographie After Invisible Man, de Jeff Wall, pour donner libre cours à leur imagination. Face à ce binôme, Saburo Teshigawara officie seul sur la scène de la salle Jean- Vilar avec Miroku. Dans un décor sobre CALMANN-LEVY ALBIN-MICHEL POLARS Sélection d’automne ➔ Après le succès de Dans la tête, le venin (paru l’an dernier chez Calmann-Lévy), Andrea H. Jappengage les mêmes protagonistes pour une virée dans le monde des assassins monstrueux. Les initiés retrouveront donc avec plaisir Nathan, qui élimine les tueurs en série, et Diane Silver, la profileuse alcoolique du FBI. Une ombre plus pâle, Andrea H. Japp, Calmann-Lévy, 19,90 €. ➔ Comme dans Déviances, Psycho et Funérailles, les inspecteurs Byrne et Balzano se lancent à la poursuite d’un tueur fou, épris de magie noire. Pour résoudre l’affaire, les deux policiers n’ont pas d’autre choix que celui de résoudre le puzzle macabre imaginé par l’assassin. 7, Richard Montanari, Le Cherche-midi, 21 €. et épuré, fait d’imposants pans de murs d’un bleu profond, l’artiste japonais évolue avec grâce et volupté, comme perdu dans l’immensité. Une mise en scène audacieuse à la hauteur du talent du danseur chorégraphe qui évolua un jour sur du verre cassé, et créateur de la compagnie Karas. Switch Me Off, Bernardo Montet et Thomas Ferrand, jusqu’au 10 octobre, à 20h30, au Studio. Miroku, Saburo Teshigawara, jusqu’au 10 octobre, 20h30, à la salle Jean-Vilar. Théâtre national de Chaillot, 1, place du Trocadéro, Paris 16 e (01 53 65 30 00 ou www.theatre-chaillot.fr) ➔ Prix Polar 2003 pour Trois souris aveugles, Mikael Ollivier prouve une nouvelle fois son talent avec ce quatrième thriller. Après la découverte de plusieurs cadavres calcinés, deux frères se lancent sur les traces d’une photographe fascinée par le feu. La promesse du feu, Mikael Ollivier, Albin Michel, 19,90 €. LE CHERCHE MIDI LE CHERCHE MIDI Le chorégraphe et scénographe japonais Saburo Teshigawara. ROMAN En bref Directsoir N°618/Mercredi 7 octobre 2009 Témoigner de l’horreur ➔ L’histoire d’Eva Schloss est un de ces témoignages rares et précieux. Outre ses liens avec la famille d’Anne Frank (la mère d’Eva s’était remariée après la guerre avec le père d’Anne, Otto Frank), Eva Schloss fut, comme la jeune fille juive disparue, découverte dans sa cachette par les nazis et déportée dans un camp de la mort. Miraculeusement rescapée du camp d’Auschwitz-Birkenau, où elle fut enfermée avec sa famille, elle consacre sa vie à témoigner de l’horreur des camps et à lutter contre toutes formes de discriminations. L’histoire d’Eva, Eva Schloss, Le Cherche-midi, 17 €. Exposition/La richesse de l’architecture et de l’histoire italiennes a attiré de nombreux artistes français au cours des siècles passés. Peintres, dessinateurs et sculpteurs se sont inspirés des vestiges et des ruines de ce pays. L’exposition Souvenirs d’Italie témoigne de cet intérêt. Elle regroupe les œuvres de grands maîtres parmi lesquels Claude Gellée, dit le Lorrain, Henri Mauperché ou Jean-Honoré Fragonard. Les céramiques et les bronzes des frères Dutruit viennent compléter cette remarquable collection. Souvenirs d’Italie (1600-1850), chefs-d’œuvre du Petit Palais, jusqu’au 17 janvier 2010, de 10h à 18h tous les jours sauf le lundi, musée de la Vie romantique, Hôtel Scheffer-Renan, 16, rue Chaptal, Paris 9 e (www.vie-romantique.paris.fr ou www.petitpalais.paris.fr)
