Direct Soir n°561 3 jun 2009
Direct Soir n°561 3 jun 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°561 de 3 jun 2009

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : Terminator : le retour d'une légende

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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10 ALBUM « C’est comme ça », Pagny en espagnol Après les standards français en version électro, les airs d’opéra et les classiques de Brel, Florent Pagny sort un nouvel album concept. Réalisé par Julio Reyes (derniers albums de Jenifer Lopez), « C’est comme ça » est un disque de chansons en espagnol pour conquérir le monde hispanophone. Interview. Y a-t-il un plaisir particulier à chanter en espagnol ? L’espagnol me donne un timbre différent. La couleur de la musique latine est tellement festive ! Il y a aussi un côté plus accepté dans le « romanticisme », comme dirait ma femme (rires). L’interprétation est moins coincée qu’elle peut l’être avec le français. Comment s’est opéré le choix des titres ? En passant un an et demi à Miami, immergé dans la musique latine toute la journée. Là-bas, je pouvais hurler dans la rue que je voulais faire un album, tout le monde s’en fichait (rires). Donc, il a fallu rameuter les compositeurs. Il y a eu cette recherche, mais le destin a bien fait les choses. J’ai rencontré Raúl Paz quelque temps avant à Paris. On a passé une journée ensemble, il est rentré chez lui et il m’a écrit C’est comme ça, puis Me siento bien. J’ai eu la chance, aussi, de faire un duo avec Diego Torres, le plus grand chanteur de pop argentine. Vous vivez depuis treize ans entre la Patagonie et la France. Pourquoi avoir préparé l’album à Miami ? En bref CULTURE C’est un endroit où tout est réuni. Pour nous, Français, les musiques latines sont toutes les mêmes. Mais la pop argentine n’est pas la même que la pop colombienne, idem pour la portoricaine et la mexicaine qui n’ont rien à voir. Et je n’allais pas passer six mois dans chaque pays pour connaître toutes ces différences. L’endroit où je pouvais faire mon marché était Miami, parce que dès qu’un chanteur latin cartonne un peu, c’est à Miami qu’il va. C’est la capitale de l’Amérique latine (rires) ! Souhaitez-vous conquérir le marché latino-américain ? Oui, parce que c’est le genre de projet qui permet d’aller voir ailleurs. Avec Baryton, j’espérais que ça se ferait. Mais la chanson française s’exporte tellement mal… On reste cloîtré dans le système francophone, c’est frustrant. On a un beau pays, mais on pourrait s’éclater plus (rires). C’est comme ça, Florent Pagny. Toutes les dates de la tournée sur www.florentpagny.net. Musiques urbaines métissées/Le festival NewBled accueillera à partir de demain et jusqu’au 7 juin, dans divers lieux de la capitale, des artistes qui font tomber les frontières musicales, culturelles et géographiques. Naab, DuOud, ou encore Congopunk, le nouveau projet de Cyril Atef (le batteur de Bumcello), sont au menu de cette 5 e édition. Programmation sur www.newbled.com. Attention Fragile/Du 22 juin au 9 juillet, Les Bouffes du Nord (Paris 10 e) accueilleront Camille, Jeanne Cherhal, Pauline Croze, Sophie Hunger, Nouvelle Vague, Susheela Raman ou encore Stephan Eicher dans le cadre de la 2 e édition de leur solide festival Fragile. www.festival-fragile.fr DR/UNIVERSAL COMPILATION La playlist de Jimmy Somerville ➔ Près de 6 000 chansons figurent sur l’iPod de Jimmy Somerville, mais onze seulement sont enregistrées sur son dernier album, Suddenly Last Summer. Vingt-cinq ans après Smalltown Boy, son premier succès, l’Ecossais compile des classiques des années 1960 et 1970 avec lesquels il a grandi. Avec sa voix inimitable, il interprète Black Is The Color Of My True Love’s Hair de Nina Simone, Hanging On The Telephone de Blondie ou encore People Are Strange des Doors. Suddenly Last Summer, Jimmy Somerville, Jess E Musique. Jimmy Somerville. COMÉDIE MUSICALE BENAROCH/SIPA Siffler en travaillant ➔ Présentée plus de 900 fois en France et en Europe francophone, la comédie musicale Chance ! prend ses quartiers au Palais des Glaces. Une reprise idéale en temps de crise puisqu’il s’agit de plonger dans l’univers chanté et dansé d’un cabinet d’avocats pas tout à fait comme les autres. Entre un livreur rocker, un patron baryton, une femme de ménage très flamenco et deux secrétaires adeptes de sons latinos, la vie de bureau s’annonce pleine de ressources. Hervé Devolder en fait, lui, une parfaite parodie de vraie comédie musicale à prendre au second degré. Chance !, jusqu’au 26 septembre. Palais des Glaces, 37, rue du Faubourg-du-Temple, Paris 10 e (01 42 02 27 17). DR Chance ! présente un cabinet d’avocats pas tout à fait comme les autres… Directsoir