POLYDOR www.directsoir.net Pourquoi cette envie de traverser l’Atlantique et d’enregistrer avec la crème de la scène country, à Nashville ? Depuis le 11 septembre 2001, la carte musicale américaine a évolué. New York a perdu de sa superbe, et à Los Angeles, ils ne font que du hard ou du rap. C’est donc à Nashville que je pouvais rencontrer les meilleurs musiciens de country, dont l’image en France est catastrophique, puisque l’on n’y voit qu’une musique de cow-boys. Tous ceux que j’ai côtoyés ont des références en béton : ils ont joué avec Crosby, Stills, Nash and Young, Willie Nelson, Roy Orbison, R.E.M., Al Green… C’est un peu la Mecque de la musique pour moi qui suis fan de compositeurs comme Dylan, Neil Young ou des musiciens de Creedence Clearwater Revival. Est-il difficile de se faire une place là-bas ? Non, ce sont de grands professionnels, respectueux, loin de toute prétention, sans snobisme. Au départ, j’ai même cru que le batteur faisait partie du personnel Jean-Louis Murat sort un vingtième album. EXPO INTERVIEW Jean-Louis Murat, auteur-compositeur Nature originelle ➔ Le musée d’Art moderne de la ville de Paris propose une plongée dans l’univers de l’artiste thaïlandais Apichatpong Weerasethakul. L’installation Primitive rassemble huit courts métrages semi-fictionnels tournés par le réalisateur de Tropical Malady (prix du jury à Cannes en 2004). Associés à des photographies et à l’œuvre inédite Phantom of Nabua, ces films posent un regard critique et analytique sur la société thaïlandaise. Primitive, Apichatpong Weerasethakul, jusqu’au 3 janvier, musée d’Art moderne, 11, av. du Président-Wilson, Paris 16 e (01 53 67 40 00). d’entretien du studio ! Et puis je ne suis pas allé là-bas pour faire de la musique de Nashville, mais du Jean-Louis Murat. Comme ce sont des amoureux de la chanson, ils ont du respect pour celui qui est au micro et savent comment accompagner sans étouffer les voix. En revanche, je n’y suis pas allé pour rigoler ou « taper un bœuf ». J’avais un peu l’impression d’être en stage ! Mais j’en ai retiré énormément de confiance et d’assurance. C’est idéal pour savoir si l’on est au niveau. Comment s’est passée la collaboration avec ces musiciens ? Très simplement : ils étaient là pour jouer le meilleur de ce qu’ils savent faire, en un temps très court, avant de rejoindre la scène. J’aurais presque pu tout faire en deux jours ! C’est votre vingtième album, depuis Murat, en 1982. Qu’est-ce qui explique cette frénésie ? J’ai encore le sentiment d’avoir beaucoup de choses à découvrir. C’est d’abord cette curiosité qui me pousse à produire autant, cette envie de me prouver à moi-même. Vous semblez invoquer, dans Le cours ordinaire des choses, tout l’univers de Murat, en poète romantique et maudit, spectateur d’un monde onirique. C’est un disque personnel. Mais j’y évoque plusieurs univers, avec plusieurs niveaux de CULTURE 13 « Nashville, la Mecque de la musique » Le prolifique artiste auvergnat sort « Le cours ordinaire des choses », son vingtième album. Un disque enregistré à Nashville, dans le Tennessee, où l’artiste est allé chercher la crème des accompagnateurs. Un exil en forme de défi, pour un album étalon aux onzes titres toujours oniriques, bucoliques ou ténébreux. lecture. Ce sont plein de petits univers mis en musique. Il y a des mots, des thèmes récurrents, et le souci d’utiliser une langue non datable, intemporelle. Tout cela vient du plaisir d’écrire, le domaine dans lequel j’ai le plus de facilités. C’est une de mes activités préférées ! Le cours ordinaire des choses, Jean-Louis Murat, CD. Falling In Love Again, docu-fiction de Laetitia Masson, tourné à Nashville pendant l’enregistrement et à Paris, avec Elsa Zylberstein, CD+DVD en Digipack, Polydor Universal Music France.



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