N°561/Mercredi 3 juin 2009 EXPOSITION Rendez-vous des artistes par Marin Karmitz ➔ « Silence, ça tourne », aurait pu être le titre de l’exposition du réalisateur et producteur Marin Karmitz pour le musée d’Art moderne de Strasbourg. Mais pour son incursion dans le monde de l’art, l’homme de cinéma a préféré rassembler quinze œuvres d’artistes aussi divers qu’Annette Messager, Juan Muñoz ou Ilya et Emilia Kabakov sous le terme générique « Silences ». Pourtant, ils seront peu nombreux. Vidéo, écriture, installation viennent en effet ponctuer cette visite. Mis en espace par l’architecte Patrick Bouchain, tous les arts se sont donné rendez-vous. Comme autant d’influences, théâtre, littérature et cinéma se croisent pour créer finalement un scénario très personnel signé Karmitz. Silences, jusqu’au 23 août. Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg, 1, place Hans-Jean- Arp (03 88 23 31 31). BD Une fille dans chaque port ➔ Jeune auteur de BD, Aude Picault n’est pas pour autant une débutante. Auteur d’une page hebdomadaire dans le magazine Voici et d’une succulente autofiction (Moi je et caetera) sélectionnée au Festival d’Angoulême en 2006, elle s’attaque maintenant à un premier long récit autobiographique intitulé Transat. L’histoire : ne supportant plus son quotidien parisien, Aude décide de s’embarquer à bord d’un voilier pour une transatlantique. Au programme : paquets d’embruns et rencontres atypiques. Sous ce joli récit d’aventure, on retrouve les billets d’humeur savoureux de l’auteur de Moi je, son regard acerbe sur ses contemporains, dévoilant par la même occasion un crayon à l’expressivité décidément de plus en plus affirmée. Transat, Aude Picault, Delcourt, 14,95 €.
www.directsoir.net CULTURE MUSÉE De Moulinsart à Louvain-la-Neuve Le premier musée Hergé vient d’ouvrir ses portes au public dans les environs de Bruxelles. Retour sur un projet hors du commun entièrement dédié au créateur de Tintin. Tintin fête cette année ses 80 ans. L’occasion pour les ayants droit d’Hergé d’ouvrir enfin un musée consacré au père du reporter à la houppette. Ouvert au public depuis hier, ce musée se situe à Louvain-la-Neuve (à 20 km environ de Bruxelles). « Le musée Hergé était un désir que je portais en moi depuis fort longtemps », explique Fanny Rodwell, la veuve d’Hergé, qui a financé les quinze millions d’euros nécessaires à la création de ce musée. Fanny Rodwella convoqué les plus grands spécialistes afin de concrétiser son rêve. Ainsi, Thierry Groensteen, ancien directeur du musée de la Bande dessinée à Angoulême, Philippe Goddin, biographe officiel d’Hergé et Joost Swarte, auteur de BD et fervent défenseur ROMAN ➔ Paris, 1942. Alors que les Allemands occupent la capitale et que les nazis orchestrent la « solution finale », les habitants de la rue triste s’organisent. Pas de soulèvements majeurs, ni de rébellions extravagantes, mais de simples êtres qui résistent en fonction de leurs moyens. Le dernier roman de Robert Sabatier n’est pas sans rappeler l’atmosphère urbaine et humaniste des Allumettes suédoises qui fit son succès il y a près de 40 ans. Avec sa plume trempée dans les souvenirs Sur 2 000 m², plus de 800 croquis et dessins côtoient 80 planches originales. du neuvième art à travers le monde, ont réfléchi ensemble à la « scénarisation » de ce musée. C’est l’architecte Christian de Portzamparc, admirateur de Tintin et lauréat du Grand Prix de l’urbanisme en 2004, qui a conçu ce bâtiment. Quatre nodules séparés convergent vers un grand atrium clair, central et coloré. Sur deux étages et huit salles d’expositions permanentes, le visiteur peut admirer des planches originales, dessins et croquis évoquant l’œuvre d’Hergé, qui ne se limite pas aux aventures de Tintin. Même s’il faut sortir de Bruxelles pour se rendre à ce musée, Laurent de Froberville, son directeur, se veut confiant et se donne pour objectif 200 000 visiteurs par an. Musée Hergé, Louvain-la-Neuve, Belgique (www.museeherge.com). Robert Sabatier tient toujours le haut du pavé A 85 ans, l’auteur du célèbre roman Les allumettes suédoises publie Le cordonnier de la rue triste, un hymne à la vie et au courage. et ses phrases chargées de poésie, l’écrivain réalise à sa manière son devoir de mémoire. Pas de date, ni de lieux précis, ce sont les hommes qui comptent chez l’écrivain. Dans les pages du Cordonnier de la rue triste, les lecteurs croisent Marc, le paralysé qui adorait courir, madame Gustave, la bistrotière un peu trop ronde, Rosa la Rose, la prostituée au grand cœur, et Paulo le simple, plus brave et plus rusé que tous les autres. Le cordonnier de la rue triste, Robert Sabatier, Albin Michel, 16 €.



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